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Actualités - Opinion

Joseph Zaarour, un an déjà Un chantre de la culture

Un an déjà... «Le temps est le meilleur pacificateur», dit le doyen Carbonnier. Et pourtant. Il est des personnages, des figures qui ne lassent de vous marquer. Tel est Joseph Zaarour, juriste, haut fonctionnaire, linguiste, universitaire émérite. Disparu il y a un an, il reste cependant plus que jamais présent dans le cœur de ceux qui l’ont connu. Faisant partie de ce cercle de privilégiés, je me devais d’en témoigner pour ce qui a trait tant à l’homme que j’ai beaucoup admiré qu’à la personnalité, dont l’envergure fait de plus en plus défaut au Liban. Lorsqu’il nous rendait visite, c’était une bouffée d’air frais et rassurant qui nous envahissait tous. Il savait aussi bien nous faire rire que nous conseiller. Il avait le don d’orienter les autres et son charisme prenait tout son sens au regard de la rigueur de son raisonnement, de sa vision globale et cohérente des choses. Lors des événements de 89, alors que l’école était fermée, il me demandait d’apprendre, d’écrire, me laissait classer sa collection de timbres alors qu’elle n’en avait nul besoin. À l’université, il se montrait toujours disponible pour un conseil. Jeune parmi les jeunes, il soutenait constamment les manifestations estudiantines en faveur des revendications fondées. À l’homme exceptionnel, il faut ajouter le personnage d’exception. Grand commis de l’État, il quitta la fonction publique «les mains propres et les poches vides» comme l’a si bien décrit le patriarche Nasrallah Sfeir, ce qui en soi est exceptionnel dans un pays comme le nôtre. Juriste et linguiste de qualité, ses anciens élèves peuvent témoigner de la profondeur de ses enseignements. Mais Joseph Zaarour reste avant tout le chantre de la culture, érigée en modus vivendi. Il restera pour tous l’humaniste accompli capable de captiver son auditoire des heures durant, parlant de Modigliani, de Zadkine, de capitalisme ou de socialisme, parlant de musique classique ou de politique, d’histoire ancienne ou contemporaine, de Jean d’Ormesson ou de Daoud Corm. Un an a passé il est vrai, Et un message est passé, lui aussi. C’est un message d’humanité et d’humanisme et qui portera toujours le nom de Joseph Zaarour. Je ne peux dès lors qu’emprunter à ce personnage hors normes ce qu’il aurait certainement dit, comme l’a relevé M. Akl Awit : «Arrêtez de pleurer», je suis toujours là, au travers de ceux qui ont perçu mon message.
Un an déjà... «Le temps est le meilleur pacificateur», dit le doyen Carbonnier. Et pourtant. Il est des personnages, des figures qui ne lassent de vous marquer. Tel est Joseph Zaarour, juriste, haut fonctionnaire, linguiste, universitaire émérite. Disparu il y a un an, il reste cependant plus que jamais présent dans le cœur de ceux qui l’ont connu. Faisant partie de ce cercle de privilégiés, je me devais d’en témoigner pour ce qui a trait tant à l’homme que j’ai beaucoup admiré qu’à la personnalité, dont l’envergure fait de plus en plus défaut au Liban. Lorsqu’il nous rendait visite, c’était une bouffée d’air frais et rassurant qui nous envahissait tous. Il savait aussi bien nous faire rire que nous conseiller. Il avait le don d’orienter les autres et son charisme prenait tout son sens au regard de...