Djindjic : nous ferons partir le président cette année ..
le 17 août 1999 à 00h00
Le président yougoslave Slobodan Milosevic ne quittera jamais le pouvoir volontairement, a déclaré Zoran Djindjic, président du Parti démocratique (DS), à Krusevac, dans le centre de la Serbie, a indiqué l’agence Beta. «Il est incorrigible. On ne peut pas le corriger. Il faut le faire, et c’est ce que nous allons faire cette année», a lancé M. Djindjic devant quelque 8 000 personnes rassemblées à l’appel de l’Alliance pour des changements, la coalition que domine le DS. «La Serbie n’a pas le choix. Il doit partir», a dit M. Djindjic. «Il ne partira jamais volontairement, alors il vaut mieux (le faire partir) maintenant que plus tard». Des dirigeants de l’Alliance ont déclaré lors du rassemblement que la campagne anti-Milosevic lancée fin juin allait s’intensifier à la mi-septembre. «Il ne partira que si deux millions de citoyens de Serbie descendent dans les rues et disent qu’ils y resteront jusqu’à ce qu’il parte», a déclaré M. Djindjic. Zoran Djindjic a par ailleurs estimé que 200 000 personnes se rassembleraient jeudi à Belgrade pour réclamer le départ du président Slobodan Milosevic, dans une interview publiée lundi par le quotidien privé Blic. M. Djindjic, dont le Parti démocratique (DS) domine l’Alliance pour des changements (SZP), a fondé son estimation sur la participation moyenne à la campagne menée depuis un mois et demi par l’opposition à travers la Serbie. Le meeting de jeudi est le premier organisé dans la capitale depuis le début de cette campagne. «Environ 10 % de la population adulte participe aux meetings dans les villes de Serbie. Si le même pourcentage de Belgradois répond à l’appel, au moins 200 000 personnes devraient se rassembler jeudi», devant le Parlement fédéral, a déclaré M. Djindjic. Le rassemblement aura lieu à l’appel d’un groupe d’économistes indépendants, le G-17, qui a réussi à réunir la majorité des partis d’opposition autour d’un projet prévoyant de confier les rênes du pays pendant un an à un gouvernement de transition composé d’experts n’appartenant à aucun parti. Le chef du DS, qui doit prendre la parole jeudi, a par ailleurs qualifié de «démagogie» et de «poudre aux yeux» un appel à lever les sanctions internationales frappant toujours la Yougoslavie lancé vendredi par six partis d’opposition, dont le Mouvement serbe du Renouveau (SPO) de son rival Vuk Draskovic. «L’appel est destiné à l’usage interne, car ses signataires savent parfaitement que les sanctions ne seront pas levées», a dit M. Djindjic.
Le président yougoslave Slobodan Milosevic ne quittera jamais le pouvoir volontairement, a déclaré Zoran Djindjic, président du Parti démocratique (DS), à Krusevac, dans le centre de la Serbie, a indiqué l’agence Beta. «Il est incorrigible. On ne peut pas le corriger. Il faut le faire, et c’est ce que nous allons faire cette année», a lancé M. Djindjic devant quelque 8 000 personnes rassemblées à l’appel de l’Alliance pour des changements, la coalition que domine le DS. «La Serbie n’a pas le choix. Il doit partir», a dit M. Djindjic. «Il ne partira jamais volontairement, alors il vaut mieux (le faire partir) maintenant que plus tard». Des dirigeants de l’Alliance ont déclaré lors du rassemblement que la campagne anti-Milosevic lancée fin juin allait s’intensifier à la mi-septembre. «Il ne partira que...
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