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Actualités - Chronologie

L'architecture parasismique, seul moyen de limiter les dégâts

La mauvaise qualité des constructions illégales, dénoncée hier par la presse turque, a sans doute contribué à l’importance des dégâts provoqués par le séisme survenu la veille dans le nord-ouest du pays car une bonne résistance des bâtiments peut réduire considérablement le nombre de victimes. «Dans le bâtiment conventionnel – maisons d’habitation, villas... la qualité du bâtiment et l’utilisation du béton armé notamment suffisent pour diminuer fortement les dégâts», relève Fabrice Cotton, du Bureau d’évaluation des risques sismiques de l’Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN). Pour les bâtiments publics, les ouvrages industriels et les ponts situés dans les zones à risque sismique, la solution consiste à employer des amortisseurs ou des supports glissants (sorte de patins) qui absorbent les vibrations et évitent les glissements, empêchant les ouvrages de se briser lors des mouvements de sol. «Chaque tremblement de terre, ajoute ce chercheur de l’équipe chargée d’expertiser les niveaux sismiques retenus pour les installations nucléaires, est un véritable laboratoire qui permet aux ingénieurs d’avancer dans la recherche de nouvelles solutions». Le plus grand laboratoire en la matière est le Japon, où les séismes font partie quasiment du quotidien et où, malgré toute l’expérience et les efforts déployés, le dernier grand tremblement de terre, en janvier 1995 dans la région de Kobe, a prouvé que des progrès restaient à faire. Les autoroutes et les voies ferrées aériennes, présentées comme «les plus solides du monde» se sont effondrées comme des châteaux de cartes, en partie parce que leur réalisation n’avait pas respecté les normes. Au même moment, commençait dans la ville voisine d’Osaka une conférence au cours de laquelle les autorités devaient présenter des rapports sur l’efficacité des dispositifs parasismiques. Cela ne veut pas dire que l’ensemble des mesures adoptées étaient erronées. «Le Japon compte parmi les pays où les constructions sont les mieux protégées contre les effets des séismes», souligne Milan Zacek, du laboratoire de recherche architecturale Ambiances bioclimatiques et Construction parasismique à l’École d’architecture de Marseille-Luminy. Le problème, explique le scientifique, est que toute une série de critères parasismiques doit être intégrée dans la conception d’un ouvrage dès son avant-projet. «L’ignorance des séismes violents survenus dans le passé, situation qui se produit dans les pays comme la France, où les séismes majeurs ne sont pas fréquents, peut conduire, pour une région, à une sous-estimation de l’aléa sismique à prendre en compte», prévient le Pr Zacek.
La mauvaise qualité des constructions illégales, dénoncée hier par la presse turque, a sans doute contribué à l’importance des dégâts provoqués par le séisme survenu la veille dans le nord-ouest du pays car une bonne résistance des bâtiments peut réduire considérablement le nombre de victimes. «Dans le bâtiment conventionnel – maisons d’habitation, villas... la qualité du bâtiment et l’utilisation du béton armé notamment suffisent pour diminuer fortement les dégâts», relève Fabrice Cotton, du Bureau d’évaluation des risques sismiques de l’Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN). Pour les bâtiments publics, les ouvrages industriels et les ponts situés dans les zones à risque sismique, la solution consiste à employer des amortisseurs ou des supports glissants (sorte de patins) qui...