– À la Banque Audi, Farid Lahoud, chef du département «Corporate finance», affirme que c’est la taille et le professionnalisme qui permettent de réussir dans les activités de banques d’affaires. Il ajoute : «Nous avons une ambition de croissance continue et d’un plus grand rôle au niveau du financement des entreprises et des projets au Liban. Nous espérons qu’il y aura bientôt plus de rationalisation dans les entreprises libanaises et plus de clarté dans le cadre légal». – Selon Michel Aramouni, chef du département «Capital markets» à la Banque Audi, «un des objectifs primordiaux de la banque est d’attirer des capitaux dans le pays et d’agir sur le comportement d’investissement du Libanais de manière à le pousser à investir localement et non plus à l’étranger». – Au Crédit Libanais, Sami Nseiri, conseiller, confirme la stratégie de la banque qui cherche à servir le plus grand public. Il insiste sur le fait que les produits de la banque d’affaires ne sont pas uniquement destinés aux grandes entreprises et aux gros portefeuilles. «Tout client est notre cible : petit, moyen et grand». Par ailleurs, la banque mise sur l’expansion des activités de banque d’affaires, même sur un plan régional : «Le marché commun arabe présente un énorme potentiel que nous comptons exploiter une fois les lois financières révisées et libéralisées». – À la BALOM, Fadi Osseirane, directeur général, est confiant : «Le marché libanais ne peut que se développer, et la BLOM avec. Il faudrait par contre un peu de temps, une législation plus flexible et un effort continu de la part des institutions concernées». La BLOM, traditionnellement conservatrice, devient de plus en plus active sur le marché. De nouveaux produits y sont en gestation, comme par exemple un fonds à capital garanti qui protégerait les épargnants détenant le portefeuille-titres proposé. – Michel Aramouni et Fadi Osseirane relèvent par ailleurs tous les deux le problème de la mentalité de l’investisseur libanais. Michel Aramouni explique : «Le Libanais achète un actif parce qu’il monte et non parce qu’il est bon marché ; il vend parce que le prix baisse ou que ça ne monte plus et non pas parce que c’est cher». Fadi Osseiran en fait une cause : «C’est la mission du banquier d’affaires “d’éduquer” ses clients et de les sensibiliser aux réalités du marché. Le Libanais doit devenir investisseur plus que spéculateur et apprendre à avoir un peu plus de patience». – La concurrence sur le marché est aujourd’hui telle que les marges de manœuvre dont disposent les banques libanaises en matière de taux d’intérêt sont très étroites. La concurrence entre institutions se déplace donc des prix vers la qualité du service offert. – Pour UBL qui tente de se tailler une part de marché significative à coups de fusions et d’acquisitions, la logique est simple : «Il faudra assurer des services financiers de très haute qualité pour ramener vers le Liban des capitaux qui ont été se loger sur les grandes places financières du monde. À UBL, cela nous tient à cœur», confie Gilbert Najjar. Par ailleurs, la banque est en train de développer un fonds pour l’habitat en partant d’une des idées innovatrices du président de ARK Financial Group, Safi Harb. Mais pour le moment, le projet est toujours à un stade embryonnaire. – À la Banque Saradar, la globalisation des activités prend son cours. Un intérêt particulier est porté aux entreprises libanaises que la banque veut accompagner dans leur institutionnalisation. Michel Amatoury insiste sur l’importance cruciale du conseil aux entreprises dans leur stratégie de développement. Du point de vue stratégique, Michel Amatoury dit miser sur les relations privilégiées que la Banque Saradar entretient avec les diverses institutions financières arabes pour attirer vers les secteurs productifs libanais les investissements arabes. – À la Banque Libano-Française, Morris Kairouz avoue que le volume d’activité du marché n’est toujours pas suffisant pour justifier une banque d’affaires à structure indépendante et à gamme de produits intégrale. La BLF continue par contre à miser sur les grands projets privés et publics prévus avec la relance économique sur le marché libanais et régional. – Lebanon Invest a des ambitions régionales via l’établissement de fonds régionaux. Comme le reste des intervenants institutionnels sur le marché, Khalil el-Khoury relève l’existence de certains blocages du marché qui minent, en quelque sorte, le développement de l’activité des institutions. «Le cadre légal est désuet et ne répond pas aux besoins du marché en matière d’instruments financiers modernes. En outre, le système ne protège pas efficacement l’investisseur, surtout, minoritaire».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats – À la Banque Audi, Farid Lahoud, chef du département «Corporate finance», affirme que c’est la taille et le professionnalisme qui permettent de réussir dans les activités de banques d’affaires. Il ajoute : «Nous avons une ambition de croissance continue et d’un plus grand rôle au niveau du financement des entreprises et des projets au Liban. Nous espérons qu’il y aura bientôt plus de rationalisation dans les entreprises libanaises et plus de clarté dans le cadre légal». – Selon Michel Aramouni, chef du département «Capital markets» à la Banque Audi, «un des objectifs primordiaux de la banque est d’attirer des capitaux dans le pays et d’agir sur le comportement d’investissement du Libanais de manière à le pousser à investir localement et non plus à l’étranger». – Au Crédit Libanais, Sami...