L’équipe de France effectue sa rentrée mercredi en match amical contre l’Irlande du Nord avec l’ambition de réasseoir son autorité et de retrouver des automatismes un peu trop oubliés ces derniers temps. À trois semaines d’une rencontre capitale pour la qualification à l’Euro 2000, le 4 septembre à Kiev contre l’Ukraine, les champions du monde ont grandement besoin d’un succès probant pour se rassurer. Ils restent en effet sur un piteux bilan: leur première défaite en éliminatoires, face à la Russie 3-2 au Stade de France, puis une victoire très étriquée face aux amateurs andorrans 1-0. L’Ukraine est son principal adversaire, leader du groupe quatre avec 15 points, l’équipe tricolore pointant à la deuxième place avec 14 points. Seule la première place de chaque groupe offre une qualification directe pour l’Euro organisé au Bénélux. Les matches contre la Russie et Andorre avaient eu lieu en juin, à une époque où les joueurs commençaient à ressentir cruellement la fatigue de fin de saison. «Tout le monde est à cran et il est difficile de tirer des conclusions», avait alors noté l’entraîneur Roger Lemerre. C’est en revanche reposés que les Bleus aborderont leur rencontre de rodage au Windsor Park de Belfast. Certains ne seront même pas présents, épargnés pour mieux se préparer au rendez-vous ukrainien: Zinedine Zidane, revenu à la compétition après sa longue absence due à une blessure au genou, Nicolas Anelka, qui vient d’intégrer le Real Madrid, ou encore Youri Djorkaeff, débutant en Bundesliga avec Kaiserslautern. Manqueront aussi à l’appel Christophe Dugarry et Thierry Henry, suspendus, ainsi qu’Emmanuel Petit, blessé avec Arsenal ce week-end et indisponible pour au moins deux semaines. Trio bordelais En leur absence, Roger Lemerre a lancé dans le grand bain Johan Micoud et Laurent Robert. Cette première sélection récompense la constance et la forme actuelle du meneur de jeu des Girondins et de l’attaquant néo-parisien. Pour l’entraîneur tricolore, il ne s’agit toutefois pas d’un petit jeu destiné à aviver la concurrence interne. «Quand on revêt le maillot de l’équipe de France, c’est pour gagner», souligne-t-il. «Seule la performance sur le terrain m’intéresse. En équipe de France, vous n’existez pas. Seul le résultat de l’équipe existe». Ainsi Lemerre balaie-t-il également d’un revers de main les rumeurs faisant état d’une compétition entre Laurent Blanc et Franck Lebœuf au poste de libéro. Blanc, montré du doigt après le match contre la Russie, est avide de faire taire les critiques et sera sans doute titulaire au sein d’une défense inchangée depuis la Coupe du monde : Barthez, Desailly, Thuram et Lizarazu. Devant, l’équipe offrira en revanche un autre visage. Didier Deschamps incertain en raison d’un hématome au mollet, Alain Boghossian et Patrick Vieira seront les probables demis défensifs. En attaque, l’hypothèse d’un trio bordelais composé de Micoud, Lilian Laslandes et Sylvain Wiltord est la plus fréquemment citée, Robert Pires jouant le rôle du deuxième distributeur. Avec Robert et Tony Vairelles en réserve, Lemerre a l’embarras du choix, contrairement à son homologue nord-irlandais Lawrie McMenemy qui ne disposera que de deux véritables attaquants, Iain Dowie et Michael Hughes. Mais ce qui intéresse avant tout Lemerre est le défi physique que ne manquera pas d’opposer l’équipe britannique aux Tricolores. Lemerre ne veut plus voir de relâchements coupables tels que ceux aperçus face à la Russie (deux buts encaissés après avoir mené 2-1) et doit remotiver des troupes souvent malmenées après le triomphe du 12 juillet 1998 contre le Brésil. «L’aura de l’équipe n’est plus tout à fait la même et elle doit réaffirmer très vite son autorité», souligne-t-il. Le repos des vacances allié à la motivation de vétérans de retour, comme Lizarazu blessé au printemps, ou des nouveaux-venus incitent à l’optimisme.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’équipe de France effectue sa rentrée mercredi en match amical contre l’Irlande du Nord avec l’ambition de réasseoir son autorité et de retrouver des automatismes un peu trop oubliés ces derniers temps. À trois semaines d’une rencontre capitale pour la qualification à l’Euro 2000, le 4 septembre à Kiev contre l’Ukraine, les champions du monde ont grandement besoin d’un succès probant pour se rassurer. Ils restent en effet sur un piteux bilan: leur première défaite en éliminatoires, face à la Russie 3-2 au Stade de France, puis une victoire très étriquée face aux amateurs andorrans 1-0. L’Ukraine est son principal adversaire, leader du groupe quatre avec 15 points, l’équipe tricolore pointant à la deuxième place avec 14 points. Seule la première place de chaque groupe offre une qualification...