Le 25e festival du cinéma américain de Deauville (nord-ouest de la France) a rendu hommage à Kirk Douglas, qui a croisé le fer avec le fantôme de Stanley Kubrick. Issur Danielovitch, alias Kirk Douglas, enfant de Russes émigrés aux États-Unis, où il naquit le 9 décembre 1916, a été victime d’un grave accident d’avion il y a quelques années. À peine remis, il y a quatre ans, il fut frappé d’une commotion cérébrale qui l’a contraint à une longue rééducation pour recouvrer l’usage de la parole. S’exprimant avec difficulté, Kirk Douglas avait plaisanté la veille en recevant le prix littéraire du festival pour le deuxième volet de son autobiographie (En gravissant la montagne) : «Je ne suis pas encore mort même si on a tendance à parler de moi désormais comme si je l’étais», a-t-il déclaré Hier, il a tenu à assurer en français la conférence de presse qu’il a donnée en compagnie de Lauren Bacall, qu’il retrouve pour la deuxième fois avec Diamonds, troisième film de John Asher. Kirk Douglas est revenu sur les propos qu’il a tenus dans le passé sur son compatriote, le réalisateur Stanley Kubrick, qualifié alors de «m... talentueuse». «Avoir du talent ne fait pas forcément de vous un mec bien et vice versa», a-t-il dit, en évoquant celui avec qui il tourna deux films (Spartacus et Sur les sentiers de la gloire). À propos de Eyes Wide Shut, Kirk Douglas a déclaré : «Je ne pense pas qu’on considérera un jour ce film comme le meilleur de Kubrick». Road movie L’acteur a aussi abordé le projet de film avec son fils Michael, que ce dernier avait annoncé à Deauville il y a un an : «Quand j’ai eu mon attaque, mon fils m’a dit : “T’inquiète pas papa, tu vas d’abord réapprendre à parler et après on fera un film, s’il y a des problèmes on pourra toujours utiliser le langage des signes”. Nous devrions sans doute tourner ensemble l’an prochain». Il a également qualifié celle qui pourrait être sa prochaine belle-fille, la comédienne galloise Catherine Zeta-Jones (Le masque de Zorro) de «jeune femme adorable». Kirk Douglas a enfin parlé de son retour au judaïsme : «J’ai échappé à la mort dans un accident d’avion qui a coûté la vie à deux jeunes gens (...). Le drame m’a obligé à réévaluer ma vie et à distinguer mes priorités. Les acteurs sont des gens centrés sur eux- mêmes, la spiritualité est un moyen de regarder vers l’extérieur». «Je ne plaide pas pour une foi en particulier», a-t-il cependant nuancé. Dans Diamonds, son 82e film, Kirk Douglas incarne un ex-boxeur octogénaire qui se remet d’une attaque. Accompagné de son fils et de son petit-fils, il entreprend un voyage à travers l’Amérique à la recherche de diamants qu’il a jadis cachés pour assurer sa retraite. Au cours de cette quête, leur chemin croisera celui d’une tenancière de maison de prostitution (Sin Dee), jouée par Lauren Bacall. Ce road movie romantique sur la difficulté des relations paternelles a été présenté en première à Deauville.
Le 25e festival du cinéma américain de Deauville (nord-ouest de la France) a rendu hommage à Kirk Douglas, qui a croisé le fer avec le fantôme de Stanley Kubrick. Issur Danielovitch, alias Kirk Douglas, enfant de Russes émigrés aux États-Unis, où il naquit le 9 décembre 1916, a été victime d’un grave accident d’avion il y a quelques années. À peine remis, il y a quatre ans, il fut frappé d’une commotion cérébrale qui l’a contraint à une longue rééducation pour recouvrer l’usage de la parole. S’exprimant avec difficulté, Kirk Douglas avait plaisanté la veille en recevant le prix littéraire du festival pour le deuxième volet de son autobiographie (En gravissant la montagne) : «Je ne suis pas encore mort même si on a tendance à parler de moi désormais comme si je l’étais», a-t-il déclaré Hier,...
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