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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : manque d'intérêt pour le dollar

La livre libanaise continuait à être recherchée contre le dollar sur le marché des changes de Beyrouth en l’absence d’intérêt à l’achat de la devise américaine. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du billet vert entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, qu’il a dû clôturer la journée d’hier au même taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Dans ces conditions, les établissements de crédit ont été amenés à céder le dollar à la BDL au bas de sa fourchette d’intervention en l’absence d’autres contreparties valables à la demande en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires aurait atteint hier quelque huit millions de dollars, entièrement absorbés par la BDL à 1 502,00 LL. Accès de faiblesse du dollar après le déficit commercial américain À l’étranger, le dollar a poursuivi sa baisse face au yen hier sur les marchés des changes internationaux, après l’annonce d’un déficit commercial américain record de 24,6 milliards de dollars en juin, bien supérieur aux prévisions des analystes qui s’attendaient à 20,8 milliards de dollars. La devise américaine a reculé par ailleurs face à l’euro, qui est remonté à plus de 1,06 dollar après être tombé à 1,0469 dollar dans la matinée en Europe. L’absence d’intervention de la Banque du Japon pour contrer la récente hausse de sa monnaie avait donné le feu vert aux spéculations à la baisse du dollar face au yen. Ce phénomène devait être accentué par les mauvais chiffres américains du commerce justifiant l’appréciation du yen, surtout après qu’on eut appris que le déficit commercial des États-Unis avec le Japon aurait augmenté de 18,9 % à 6,3 milliards de dollars en juin contre 5,3 milliards en mai. Par rapport à l’euro, ce déficit a aussi relancé des préoccupations sur la capacité des États-Unis à financer le déséquilibre de leurs comptes courants. Cela d’autant que la monnaie unique européenne avait trouvé appui aussi dans l’indice IFO sur le climat des affaires en Allemagne, meilleur que prévu. Selon le baromètre de l’institut munichois de conjoncture, cet indice s’est élevé à 93,6 points le mois dernier contre 92,9 points en juin et 93,5 points attendus. Selon les analystes, cette amélioration soutient l’idée d’une reprise économique dans la zone euro à un moment où l’on craint que le ralentissement des exportations américaines affecterait la reprise aux États-Unis. Enfin, la nouvelle dégringolade de Wall Street hier est venue aussi peser sur la tenue du dollar contre toutes les autres grandes monnaies, le faisant négocier à New York sur un ton faible, comme suit : – 1,0622 pour un euro contre 1,0525, la veille. – 1,6170 pour un sterling contre 1,6015. – 1,8415 DM contre 1,8585. – 6,1755 FF contre 6,2335. – 1,5050 FS contre 1,5205. – 1 822,90 lires contre 1 840,05. – 111,33 yens contre 112,05. Bourse de Beyrouth : hausse de Solidere B Sur les places boursières, la Bourse de Beyrouth a été légèrement soutenue, hier, par la hausse des actions B de Solidere de 7 3/8 à 7 1/2 dollars, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote, notamment sur le front des bancaires. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,40 % à 75,84 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu toujours à 179,84 points. Ce développement s’est déroulé encore une fois dans un marché étale avec un chiffre d’affaires ne dépassant pas quelque 13 850 actions échangées d’une valeur globale de 82 310 dollars. Wall Street : affaiblissement de la cote À Wall Street, la cote a dérivé hier après la publication des chiffres du commerce extérieur américain en juin qui, en se soldant par un grand déficit de 24,6 milliards de dollars, laissaient croire que l’économie continue à fonctionner sur un ton accéléré dans un contexte de faible croissance mondiale. Ce phénomène ne tardait donc pas à nourrir d’un côté les craintes de resserrement de crédit par la Réserve fédérale (Fed) mardi prochain, et d’un autre côté des perspectives de ralentissement de l’activité dans certains secteurs les plus affectés de la forte augmentation des importations de 3,9 % à 103 milliards de dollars, dont la haute technologie, l’Internet et l’automobile. En effet, le marché obligataire s’est affaibli ainsi que la Bourse électronique Nasdaq, alors que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû irrégulièrement osciller entre un plus haut à 10 995,50 points et un plus bas à 10 873,29 points, avant d’afficher en préclôture 10 949,91 points, en baisse de 41,47 points sur la veille. Les Bourses européennes indisposées par la faiblesse de Wall Street Les Bourses européennes ont pour la plupart terminé la journée de jeudi en baisse, désagréablement impressionnées par un déficit commercial américain record qui s’est montré néfaste au dollar et à Wall Street. Les valeurs high tech et de l’énergie ont sonné la retraite, alors qu’au contraire les phamaceutiques ont tenu le terrain, appuyées par les bons résultats du suisse Roche Holdings et par la vague rumeur d’un rapprochement entre Glaxo Wellcome et American Home Products. Les Bourses européennes n’accusaient que des pertes mineures, avant que le département du Commerce américain n’annonce un déficit de $ 24,62 milliards en juin, avec des importations d’Europe occidentale et du Mexique qui n’avaient jamais été aussi élevées. Du coup, le dollar a touché un plus bas de sept mois contre le yen, ravivant les craintes d’inflation importée alors que le Comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale