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Actualités - Chronologie

Curiosité - Un hectare planté par des prisonniers Lavande à Londres

En traversant la jungle urbaine du sud de Londres, il est difficile d’imaginer qu’un siècle auparavant, la ville était la capitale mondiale de la culture de la lavande. Grâce aux efforts obstinés d’un horticulteur français aidé de quelque prisonniers et d’une association écologiste, la vieille industrie locale commence à renaître. Un hectare de lopins de terre inutilisés dans le sud londonien est aujourd’hui consacré à la culture du célèbre buisson, sous la houlette d’une association d’aide à la renaissance d’entreprises locales traditionnelles, agricoles ou artisanales. Le projet vient de se concrétiser avec la première récolte de lavandes depuis 80 ans, sous l’œil vigilant d’Hervé Le Révérend, 35 ans, qui a passé son enfance en Provence (sud-est de la France). Les 1 500 pieds ont été semés en 1994 dans des serres par des détenus de la maison d’arrêt toute proche de Downview. Puis après cinq années de croissance, ils ont été replantés dans le champ d’Hervé Le Révérend. Depuis, une petite équipe de prisonniers condamnés à des peines légères, sans cesse renouvelées, l’aide à cultiver son pré. La moisson sera transformée en pots-pourris, sachets et branches vendus dans les magasins locaux. Débuts modestes «Comme il s’agit de la première récolte, cela constituera un véritable test de l’intérêt pour le produit», souligne Nicola Davies, porte-parole de l’association Bio-Regional Development Group qui appuie l’initiative. Les débuts sont certes modestes, lorsque l’on pense qu’au milieu du XIXe siècle, la lavande anglaise était cultivée sur 120 hectares et que le prix de son huile était six fois supérieur à celui de l’huile française. À cette époque, les femmes en mettaient dans les placards pour parfumer le linge et depuis le XVIe siècle l’utilisaient comme désinfectant. La doyenne des utilisatrices de lavande est probablement la reine Victoria, qui s’approvisionnait directement dans la distillerie principale du pays. Et la lavande a donné son nom à de nombreuses rues, jardins, ou autres places de la capitale britannique. La culture de la plante a aussi l’avantage de permettre aux détenus d’effectuer un travail de réhabilitation. «Les gens tendent à perdre leur sens des responsabilités lorsqu’ils sont enfermés. En les contraignant à accomplir certaines tâches et à se rendre ponctuellement à un endroit, nous contribuons à les réinsérer», explique le directeur de la prison Colin Lambert, qui s’est spécialisé dans l’aide aux prisonniers toxicomanes. Le projet suscite aussi l’enthousiasme de la population locale âgée, heureuse des souvenirs que le champ de lavande, lui évoque. «Mon grand-père avait l’habitude de m’amener ici et me racontait comment étaient les champs de lavande, en agitant sa canne en direction des lotissements tout juste construits», se souvient Richard Crump, un septuagénaire qui a grandi dans le quartier.
En traversant la jungle urbaine du sud de Londres, il est difficile d’imaginer qu’un siècle auparavant, la ville était la capitale mondiale de la culture de la lavande. Grâce aux efforts obstinés d’un horticulteur français aidé de quelque prisonniers et d’une association écologiste, la vieille industrie locale commence à renaître. Un hectare de lopins de terre inutilisés dans le sud londonien est aujourd’hui consacré à la culture du célèbre buisson, sous la houlette d’une association d’aide à la renaissance d’entreprises locales traditionnelles, agricoles ou artisanales. Le projet vient de se concrétiser avec la première récolte de lavandes depuis 80 ans, sous l’œil vigilant d’Hervé Le Révérend, 35 ans, qui a passé son enfance en Provence (sud-est de la France). Les 1 500 pieds ont été semés...