Plaidoyer de la campagne internationale pour l'interdiction des mines
le 04 septembre 1999 à 00h00
Amélie Gniep Smoen, jeune française d’origine cambodgienne, victime d’une mine antipersonnel à l’âge de 9 ans, s’est adressée au nom de la jeunesse francophone, aux chefs d’État, vendredi 3 septembre 1999, lors de la cérémonie d’ouverture du VIIIe sommet de la francophonie, à Moncton (Canada). Elle les a appelés à la signature et la ratification de la convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction par tous les États dans le délai le plus bref possible, ainsi qu’à la mise en œuvre concrète de ses dispositions. Elle a rappelé également que «sans un engagement ferme et concret de tous les États et une collaboration internationale, il faudra des milliers d’années pour dépolluer les pays affectés» et que «les victimes des mines, et particulièrement les jeunes, ont des droits qui ne sont pas pris en compte aujourd’hui». Un appel que la campagne internationale pour interdire les mines a également adressé, dans une lettre, aux chefs d’État de la francophonie pour leur demander que celle-ci «exprime avec vigueur et de façon unanime son soutien à l’universalisation de la convention et à sa mise en œuvre par tous les pays membres». Acteur dans les domaines du déminage et de l’assistance aux victimes, les ONG de la campagne internationale leur ont également rappelé la volonté du secrétaire général de la Francophonie, M. Boutros Boutros-Ghali, de «saisir l’occasion du prochain sommet (...) pour examiner au plus haut niveau comment réorienter certains programmes de la coopération multilatérale francophone vers une assistance plus concrète et plus substantielle aux pays francophones, notamment africains, touchés par le fléau des mines antipersonnel». 36 États membres ont déjà signé la convention et 19 l’ont ratifiée : la majorité des pays membres de la francophonie a donc adhéré aux principes de la convention ; cependant 9 d’entre eux refusent toujours de la signer : la République centrafricaine, les Comores, le Congo (Brazzaville), la République démocratique du Congo (RDC), l’Égypte, le Laos, le Liban, le Maroc et le Vietnam ; l’Égypte et le Vietnam figurent aussi sur la liste des 16 pays qui continuent à produire des mines antipersonnel, identifiés par l’observatoire des mines dans son rapport annuel 1999.
Amélie Gniep Smoen, jeune française d’origine cambodgienne, victime d’une mine antipersonnel à l’âge de 9 ans, s’est adressée au nom de la jeunesse francophone, aux chefs d’État, vendredi 3 septembre 1999, lors de la cérémonie d’ouverture du VIIIe sommet de la francophonie, à Moncton (Canada). Elle les a appelés à la signature et la ratification de la convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction par tous les États dans le délai le plus bref possible, ainsi qu’à la mise en œuvre concrète de ses dispositions. Elle a rappelé également que «sans un engagement ferme et concret de tous les États et une collaboration internationale, il faudra des milliers d’années pour dépolluer les pays affectés» et que «les...
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