doit se réunir mardi. «C’est un nouvel élément externe, car le principal souci était jusqu’alors la vigueur de la demande intérieure aux USA ; du coup, les risques d’une hausse des taux s’accroissent, avec les retombées qu’il y aura pour les marchés européens», a commenté Mark Cliffe (ING Barings). L’indice Eurotop 300 a perdu 1,14 % et l’Euro Stoxx 50 1,59 %. Il doit subir une recomposition après la clôture des marchés. Paris a cédé 1,57 %, Londres 1,35 % et Francfort 0,83 %. Les valeurs de services publics ont retenu l’attention. Suez Lyonnaise des Eaux lancera des OPE sur la SITA et sur le belge Tractebel, dont elle détient respectivement 70 et 50,39 % du capital, a-t-on dit, de sources proches du dossier. Et ce pour acquérir la totalité du capital de ces deux sociétés. Les transactions sur les trois valeurs ont été suspendues. À Francfort, le marché a été terne, à l’exception des sociétés des services publics Viag et Veba, dont la rumeur – qui s’appuie aussi sur des informations de la presse – continue de courir qu’elles préparent une fusion en dépit de leur démenti. Viag a gagné 6,1 % à 525,20 euros et Veba 2,21 % à 60,25 euros. Les pétrolières ont subi des prises de bénéfices, en dépit de la hausse de 36 % du baril de Brent à un plus haut de près de 22 mois d’un peu moins de 21 dollars par baril. BP Amoco a perdu 2,58 % et Royal Dutch/Shell 1,72 %. Elf a cédé 4,39 % et TotalFina 5,38 %, le marché – qui espérait une surenchère – étant déçu par les dernières déclarations du président de TotalFina Thierry Desmarets pour lequel toute nouvelle offre sur Elf ne différera guère de l’offre originale. Les valeurs high-tech ont aussi souffert, à l’image du finlandais Nokia qui a chuté de 5,13 %, déstabilisé par un Nasdaq qui perd autour de 1,20 %. La hausse de 1,12 % de Glaxo Wellcome a bénéficié aux pharmaceutiques. L’action de l’américain AHP avait fortement progressé la veille sur une rumeur de fusion entre les deux sociétés. Mais de l’avis d’un analyste, une telle opération ne paraît pas du goût du pharmacien britannique confronté à un groupe américain très diversifié et au risque d’actions en justice aux USA. Sinon, Banca di Roma a grimpé de 8,5 %, en réaction au fait que le hollandais ABN AMRO Holdings souhaiterait porter sa participation dans la banque italienne de 9 % actuellement à plus de 50 %. ABN AMRO en revanche a laissé 2,47 %. Globalement, les marchés allemands et européens ont salué l’indice Ifo de juillet, qui a été de 93,6 (contre 93,5 attendu) et a ainsi confirmé le redressement des économies européennes et a aidé l’euro à remonter contre le dollar et le yen. Pour autant, les indices boursiers européens demeurent en terrain instable bien qu’ils aient franchi d’importantes barres de résistance au cours des dernières séances. «Nous ne sommes pas encore tirés d’affaires ; disons seulement que l’on fait preuve d’un optimisme prudent», a résumé Steven Wesiak (ABN AMRO), Amsterdam). Tokyo : virage à la baisse La Bourse de Tokyo a terminé sur une baisse limitée de 0,07 % jeudi, grâce à une remontée en fin de séance due à l’annonce par la presse d’une alliance majeure entre trois grandes banques japonaises. L’indice Nikkei 225 a cédé 12,52 points à 17 879,74. L’indice élargi Topix a terminé en baisse de 3,08 points à 1 475,35 points. «Au cours de la séance du matin, les titres particulièrement orientés à l’export et à la haute technologie ont subi un fort mouvement de vente en raison de l’appréciation du yen qui pèse sur les résultats de ces groupes», a affirmé Masaaki Higashida, analyste de marché chez Nomura Securities Co. Ltd. À 16h00 locales (08h00 GMT), le billet vert valait 111,62-64 yens contre 113,07-09 yens à Tokyo mercredi soir. Ces ventes se sont poursuivies dans l’après-midi, mais la nouvelle de l’alliance bancaire a complètement renversé la tendance. Les trois grandes banques japonaises Industrial Bank of Japan, Dai-Ichi Kangyo Bank et Fuji Bank ont décidé de s’allier pour créer la plus grande banque du monde, ont indiqué peu avant la clôture du marché le quotidien économique japonais Nihon Keizai Shimbun et la télévision Japan Broadcasting Corp (NHK). «Les investisseurs ont pris la nouvelle très au sérieux et se sont rués sur les valeurs bancaires», a indiqué M. Higashida. Cela a permis au marché de remonter et de clôturer sur une baisse très limitée. Les actions de IBJ ont gagné 100 yens (+11,3 %) pour finir à 984 yens. DKB a progressé de 91 yens (+11,1 %) à 909 yens et Fuji Bank a grimpé de 100 yens (+11,7 %) à 953 yens. «Les investisseurs pensent qu’avec cette alliance le secteur de la banque au Japon deviendra plus efficace et plus compétitif», a déclaré Karunori Jinnai, analyste chez Daiwa Securities. «Les 3 banques verront leur rentabilité augmenter et les investisseurs étrangers et japonais ont acheté des valeurs bancaires en pariant sur les bonnes perspectives de tout ce secteur au Japon», a indiqué M. Jinnai.
La livre libanaise continuait à être recherchée contre le dollar sur le marché des changes de Beyrouth en l’absence d’intérêt à l’achat de la devise américaine. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du billet vert entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, qu’il a dû clôturer la journée d’hier au même taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Dans ces conditions, les établissements de crédit ont été amenés à céder le dollar à la BDL au bas de sa fourchette d’intervention en l’absence d’autres contreparties valables à la demande en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires aurait atteint hier quelque huit millions de dollars,...