Jean Alesi retrouvera son ami Alain Prost l’an prochain. L’Avignonnais pilotera en effet pour l’écurie Prost-Peugeot dans le championnat du monde de Formule 1 2000, a annoncé le quadruple champion du monde hier après-midi à Guyancourt au siège de l’équipe Prost Grand Prix. La venue d’Alesi chez les bleus ne faisait plus guère de doute depuis son «coup de gueule» du Grand Prix de Hongrie, il y a dix jours à Budapest, après une nouvelle déception, une panne d’essence imputable à son écurie Sauber. L’Avignonnais restera donc en F1 après avoir un moment envisagé de s’expatrier aux États-Unis dans le championnat Cart. L’Avignonnais de 35 ans a débuté en F1 sous les couleurs de Tyrrell en 1989, avant d’intégrer Ferrari pour cinq saisons en 1991, puis Benetton pour deux ans à partir de 1996, et enfin Sauber cette année. Alesi, qui a disputé 162 Grands Prix dans sa carrière, n’a inscrit qu’un point en 11 courses cette saison avec l’écurie Sauber Petronas. «C’est avant tout après avoir eu connaissance du projet technique que j’ai fait mon choix. Je suis très motivé à l’idée de piloter pour Alain», a déclaré Jean Alesi, dans un communiqué publié par Prost Grand Prix, annonçant le transfert. Après le Grand Prix de Hongrie le 16 août dernier, Alesi avait annoncé son intention de quitter Sauber, en raison de moyens techniques trop limités dans l’écurie suisse. «Après un nouveau problème mécanique, un nouvel abandon, j’ai choisi de terminer mon championnat et d’arrêter ma collaboration avec Sauber», avait déclaré à chaud Alesi. «Je suis heureux de voir Jean arriver parmi nous. J’apprécie énormément son enthousiasme, sa motivation et son panache. Avec sa grande expérience de la F1, il va de plus contribuer au développement de notre équipe. J’ai hâte de le voir au volant de notre voiture», a déclaré Alain Prost, l’ex-quadruple champion du monde. L’écurie Prost, qui pourrait divorcer de Peugeot son fournisseur de moteurs, confie actuellement ses voitures à l’Italien Jarno Trulli et au Français Olivier Panis. Panis, actuellement classé 14e du championnat du monde des conducteurs, a fini deux fois sixième cette saison. Fils de mécanicien, Jean Alesi réussit son premier coup d’éclat en 1990, un an après ses débuts en Formule 1. Au volant d’une Tyrrell-Ford alors équipée d’un modeste moteur V-8, il avait tenu tête lors du Grand Prix de Phoenix aux États-Unis à Ayrton Senna. Le talentueux Brésilien futur triple champion du monde, qui avait remporté la course sur sa McLaren-Honda devant Alesi après avoir été dépassé par son adversaire, avait ensuite tenu des propos élogieux sur le Français. Pourtant Jean Alesi n’a remporté qu’un seul Grand Prix dans sa carrière, celui du Canada en 1995. Il a souvent manqué de chance, arrivant dans une écurie Ferrari déclinante, puis mal perçu chez Benetton, trop habituée à travailler avec l’Allemand Michael Schumacher. Après Tyrrell, Ferrari, Benetton et Sauber, onze ans de F1, 162 Grands Prix, deux «poles» (Italie en 1994 et 1997) et une seule victoire, avec Ferrari au Canada en 1995, Jean Alesi (35 ans) s’offre un ultime défi, celui de mettre les bleus sur orbite après deux saisons décevantes de l’équipe Prost. Amis dans la vie, Jean Alesi travaillera donc avec Alain Prost après avoir été son coéquipier chez Ferrari en 1991.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Jean Alesi retrouvera son ami Alain Prost l’an prochain. L’Avignonnais pilotera en effet pour l’écurie Prost-Peugeot dans le championnat du monde de Formule 1 2000, a annoncé le quadruple champion du monde hier après-midi à Guyancourt au siège de l’équipe Prost Grand Prix. La venue d’Alesi chez les bleus ne faisait plus guère de doute depuis son «coup de gueule» du Grand Prix de Hongrie, il y a dix jours à Budapest, après une nouvelle déception, une panne d’essence imputable à son écurie Sauber. L’Avignonnais restera donc en F1 après avoir un moment envisagé de s’expatrier aux États-Unis dans le championnat Cart. L’Avignonnais de 35 ans a débuté en F1 sous les couleurs de Tyrrell en 1989, avant d’intégrer Ferrari pour cinq saisons en 1991, puis Benetton pour deux ans à partir de 1996, et enfin...