Silvia Baraldini n’a jamais voulu renier ses idéaux et se définit toujours aujourd’hui comme «une femme de gauche». Âgée aujourd’hui de 51 ans, cette femme aux cheveux coupés court et aux yeux bleus très clairs devra purger le reste de sa peine à la prison romaine de Rebibbia. «Ni sainte ni terroriste», comme l’a qualifiée hier le quotidien La Repubblica, Silvia Baraldini, militante proche des «Panthères noires» et membre du mouvement d’extrême-gauche «19 mai», avait été condamnée en 1984 par la justice américaine à 43 ans de prison pour activité subversive et complicité d’évasion d’un des membres du 19 mai. Elle n’a jamais commis de crime de sang. Silvia Baraldini a toujours refusé de collaborer avec la police américaine qui lui proposait en échange une réduction de sa peine. Incarcérée notamment au pénitencier de haute sécurité de Lexington (Kentucky), réputé extrêmement dur, Baraldini a plusieurs fois dénoncé des conditions de détentions «humiliantes». Elle est devenue, pour une partie de la gauche italienne et notamment pour les communistes, un symbole de résistance. «Silvia représente l’image de la lutte contre l’arrogante injustice quotidiennement pratiquée par les États-Unis», écrivait il y a quelques jours le secrétaire du Parti de la Refondation communiste, Fausto Bertinotti. Pourtant, Silvia Baraldini n’a que très peu connu l’Italie. Née en 1947 à Rome, elle part s’installer avec sa famille à New York en 1961. Son père est alors un dirigeant d’Olivetti. Il a ensuite travaillé à l’ambassade italienne aux États-Unis. La jeune fille, qui fréquente les mouvements contestataires sur les campus américains, se rapproche dès 1969 des «Panthères noires» et entre en 1975 dans le groupe radical «19 mai», qui se bat pour les droits des Noirs et les Portoricains. Une série de procès donnant lieu à des peines très sévères a anéanti ce mouvement, surnommé «La famille» par le FBI, au début des années 80. «Une expérience comme la mienne ne s’oublie jamais (...) Je crois que, comme citoyenne, il me sera impossible de ne pas la mettre au service des autres, et je participerai sans doute à certains mouvements civils et politiques», a-t-elle déclaré à la veille de son retour au Corriere della Sera.
Silvia Baraldini n’a jamais voulu renier ses idéaux et se définit toujours aujourd’hui comme «une femme de gauche». Âgée aujourd’hui de 51 ans, cette femme aux cheveux coupés court et aux yeux bleus très clairs devra purger le reste de sa peine à la prison romaine de Rebibbia. «Ni sainte ni terroriste», comme l’a qualifiée hier le quotidien La Repubblica, Silvia Baraldini, militante proche des «Panthères noires» et membre du mouvement d’extrême-gauche «19 mai», avait été condamnée en 1984 par la justice américaine à 43 ans de prison pour activité subversive et complicité d’évasion d’un des membres du 19 mai. Elle n’a jamais commis de crime de sang. Silvia Baraldini a toujours refusé de collaborer avec la police américaine qui lui proposait en échange une réduction de sa peine. Incarcérée...
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