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Actualités - Chronologie

Stéphane Diagana exulte déjà

Stéphane Diagana est sur la voie royale. Par deux fois durant la semaine, le Parisien a mis ses adversaires à distance respectable avec des chronos (48 sec 55 et 48 sec 18) qui lui permettent de se poser en grand favori du 400 m haies des 7es championnats du monde d’athlétisme, hier soir à Séville. Arrivé en Andalousie dans l’incertitude, le tenant du titre affiche désormais forme, moral et sérénité. «Je suis heureux comme jamais, répète-t-il. Je me sens bien mieux qu’après la demi-finale d’Athènes». Sur le vu des deux envolées au stade olympique, Stéphane Diagana semble indestructible. Son entraîneur Fernand Urtebise respire également la confiance. «Le corps de Stéphane exulte. Je note une parfaite harmonie entre ce que veut sa volonté et ce que ce corps lui renvoie, souligne le mentor. La seule interrogation se situe au niveau de la régénération après la dernière séance de Vergèze» dans le Gard où le champion français a effectué sa préparation. Le champion a mal dormi l’avant-veille du dénouement. Aussi, devait-il s’astreindre à une solide sieste avant d’envisager la détente au détour d’un billard ou d’une table de ping-pong. Il faut combattre la nervosité et l’anxiété dues à la présence d’une journée de repos entre la demi-finale et la finale, contrairement au programme 97 dans la capitale hellène. Dix ans déjà Dans un contexte «souriant», le tandem Diagana-Urtebise a sagement pris le parti de se protéger. «Nous nous méfions de tout le monde, précise le coach. Car, une génération est arrivée dont la capacité n’est pas achevée. On situe mal le Brésilien De Araujo. On ne connaît pas complétement le champion d’Europe polonais Januszewski. Quant aux Américains Zellner et Woody, ils sont complètement nouveaux...». Les deux hommes sont tombés d’accord sur un plan adapté à une situation extraordinaire. «Il conviendra de prendre un départ raisonnablement rapide, explique Fernard Urtebise. Ce sera la différence avec Athènes où Stéphane avait voulu mettre le feu dans la course parce que Bronson et Herbert se trouvaient dans des couloirs derrière lui. Il avait alors essayé de les entraîner à la faute». Ces deux rivaux ne seront pas là. Restera surtout le carioca Eronildo De Araujo qui a impressionné Urtebise. «Il a gardé le contact avec Stéphane jusqu’à la 5e haie. J’avais mon chronomètre en main et je me disais : “Mais quand est-ce qu’il va lâcher...”». À 21h00 ce soir, Fernand Urtebise comptera encore les foulées et les secondes. Comme il le fait depuis dix ans de paternelle complicité...
Stéphane Diagana est sur la voie royale. Par deux fois durant la semaine, le Parisien a mis ses adversaires à distance respectable avec des chronos (48 sec 55 et 48 sec 18) qui lui permettent de se poser en grand favori du 400 m haies des 7es championnats du monde d’athlétisme, hier soir à Séville. Arrivé en Andalousie dans l’incertitude, le tenant du titre affiche désormais forme, moral et sérénité. «Je suis heureux comme jamais, répète-t-il. Je me sens bien mieux qu’après la demi-finale d’Athènes». Sur le vu des deux envolées au stade olympique, Stéphane Diagana semble indestructible. Son entraîneur Fernand Urtebise respire également la confiance. «Le corps de Stéphane exulte. Je note une parfaite harmonie entre ce que veut sa volonté et ce que ce corps lui renvoie, souligne le mentor. La seule...