Malmenée en Bourse, la société américaine Disney prépare une restructuration de ses activités et serait prête à se séparer d’une partie de son empire du divertissement pour améliorer sa rentabilité, estiment des analystes. «Nous sommes en train de fixer de nouveaux critères pour nos managers et de leur donner les instruments nécessaires», reconnaît John Dreyer, porte-parole de Disney. «Nous recherchons non seulement une croissance des revenus d’exploitation, mais aussi une progression du retour sur capital». La compagnie californienne présidée par Michael Eisner serait sur le point de céder, du moins explorerait les possibilités de cession de certains de ses actifs «non stratégiques». Disney chercherait notamment à se séparer de Fairchild Publications, filiale spécialisée dans l’édition qui publie le Women’s Wear Daily, ainsi que de ses franchises dans le base-ball (les Anaheim Angels) et le hockey (les Mighty Ducks d’Anaheim). John Dreyer s’est refusé au moindre commentaire sur ces informations de presse. Mais pour Chris Dixon, analyste chez PayneWebber, il est évident que «les dirigeants de Disney regardent sérieusement les possibilités qu’ils ont d’obtenir un rendement plus élevé pour chacune de leurs entités». «Le marché aime lorsque des sociétés qui se sont diversifiées dans de trop fortes proportions se recentrent sur leurs métiers de base», confirme Bruce Raabe, analyste chez Collins & Co. L’action Disney gagnait 38 cents lundi soir à la clôture de Wall Street pour coter à 27,47 dollars. Mais elle reste bien en-deçà des quelque 36 dollars du début de l’année. «Eisner réalise combien il est important d’examiner les raisons pour lesquelles l’action Disney est sous-cotée et de prendre les mesures nécessaires», estime Bruce Raabe. Les revenus engrangés n’ont pas de quoi susciter l’enthousiasme des investisseurs. Au deuxième trimestre, la firme de Burbank a annoncé des bénéfices en baisse de 12 %, avec une chute des revenus d’exploitation du secteur cinéma/vidéo de plus de 30 %. Chris Dixon, qui valorise les avoirs de la société à 36/38 dollars par action, compare la stratégie amorcée par Disney à celle suivie par Time Warner, le géant du divertissement dont l’action a gagné près de 50 % depuis octobre sur fond de contrôle des coûts et de croissance des revenus. Pendant longtemps, Disney a fondé son développement sur des acquisitions extérieures, comme l’achat de Capital Cities/ABC en 1995. Mais pour les analystes, l’entreprise ne peut plus escompter une croissance similaire.
Malmenée en Bourse, la société américaine Disney prépare une restructuration de ses activités et serait prête à se séparer d’une partie de son empire du divertissement pour améliorer sa rentabilité, estiment des analystes. «Nous sommes en train de fixer de nouveaux critères pour nos managers et de leur donner les instruments nécessaires», reconnaît John Dreyer, porte-parole de Disney. «Nous recherchons non seulement une croissance des revenus d’exploitation, mais aussi une progression du retour sur capital». La compagnie californienne présidée par Michael Eisner serait sur le point de céder, du moins explorerait les possibilités de cession de certains de ses actifs «non stratégiques». Disney chercherait notamment à se séparer de Fairchild Publications, filiale spécialisée dans l’édition qui publie le...
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