Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Affaire Nivel Les hooligans savaient ce qu'ils faisaient

Deux psychologues, dont un requis par la défense, ont établi jeudi la pleine responsabilité pénale de deux des hooligans allemands jugés par la Cour d’assises de Essen (ouest), accusés d’avoir frappé le gendarme français Daniel Nivel, le 21 juin 1998, en marge du Mondial. Frank Renger, 31 ans, et Tobias Arno Reifschlaeger, 25 ans, sont tous deux parfaitement en mesure de distinguer le bien du mal et étaient ce jour-là «totalement conscients des conséquences de leurs actes», a affirmé le professeur Siegfried Binder devant la cour. Son collègue Willi Schumacher, cité par la défense, a créé la surprise en excluant lui aussi toute «absence» de l’un ou de l’autre au moment des faits. Il a uniquement concédé que la quantité de bière que Reifschlaeger dit avoir ingurgitée avant le passage à tabac du gendarme avait pu amoindrir son jugement, compte tenu aussi de la «dynamique» engendrée par le groupe. Tant Renger que Reifschlaeger ont reconnu avoir donné des coups de pied au gendarme Nivel, le 21 juin 1998, en marge du match Allemagne-Yougoslavie à Lens (nord de la France). Selon le professeur Binder, Reifschlaeger vit dans deux mondes: pendant la semaine il se comporte comme un citoyen normal, le week-end il est un hooligan qui cherche la bagarre. Le supporteur du club de Hambourg «vit la violence comme une expérience de plaisir», a souligné l’expert. Le hooligan a «systématiquement cherché» une occasion de se battre, a-t-il ajouté lors d’une audience à laquelle assistait le président de la Fédération nationale de football, Egidius Braun. Quant à Renger, originaire de Gelsenkirchen, il est plus «faible émotionnellement», selon l’expert. Lui aussi est partagé entre l’envie de s’intégrer socialement et le besoin de laisser libre cours à son agressivité au sein d’un groupe, a expliqué le professeur Binder. Contrairement à Reifschlaeger, qui a déclaré être allé à Lens pour «casser du Yougo», Renger voulait voir un match de football, a poursuivi le psychologue. Ce qui ne l’a pas empêché, a-t-il relevé, «d’agir agressivement, dans le cadre sécurisant du groupe», en «pleine conscience de ses actes». Renger et Reifschlaeger comparaissent depuis le 30 avril, avec André Zawacki, 28 ans, et Christopher Rauch, 24 ans. Les audiences, qui ont repris le 14 juillet après une pause estivale d’un mois, sont prévues pour durer jusqu’au 2 septembre. Jeudi, l’on indiquait toutefois en marge du procès qu’un jugement pourrait n’intervenir qu’en octobre.
Deux psychologues, dont un requis par la défense, ont établi jeudi la pleine responsabilité pénale de deux des hooligans allemands jugés par la Cour d’assises de Essen (ouest), accusés d’avoir frappé le gendarme français Daniel Nivel, le 21 juin 1998, en marge du Mondial. Frank Renger, 31 ans, et Tobias Arno Reifschlaeger, 25 ans, sont tous deux parfaitement en mesure de distinguer le bien du mal et étaient ce jour-là «totalement conscients des conséquences de leurs actes», a affirmé le professeur Siegfried Binder devant la cour. Son collègue Willi Schumacher, cité par la défense, a créé la surprise en excluant lui aussi toute «absence» de l’un ou de l’autre au moment des faits. Il a uniquement concédé que la quantité de bière que Reifschlaeger dit avoir ingurgitée avant le passage à tabac du gendarme...