Le marché libanais des changes est resté presque déserté hier par les opérateurs dont quelques uns se sont contentés de vendre le dollar en l’absence d’intérêt à la demande en dehors de la Banque du Liban (BDL). Et après que cette dernière eut maintenu son taux d’intervention à l’achat à 1 502,00 LL tout en le proposant théoriquement à la vente à 1 514,00 LL, le billet vert devait achever la journée au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Dans ce contexte, les établissements de crédit ont continué de céder le dollar à la BDL au point inférieur de sa fourchette d’intervention en l’absence d’autres contreparties à la demande en dehors d’elle, a-t-on appris de sources cambistes de la place. Pourtant, l’activité du marché a été très étriquée, ne dépassant pas quelque six millions de dollars, en grande partie achetés par la BDL à 1 502,00 LL, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Dollar et yen en reprise à l’étranger À l’étranger, le principal événement de la journée d’hier sur les marchés des changes internationaux a été le recul général de l’euro sous le coup d’une forte progression du yen alors que le dollar s’est montré plus résistant. Ce mouvement est intervenu hier bien que le sentiment fondamental du marché soit resté positif vis-à-vis de l’euro en raison de bonnes perspectives économiques en Europe. La monnaie unique a été donc victime de la force du yen, très demandé en raison de signes encore plus encourageants pour l’économie japonaise. Cela d’autant que les investisseurs voulaient éviter d’être à court de yen en cette période de forte reprise au Japon, indique-t-on de sources cambistes. Selon ces mêmes milieux, les investisseurs ont préféré vendre des euros plutôt que des dollars pour acheter des yens car la menace plane toujours d’une intervention de la Banque du Japon à l’approche des 110,00 yens pour un dollar. Certains opérateurs ont même cru déceler une telle intervention pendant la matinée d’hier à Tokyo à cette fin. Pour ce qui est du dollar, les intervenants se sont interrogés sur les conclusions à tirer au lendemain du relèvement d’un quart de point en pourcentage des taux d’intérêt américains par la Réserve fédérale (Fed) ainsi que par les banques américaines. Et il semble, selon les experts, qu’ils ont été convaincus que l’économie américaine a une croissance suffisamment forte pour nécessiter le relèvement des taux aux États-Unis, surtout après avoir appris hier du département américain du Commerce que les commandes de biens durables auraient augmenté de 3,3 % le mois dernier contre 0,5 % en juin. D’autres analystes ont souligné aussi que les cycles de croissance des États-Unis et de la zone euro ont continué de diverger au profit du billet vert, incitant plusieurs fonds spéculatifs à profiter de cette situation en l’absence de seuils de résistance évidents aussi bien sur la parité yen / euro ainsi que sur celle du dollar / euro. C’est dans ce contexte que le dollar s’est négocié sur un ton ferme à New York, comme suit : – 1,0432 pour un euro contre 1,0530, la veille – 1,5850 pour un sterling contre 1,5940 – 1,8745 DM contre 1,8575 – 6,2865 FF contre 6,2300 – 1,5370 FS contre 1,5200 – 1 855,75 lires contre 1 839,00 – 111,15 yens contre 110,80. Bourse de Beyrouth : sous le signe de Solidere Sur les marchés des valeurs mobilières, l’activité s’est concentrée hier sur les actions Solidere à la Bourse de Beyrouth en l’absence d’intérêts pour les autres valeurs à l’exception de la Bank of Beirut. Et c’est en raison de la baisse des actions Solidere de la catégorie B que l’ensemble de la cote s’est effrité avec le recul de l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées de 0,14 % à 75,46 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est encore une fois maintenu à 179,84 points. Pour ce qui est du volume d’affaires de la séance d’hier, il est resté très mince avec 22 051 actions d’une valeur globale de 160 651 dollars. Wall Street : légèrement mieux en clôture À Wall Street, les investisseurs américains, qui avaient digéré le durcissement monétaire intervenu la veille aux États-Unis, n’ont pas réagi pratiquement hier à l’annonce d’un bond de 3,3 % des commandes de biens durables le mois dernier au lieu d’une hausse de 0,9 % attendue contre 0,5 % en juin. De même, la baisse de 3,9 % des reventes de logements contre une hausse de 12,6 % pendant la même période ne devait avoir aucun effet sur la cote. Pourtant, on a relevé une tendance aux prises de bénéfices au lendemain de la reprise de la cote la veille, surtout après une recommandation par une firme de courtage de vendre des titres du secteur bancaire au lendemain de la hausse des taux américains. Toutefois, la meilleure tenue des valeurs de la haute technologie et la chasse aux bonnes affaires sont venues ensuite pour soutenir l’ensemble de la cote. