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Actualités - Chronologie

Ils nous menacent, mais nous n'avons pas peur ...

Dans le district de Liquisa au Timor-Oriental, qui fut, en avril, le théâtre de massacres perpétrés par les milices pro-indonésiennes, des milliers de civils ont bravé leur peur et marché pendant des heures afin de déposer le bulletin de vote qui décidera de leur avenir. À l’ouverture du scrutin, quelque 2 000 personnes ont pris le chemin d’un bureau de vote installé dans une école malgré les actes de violence et d’intimidation de ces dernières semaines. Le 6 avril dernier, 21 personnes ont été tuées à coups de hache lors de l’un des incidents les plus violents attribués aux milices anti-indépendantistes. Ce climat de terreur n’a pourtant pas empêché des centaines d’électeurs d’attendre leur tour sous un soleil de plomb. «Il y a eu un enterrement et de nombreux miliciens (pro-Indonésie) ont circulé dans les rues», mais cela n’a pas empêché la foule de se presser devant le bureau de vote, a indiqué un policier, membre de la mission des Nations unies pour le Timor (Unamet). «La situation est calme depuis le début», a-t-il assuré. À Liquisa, Raymon Santos, chef de ce district, s’est montré confiant sur le résultat du vote qui sera, selon lui, un oui à l’autonomie et donc à l’Indonésie. Des drapeaux blanc et rouge aux couleurs de l’Indonésie étaient visibles dans les rues de la ville, mais les habitants de ce district majoritairement favorable à la cause indépendantiste ont affirmé avoir été contraints de les hisser. «Ils nous menacent mais nous n’avons pas peur», a affirmé Francisco Lemos dos Santos, un étudiant de 17 ans, pourtant visiblement nerveux à l’idée de s’adresser à des journalistes. Sitôt déposé leur bulletin de vote, les habitants du district de Liquisa ont regagné à pied leurs villages, en bon ordre et le plus souvent habillés pour l’occasion de leurs plus beaux vêtements.
Dans le district de Liquisa au Timor-Oriental, qui fut, en avril, le théâtre de massacres perpétrés par les milices pro-indonésiennes, des milliers de civils ont bravé leur peur et marché pendant des heures afin de déposer le bulletin de vote qui décidera de leur avenir. À l’ouverture du scrutin, quelque 2 000 personnes ont pris le chemin d’un bureau de vote installé dans une école malgré les actes de violence et d’intimidation de ces dernières semaines. Le 6 avril dernier, 21 personnes ont été tuées à coups de hache lors de l’un des incidents les plus violents attribués aux milices anti-indépendantistes. Ce climat de terreur n’a pourtant pas empêché des centaines d’électeurs d’attendre leur tour sous un soleil de plomb. «Il y a eu un enterrement et de nombreux miliciens (pro-Indonésie) ont...