Barak veut prolonger le retrait israélien jusqu'en février
le 04 août 1999 à 00h00
Le Premier ministre Ehud Barak souhaite repousser à février prochain l’application de la dernière phase du retrait israélien de Cisjordanie, ce qui représente un retard de plusieurs mois sur le calendrier fixé par l’accord de Wye Plantation, ont déclaré mardi ses collaborateurs. L’accord, signé en octobre 1998 par Benjamin Netanyahu et Yasser Arafat puis gelé par l’État hébreu, prévoit le retrait de l’armée israélienne de 13 % de la Cisjordanie en trois phases échelonnées sur 12 semaines, en échange de garanties de sécurité de la part des Palestiniens. La proposition de Barak repousserait au 1er octobre la reprise de la deuxième phase et au 1er février l’application de la dernière phase qui serait couplée avec une «déclaration de principes» sur un accord de paix final traitant du tracé des frontières, des colonies juives et de Jérusalem. Seule la première phase, portant sur 2 % des territoires occupés, a été appliquée jusqu’ici. L’Autorité palestinienne rejette le projet de Barak, publié par les médias israéliens, et exige l’application immédiate de l’accord de Wye. «Nous n’avons pas été informés de ce calendrier et nous ne l’acceptons pas», a dit l’un des négociateurs palestiniens, Mahmoud Abbas. Le président de l’exécutif palestinien, Yasser Arafat, a fait allusion aux difficultés qu’il rencontrait avec le nouveau gouvernement israélien à l’issue d’un entretien mardi avec le ministre des Affaires étrangères finlandais. «Nous avons discuté en détail du processus de paix et des obstacles que nous rencontrons dans l’application de ce qui a déjà été négocié, en particulier l’accord de Wye River», a t-il dit. La proposition de Barak est divulguée deux jours après l’échec des négociations entre Israéliens et Palestiniens sur le sujet. Le Premier ministre israélien a réitéré lundi sa promesse d’appliquer l’accord dans son intégralité, mais a demandé aux Palestiniens de considérer sa proposition.
Le Premier ministre Ehud Barak souhaite repousser à février prochain l’application de la dernière phase du retrait israélien de Cisjordanie, ce qui représente un retard de plusieurs mois sur le calendrier fixé par l’accord de Wye Plantation, ont déclaré mardi ses collaborateurs. L’accord, signé en octobre 1998 par Benjamin Netanyahu et Yasser Arafat puis gelé par l’État hébreu, prévoit le retrait de l’armée israélienne de 13 % de la Cisjordanie en trois phases échelonnées sur 12 semaines, en échange de garanties de sécurité de la part des Palestiniens. La proposition de Barak repousserait au 1er octobre la reprise de la deuxième phase et au 1er février l’application de la dernière phase qui serait couplée avec une «déclaration de principes» sur un accord de paix final traitant du tracé des...
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