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Actualités - Communiques Et Declarations

Boutros-Ghali : plus de ghetto linguistique

Le secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Boutros Boutros-Ghali, s’est déclaré «satisfait» de sa première partie de mandat au cours de laquelle la francophonie, jadis «ghetto linguistique», s’est «ouverte sur le monde extérieur». Lors du dernier sommet de la francophonie, à Hanoi en 1997, M. Boutros-Ghali, ancien secrétaire général de l’Onu, avait été élu pour quatre ans au poste nouvellement créé de secrétaire-général de l’OIF, dans le but de donner à cette organisation une meilleure visibilité. «On s’est fait connaître à l’échelle internationale, on a élaboré des coopérations, on joue un rôle dans le cadre des Nations unies, on aide à débloquer certains concepts», a estimé M. Boutros-Ghali. M. Boutros-Ghali s’est déclaré par ailleurs favorable à ce que la francophonie évolue vers une organisation du type du Commonwealth, «mais pas tout de suite». «Ne vous attendez pas qu’en moins de deux ans, la francophonie puisse jouer un rôle à l’échelle planétaire», dit-il. Il y a quelques jours, le Premier ministre canadien Jean Chrétien s’était déclaré favorable à un Commonwealth francophone. «Nous nous sommes servis du Commonwealth pour faire pénétrer la démocratie dans des pays. Nous espérons faire la même chose avec la francophonie», avait alors indiqué M. Chrétien, faisant allusion aux sanctions imposées par le Commonwealth à certains de ses membres comme le Nigeria. M. Boutros-Ghali estime quant à lui que cette organisation «peut se permettre certaines choses parce qu’elle a 50 ou 60 ans». «Laissez à la francophonie le temps d’augmenter son dynamisme, de développer des traditions, des procédures, une volonté politique de la part de tous ses membres de s’occuper sérieusement de certains problèmes», dit-il. Globalement, M. Boutros-Ghali, qui défend une approche pragmatique, souligne d’ailleurs qu’il ne peut intervenir dans les affaires des pays membres et que chaque État doit «régler ses propres problèmes», «même s’il doit juger que la paix est plus importante que la justice». Dans le cadre de l’organisation, «on essaie de s’entraider pour trouver des formules de démocratisation, pour accélérer le développement, pour respecter les droits de l’homme» – ce qui est «une des activités les plus importantes de la francophonie», affirme-t-il. Plusieurs ONG et communautés africaines au Canada avaient demandé l’exclusion de certains pays comme le Rwanda ou le Burundi de la réunion de Moncton, vu leur piètre respect des droits de l’homme et l’importance qu’accorde le Canada à ce dossier. Le communiqué final du sommet devrait à tout le moins évoquer la nécessité de respecter les droits de l’homme.
Le secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Boutros Boutros-Ghali, s’est déclaré «satisfait» de sa première partie de mandat au cours de laquelle la francophonie, jadis «ghetto linguistique», s’est «ouverte sur le monde extérieur». Lors du dernier sommet de la francophonie, à Hanoi en 1997, M. Boutros-Ghali, ancien secrétaire général de l’Onu, avait été élu pour quatre ans au poste nouvellement créé de secrétaire-général de l’OIF, dans le but de donner à cette organisation une meilleure visibilité. «On s’est fait connaître à l’échelle internationale, on a élaboré des coopérations, on joue un rôle dans le cadre des Nations unies, on aide à débloquer certains concepts», a estimé M. Boutros-Ghali. M. Boutros-Ghali s’est déclaré par ailleurs...