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Actualités - Chronologie

Angoisse et mobilisation chez les turcs d'Allemagne

Jeudi, 17h30. Devant la porte 16 de l’aéroport de Tegel à Berlin, une cinquantaine de Turcs, mains crispées sur les accoudoirs, le regard rivé sur le tableau des arrivées, attendent anxieusement l’avion d’Istanbul. Leurs proches sont partis en vacances en Turquie et rentreront peut-être à bord du vol charter 753 de la compagnie Pegasus en provenance d’Istanbul, rescapés du séisme. «Nous ne savons pratiquement rien de ceux qui doivent arriver. Si ce n’est qu’ils sont en vie», explique Cengiz Lambaci, les traits tirés par une nuit blanche, accompagné de sa sœur et de son fils. «Nous attendons ma mère. J’ai juste réussi à lui parler une fois au téléphone, le temps de lui dire que j’avais trouvé un vol. Reste à savoir si elle a pu attraper l’avion», poursuit-il. Quand il a appris la nouvelle du séisme, Cengiz Lambaci a immédiatement fermé son magasin de glace pour partir en quête d’informations. Depuis, il a passé son temps au téléphone et dans les agences de voyages. «Nous sommes sans nouvelles de l’oncle de ma femme et de son fils. Mon beau-père a décidé de partir en Turquie à leur recherche. Il a fallu lui dénicher aussi un billet. C’est fait. Moi, je partirai seulement en septembre». Deux millions de Turcs installés en Allemagne ont vécu, avec une angoisse redoublée par l’éloignement, le tremblement de terre qui frappaient leurs familles. Depuis mercredi, ils vivent accrochés à leur portable ou au poste de télévision, en quête de nouvelles. À Bonn, le téléphone de la Société germano-turque sonne sans arrêt. Hayate Honel, son président, tente de calmer l’angoisse de ses interlocuteurs. «Les gens sont affolés parce qu’ils n’ont aucune nouvelle. Ils veulent partir en Turquie. Nous tentons de les en dissuader, de leur expliquer qu’il faut plusieurs jours pour atteindre les lieux de la catastrophe, car les routes sont détruites», explique-t-il. Hayate Honel les incite plutôt à envoyer de l’aide et à prendre contact avec le consulat. Entre deux coups de téléphone, il fait des cartons de médicaments. À Berlin, le consulat général de Turquie avoue son impuissance face aux dizaines d’appels qu’il a reçus.
Jeudi, 17h30. Devant la porte 16 de l’aéroport de Tegel à Berlin, une cinquantaine de Turcs, mains crispées sur les accoudoirs, le regard rivé sur le tableau des arrivées, attendent anxieusement l’avion d’Istanbul. Leurs proches sont partis en vacances en Turquie et rentreront peut-être à bord du vol charter 753 de la compagnie Pegasus en provenance d’Istanbul, rescapés du séisme. «Nous ne savons pratiquement rien de ceux qui doivent arriver. Si ce n’est qu’ils sont en vie», explique Cengiz Lambaci, les traits tirés par une nuit blanche, accompagné de sa sœur et de son fils. «Nous attendons ma mère. J’ai juste réussi à lui parler une fois au téléphone, le temps de lui dire que j’avais trouvé un vol. Reste à savoir si elle a pu attraper l’avion», poursuit-il. Quand il a appris la nouvelle du...