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles, qui était tombé jusqu’à 11 198,45 points, est remonté ensuite en préclôture à 11 297,54 points, en hausse de 14,24 points sur la veille. Journée brillante pour les Bourses européennes Les places boursières européennes ont donné mercredi un coup de chapeau à la décision de la Banque centrale américaine de relever d’un quart de point ses taux directeurs, un geste anticipé par les milieux financiers depuis quelques semaines. La Réserve fédérale (Fed) a porté son taux interbancaire de 5 % à 5,25 % et son taux d’escompte, largement symbolique, de 4,50 % à 4,75 %. L’indice Euro Stoxx qui reflète l’évolution des 50 principales valeurs de la zone euro, a progressé de 2 %. La Bourse de Paris a fini sur un gain de 1,96 % à 4 629,23 points, cet indice se retrouvant à moins de 70 points de son record de 4 697,84 points inscrit le 5 juillet dernier. Le marché français a par ailleurs établi un record au niveau de l’activité, le volume des échanges frôlant les 30 milliards de francs (4,505 milliards d’euros). La Bourse de Londres a progressé de 0,86 %, soit 54,4 points, à 6 369,5 points, tandis que la Bourse suisse terminait sur un gain de 0,54 %. Milan a fini sur une progression de 0,82 % et Madrid de 0,76 %. Les investisseurs avaient anticipé la hausse d’un quart de point des taux directeurs de la Fed. Mais ils attendaient les commentaires de la Banque centrale américaine justifiant ce geste. «La hausse du taux interbancaire de la veille avec celle de la fin juin, combinées au raffermissement des conditions du crédit plus généralement sur les marchés financiers américains au cours des derniers mois devraient diminuer les risques d’accélération de l’inflation dans l’avenir», a indiqué la Fed. «En conséquence, la Fed a maintenu sa directive de neutralité en matière de politique monétaire à court terme», a ajouté la Banque centrale américaine. Tokyo : en chute de 1,3 % La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 1,3 %, à la suite de prises de bénéfice et en raison d’un regain d’inquiétude face à l’appréciation continue du yen, selon les opérateurs. L’indice Nikkei 225 a clôturé en baisse de 240,25 points à 17 855,16. L’indice élargi Topix était en baisse de 12,27 points à 1 494,80. «Le marché a été refroidi en raison des inquiétudes sur l’appréciation continue du yen au dollar», a indiqué Shigeru Yoshida, analyste chez Wako Securities Co. Ltd. «Les investisseurs ont également opté pour une correction, Wall Street étant resté à des niveaux record». Les investisseurs ont en particulier pris des bénéfices sur les valeurs bancaires qui se sont redressées au cours des dernières sessions après l’annonce, vendredi dernier, de l’alliance entre Dai-Ichi Bank, Fuji Bank et Industrial Bank of Japan, a précisé M. Yoshida. La nouvelle appréciation du yen face au dollar a été considérée comme une opportunité pour prendre des bénéfices sur les principales valeurs liées à l’exportation, notamment les titres de haute technologie, les constructeurs automobiles et l’électroménager. Le volume des échanges s’est établi à 649,99 millions d’actions, contre 940,74 millions d’actions la veille. Les investisseurs sont restés en retrait en raison de l’incertitude sur les perspectives à court terme sur le marché des changes. Le dollar s’échangeait à 110,95-98 yens mercredi à la clôture sur le marché des changes de Tokyo, contre 112,21-24 yens mardi. Au cours de la séance, il a atteint un plus bas depuis sept mois à 110,40 yens. Les investisseurs ont minimisé l’importance la décision de la Réserve fédérale américaine de relever d’un quart de point son taux directeur. «Il reste des incertitudes concernant Wall Street» bien que la hausse du taux directeur ait déjà été largement anticipée et n’ait pas causé de réactions importantes sur le marché, a déclaré un courtier chez Universal Securities. Parmi les valeurs traitées, 714 ont terminé en baisse, 480 en hausse et 129 sont restées inchangées. Les valeurs de haute technologie ont perdu du terrain en raison de prises de bénéfices. Mais TDK a gagné 290 yens (+2,4 %) à 12 590 yens tandis que Kyocera avançait de 220 yens (+3,1 %) à 7 350. Les titres de l’électroménager ont également subi des prises de bénéfices, Sony perdant 470 yens (-3,2 %) à 14 330 et Fujitsu cédant 60 yens (1,8 %) à 3 300. Les valeurs financières étaient elles aussi en baisse. DKB a perdu 21 yens (-1,7 %) à 1 229 yens, Fuji Bank a cédé 10 yens (-0,8 %) à 1 210 et IBJ a reculé de 35 yens (-2,7 %) à 1 265. Parmi les sociétés de courtage, Norma Securities a cédé 70 yens (-4 %) à 1 680 et Daiwa Securities Group étaient en baisse de 64 yens (-5,6 %) à 1 071.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le marché libanais des changes est resté presque déserté hier par les opérateurs dont quelques uns se sont contentés de vendre le dollar en l’absence d’intérêt à la demande en dehors de la Banque du Liban (BDL). Et après que cette dernière eut maintenu son taux d’intervention à l’achat à 1 502,00 LL tout en le proposant théoriquement à la vente à 1 514,00 LL, le billet vert devait achever la journée au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Dans ce contexte, les établissements de crédit ont continué de céder le dollar à la BDL au point inférieur de sa fourchette d’intervention en l’absence d’autres contreparties à la demande en dehors d’elle, a-t-on appris de sources cambistes de la place. Pourtant, l’activité du marché a été très étriquée, ne dépassant...