Le Premier ministre canadien Jean Chrétien a souhaité que l’organisation de la francophonie se dote, comme le Commonwealth, du pouvoir d’exclure ou de suspendre ceux de ses membres qui ne respectent pas les droits de l’homme. Interrogé au cours d’une conférence de presse à Ottawa à la suite de ses entretiens avec le président français Jacques Chirac, Jean Chrétien a toutefois reconnu qu’il n’existait pas actuellement de consensus à ce sujet au sein de la francophonie. Rappelant que la francophonie dans la province canadienne du Nouveau-Brunswick n’avait pris une «dimension politique» que depuis deux ans, M. Chrétien a déclaré : «Je ne pense pas qu’on puisse trouver à l’heure actuelle un accord parmi les membres pour se donner ce pouvoir (de suspension)». «Moi, je le souhaiterais mais, mes informations, c’est que l’ensemble des pays représentés ne seraient pas d’accord», a ajouté le Premier ministre canadien dont le pays est à la fois membre de la francophonie et du Commonwealth, qui regroupe les pays liés à la couronne britannique. Jacques Chirac a assuré que la France et le Canada avaient «sur ce point une approche identique». «Nous ne pouvons pas accepter que les droits de l’homme soient bafoués», a-t-il insisté. «S’agissant des droits de l’homme dans certains pays qui appartiennent au Commonwealth ou à l’organisation de la francophonie, nous faisons des efforts considérables de pressions politiques, voire d’autre nature, pour essayer de conduire ces pays à une situation où les droits de l’homme sont respectés», a-t-il ajouté. Pour le chef d’État français, «cela s’est tout de même petit à petit amélioré». «Quant à la suspension, a-t-il dit, dans l’état actuel des choses, l’organisation de la francophonie n’a pas le pouvoir de le faire. C’est le Conseil de sécurité des Nations unies qui en a le pouvoir». Le sommet de Moncton a donné lieu depuis plusieurs jours à des attaques sévères, notamment dans la presse canadienne anglophone qui s’est élevée contre la venue au Canada à cette occasion de représentants de régimes autoritaires, en particulier africains.
Le Premier ministre canadien Jean Chrétien a souhaité que l’organisation de la francophonie se dote, comme le Commonwealth, du pouvoir d’exclure ou de suspendre ceux de ses membres qui ne respectent pas les droits de l’homme. Interrogé au cours d’une conférence de presse à Ottawa à la suite de ses entretiens avec le président français Jacques Chirac, Jean Chrétien a toutefois reconnu qu’il n’existait pas actuellement de consensus à ce sujet au sein de la francophonie. Rappelant que la francophonie dans la province canadienne du Nouveau-Brunswick n’avait pris une «dimension politique» que depuis deux ans, M. Chrétien a déclaré : «Je ne pense pas qu’on puisse trouver à l’heure actuelle un accord parmi les membres pour se donner ce pouvoir (de suspension)». «Moi, je le souhaiterais mais, mes...
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