Trop haute ou trop basse, la tension a des écarts bien difficiles à vivre. Trop haute, elle entraîne des maux de tête, un essoufflement à l’effort, des bourdonnements d’oreilles. Trop basse, elle provoque des vertiges, des malaises. La pression artérielle est indispensable au bon fonctionnement de l’organisme, puisque pour parvenir jusqu’aux extrémités du corps, le sang doit «presser» sur les petits vaisseaux périphériques pour vaincre leur résistance naturelle. Si cette pression sanguine était insuffisante dans les gros vaisseaux artériels, les membres inférieurs ne seraient pas convenablement irrigués. Dépendante de la fonction cardiaque, la tension s’élève dans les artères pour propulser l’afflux sanguin. Cette pression systolique est provoquée par la contraction cardiaque. La dilatation qui la suit, résultat de la dilatation du cœur, provoque un relâchement artériel. Les deux chiffres obtenus lors d’une prise de tension indiquent: le premier la pression systolique exercée par la contraction du cœur pour propulser le sang, augmentant la tension dans les artères. Le second, la pression diastolique, résultat du relâchement cardiaque et la diminution de la tension à l’intérieur des artères, consécutifs à la seconde phase du processus cardiaque. La tension arterielle doit, en principe, être inférieure à 14/9 cm de mercure. L’hypertension (premier chiffre trop élevé) s’installe insidieusement, sans aucun symptôme apparent, entraînant à la longue, si elle n’est pas découverte à temps et soignée convenablement, de retentissements plus ou moins graves sur différents organes: cœur, artères, cerveau, yeux, reins. Mais toutes les hypertensions ne suivent pas le même mécanisme, les traitements donc varient selon les cas. La fragilité génétique, une sensibilité individuelle au sel, le mode de vie, des habitudes acquises et des erreurs ou des abus alimentaires jouent un rôle actif dans la survenue de cette anomalie. Quand la tension est basse Avoir une tension artérielle légèrement inférieure à la moyenne n’est pas un état inquiétant. Certaines constitutions présentent une prédisposition à cet état inhérente à leur physique (longiligne) sans que leur cœur et leur système circulatoire accusent d’anomalies. Tout au plus des vertiges ou des étourdissements passagers, notamment durant une longue station debout ou dans des endroits surchauffés, peuvent épisodiquement survenir. Les troubles d’hypotension pathologique, entraînant malaises, syncopes, sont dus à diverses causes (mauvaise régulation de la circulation artérielle, d’ordre cérébral, maladie neurologique, etc.), et relèvent de traitements spécifiques. À signaler aussi que certains médicaments – antihypertenseurs, antidépresseurs – peuvent provoquer une hypotension. La modification du traitement suffit alors à la disparition des troubles. Stress et hypertension Contrairement à ce qu’on pense généralement, la grande tension nerveuse n’est pas à l’origine d’excès de tension permanents. En revanche, le stress peut occasionner semblable incident sur le moment. Il agit, en fait, comme cause d’instabilité plutôt que facteur d’hypertension véritable. Sur le plan médical, la différence n’est pas toujours facile à établir au début. Ce qui implique qu’un traitement contre l’hypertension ne se décide jamais sur une mesure de la tension unique. Les antihypertenseurs actuels, grâce à des progrès réalisés dans ce domaine, sont moins contraignants avec de moindres effets secondaires que ceux qui les ont précédés. Mais la recherche se poursuit pour la mise au point de produits plus efficaces et mieux tolérés, avec l’objectif de réduire au maximum le rétrécissement «athéromateux», tout en ayant une action bénéfique sur les vaisseaux.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Trop haute ou trop basse, la tension a des écarts bien difficiles à vivre. Trop haute, elle entraîne des maux de tête, un essoufflement à l’effort, des bourdonnements d’oreilles. Trop basse, elle provoque des vertiges, des malaises. La pression artérielle est indispensable au bon fonctionnement de l’organisme, puisque pour parvenir jusqu’aux extrémités du corps, le sang doit «presser» sur les petits vaisseaux périphériques pour vaincre leur résistance naturelle. Si cette pression sanguine était insuffisante dans les gros vaisseaux artériels, les membres inférieurs ne seraient pas convenablement irrigués. Dépendante de la fonction cardiaque, la tension s’élève dans les artères pour propulser l’afflux sanguin. Cette pression systolique est provoquée par la contraction cardiaque. La dilatation qui la suit,...