Inde Crémation collective des victimes de la collision(photo)
le 07 août 1999 à 00h00
Les cadavres de dizaines de victimes non identifiées de l’une des plus graves catastrophes ferroviaires de l’histoire de l’Inde ont été incinérés collectivement hier sur les berges d’une rivière du nord-est du pays. La collision frontale de deux trains de passagers lundi dernier à Gaisal au Bengale occidental a fait 285 morts. Nombre de cadavres, soit mutilés, soit en voie de décomposition rapide dans un climat de mousson moite, n’avaient pu être identifiés. Les corps de 100 à 150 personnes qui n’avaient pas encore été emmenés par des parents ou déjà incinérés ou enterrés en privé ont été brûlés en soirée sur des bûchers au bord de la rivière Balason, près de la ville de Siliguri, a indiqué M. Milan Banerjee, directeur d’un des hôpitaux de la région où reposaient les victimes. Des religieux hindous, chrétiens et musulmans ont été à cette cérémonie, a-t-il dit par téléphone. M. Banerjee avait indiqué que 239 cadavres devaient être incinérés collectivement, mais a précisé que des victimes avaient été par la suite identifiées par des parents venus par un train spécial. Il a expliqué que les efforts d’identification avaient été compliqués par des individus affirmant être des parents de victimes pour empocher des compensations financières offertes aux familles par le gouvernement. Chaque famille de victimes de cette catastrophe doit toucher au total l’équivalent de 9 400 dollars, une petite fortune en Inde. Les deux trains étaient entrés en collision dans la nuit du 1er au 2 août en raison, selon les premiers éléments de l’enquête, d’une série d’erreurs humaines.
Les cadavres de dizaines de victimes non identifiées de l’une des plus graves catastrophes ferroviaires de l’histoire de l’Inde ont été incinérés collectivement hier sur les berges d’une rivière du nord-est du pays. La collision frontale de deux trains de passagers lundi dernier à Gaisal au Bengale occidental a fait 285 morts. Nombre de cadavres, soit mutilés, soit en voie de décomposition rapide dans un climat de mousson moite, n’avaient pu être identifiés. Les corps de 100 à 150 personnes qui n’avaient pas encore été emmenés par des parents ou déjà incinérés ou enterrés en privé ont été brûlés en soirée sur des bûchers au bord de la rivière Balason, près de la ville de Siliguri, a indiqué M. Milan Banerjee, directeur d’un des hôpitaux de la région où reposaient les victimes. Des religieux...
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