ELF-Totalfina La bataille pourrait prendre fin le 3 septembre
le 04 août 1999 à 00h00
La bataille entre les deux groupes pétroliers français pourrait s’achever lors de l’assemblée générale extraordinaire d’Elf du 3 septembre si les actionnaires n’autorisent pas une émission d’actions nouvelles destinées à financer la contre-OPE sur TotalFina. Les analystes financiers jugent cette perspective d’autant plus plausible que les deux compagnies ont au moins 40 % d’actionnaires en commun. Or une augmentation de capital dans une telle situation nécessite le vote des deux tiers des présents ou représentés. «Le 3 septembre, on aura une idée plus claire. Les gros investisseurs qui sont présents dans les deux groupes veulent la fusion et soutiennent le projet de TotalFina, qui a pour lui d’avoir été présenté le premier. En refusant d’autoriser l’émission d’actions nouvelles, ils mettraient fin à l’opération d’Elf», dit un spécialiste d’un courtier français. Une analyste d’une banque parisienne estime qu’«Elf essaie de gagner du temps et les investisseurs pourraient se lasser». Comme la bataille prend un tour acrimonieux et que les espoirs d’un rapprochement amical semblent s’éloigner, les actionnaires d’Elf pourraient «siffler la fin de la partie». Dans les milieux bancaires, on n’exclut pas cette possibilité mais on souligne que le conflit peut réserver bien des surprises et que la justice pourrait être encore sollicitée. «Elf a déjà déposé un recours contre l’avis de recevabilité (du Conseil des marchés financiers) à l’offre de TotalFina et cette démarche risque d’allonger le calendrier si la Cour d’appel décide un sursis à exécution. Elf pourrait multiplier les procédures», explique-t-on dans le camp de TotalFina. En attendant, le P-DG d’Elf, Philippe Jaffré, s’apprête à repartir en «road show» pour tenter de convaincre les investisseurs américains et européens, selon Le Figaro. Les analystes jugent dans l’ensemble que ces efforts ne changeront rien à la situation. «Les choses sont désormais figées. Personne ne prend le projet de séparer le pétrole et la chimie au sérieux», dit l’un d’eux en ajoutant que les cours de Bourse des deux titres reflètent cet état d’esprit. Dans un marché en baisse de 0,53 %, Elf a clôturé en hausse de 2,68 % à 164,9 euros (soit une prime de 1,79 % par rapport à l’offre de TotalFina) dans 678 000 pièces échangées tandis que TotalFina a progressé de 2,62 % à 121,5 euros (soit une décote de 11,28 % par rapport à l’offre d’Elf) dans 914 000 pièces.
La bataille entre les deux groupes pétroliers français pourrait s’achever lors de l’assemblée générale extraordinaire d’Elf du 3 septembre si les actionnaires n’autorisent pas une émission d’actions nouvelles destinées à financer la contre-OPE sur TotalFina. Les analystes financiers jugent cette perspective d’autant plus plausible que les deux compagnies ont au moins 40 % d’actionnaires en commun. Or une augmentation de capital dans une telle situation nécessite le vote des deux tiers des présents ou représentés. «Le 3 septembre, on aura une idée plus claire. Les gros investisseurs qui sont présents dans les deux groupes veulent la fusion et soutiennent le projet de TotalFina, qui a pour lui d’avoir été présenté le premier. En refusant d’autoriser l’émission d’actions nouvelles, ils mettraient...
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