Le secrétaire d’État grec à l’Intérieur, Georges Floridis, a estimé que son pays allait être confronté à un afflux d’immigrés serbes, dans un entretien publié vendredi par le quotidien grec Elefthérotypia. Relevant que «l’arrivée d’une vague de réfugiés du Kosovo a jusque-là été évitée», M. Floridis souligne que la Grèce reste toutefois «exposée au problème des réfugiés, mais sous un autre nom». «Il s’agit des Serbes qui ont perdu leurs emplois, du fait des bombardements, de ceux qui voudront trouver du travail dans le pays qui leur est le plus amical, la Grèce», ajoute-t-il. Ce flux sera important, car de «nombreux Serbes vont être confrontés à un problème immédiat de survie», juge-t-il. Il estime que seule une «généreuse» intervention financière internationale pour reconstruire la Serbie permettra de lutter contre cette émigration, mais qu’elle sera longue à mettre en œuvre. M. Floridis explique par ailleurs l’absence de réfugiés Kosovars albanophones en Grèce tant par la position du gouvernement – qui a exclu d’en accueillir au motif que l’UE n’avait pas adopté de quotas de répartition entre ses membres – que par la méfiance de cette population envers la Grèce. «Au vu du climat proserbe prévalant, ces réfugiés n’ont pas montré de dispositions à venir» en Grèce, déclare-t-il. Chose impensable en Europe occidentale, à Athènes, des sans-abris se livrent à la mendicité avec, à leur côté, un petit écriteau en carton portant cette inscription : «Eimai Serbos Orthodoxos» («je suis serbe-orthodoxe»).
Le secrétaire d’État grec à l’Intérieur, Georges Floridis, a estimé que son pays allait être confronté à un afflux d’immigrés serbes, dans un entretien publié vendredi par le quotidien grec Elefthérotypia. Relevant que «l’arrivée d’une vague de réfugiés du Kosovo a jusque-là été évitée», M. Floridis souligne que la Grèce reste toutefois «exposée au problème des réfugiés, mais sous un autre nom». «Il s’agit des Serbes qui ont perdu leurs emplois, du fait des bombardements, de ceux qui voudront trouver du travail dans le pays qui leur est le plus amical, la Grèce», ajoute-t-il. Ce flux sera important, car de «nombreux Serbes vont être confrontés à un problème immédiat de survie», juge-t-il. Il estime que seule une «généreuse» intervention financière internationale pour reconstruire la...
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