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Actualités - Chronologie

Silence à Belgrade sur les propositions monténégrines

Le pouvoir du président yougoslave Slobodan Milosevic gardait le silence vendredi sur l’adoption la veille par le gouvernement monténégrin d’un document proposant une profonde modification des relations entre le Monténégro et la Serbie. En fin de matinée, aucun responsable du Parti socialiste de Serbie (SPS) de M. Milosevic ou de la Gauche yougoslave (JUL) de son épouse Mira Markovic n’avait fait de commentaire à ce sujet. Les quotidiens progouvernementaux Politika, Politika Ekspres et Borba de vendredi ne contenaient pas un mot sur l’adoption du document monténégrin. La télévision d’État RTS gardait elle aussi un silence absolu sur l’affaire. Seule l’agence officielle Tanjug a mentionné le document monténégrin, mais sans le moindre commentaire, dans une brève dépêche purement factuelle. La dépêche de Tanjug Dans cette dépêche datée de Podgorica, la capitale du Monténégro, l’agence a rapporté l’adoption d’une «plate-forme pour la redéfinition des relations étatiques et juridiques entre le Monténégro et la Serbie». Tanjug cite le titre du document que les autorités monténégrines comptent soumettre bientôt à Belgrade: «Principes des nouvelles relations entre le Monténégro et la Serbie», et en décrit les grandes lignes. L’agence signale, en rapportant des déclarations à la presse du premier ministre monténégrin Filip Vujanovic, que le document propose deux nouveaux noms possibles pour ce qui est actuellement la République fédérale de Yougoslavie (RFY), la «communauté du Monténégro et de la Serbie» ou la «communauté des États du Monténégro et de la Serbie». Le vice-premier ministre serbe Vojislav Seselj, chef du Parti radical serbe (SRS, ultranationaliste), a averti jeudi qu’une tentative du Monténégro de se séparer de la Yougoslavie serait empêchée par «tous les moyens constitutionnels». Mais il s’agissait de la réitération d’une position souvent exprimée par le SRS au cours des derniers mois, et M. Seselj n’a pas commenté directement la nouvelle situation créée par l’adoption de la plate-forme monténégrine.
Le pouvoir du président yougoslave Slobodan Milosevic gardait le silence vendredi sur l’adoption la veille par le gouvernement monténégrin d’un document proposant une profonde modification des relations entre le Monténégro et la Serbie. En fin de matinée, aucun responsable du Parti socialiste de Serbie (SPS) de M. Milosevic ou de la Gauche yougoslave (JUL) de son épouse Mira Markovic n’avait fait de commentaire à ce sujet. Les quotidiens progouvernementaux Politika, Politika Ekspres et Borba de vendredi ne contenaient pas un mot sur l’adoption du document monténégrin. La télévision d’État RTS gardait elle aussi un silence absolu sur l’affaire. Seule l’agence officielle Tanjug a mentionné le document monténégrin, mais sans le moindre commentaire, dans une brève dépêche purement factuelle. La dépêche de...