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Actualités - Chronologie

Tennis - Roland Garros Sampras maudit, Kuerten favori(photos)

Pete Sampras a sombré au deuxième tour des Internationaux de France de tennis au terme d’une journée également marquée par les contre-performances des joueuses françaises. Sampras, qui avait dû batailler plus de quatre heures pour franchir le premier tour face au Costaricain Juan Antonio Marin, s’est incliné en quatre manches 7-5, 1-6, 6-4, 6-3 face à l’Ukrainien Andreï Medvedev. Longtemps parmi les meilleurs spécialistes de la surface – il avait atteint les demi-finales en 1993 –, Medvedev a plongé à la 100e place mondiale. Mais face à un Sampras repris par ses démons, il a retrouvé par moments le tennis qui en avait fait le 4e joueur mondial en 1994. Sa victoire le ramène dans la lumière et renvoie l’Américain à ses doutes. Avec la sortie prématurée de Sampras, qui s’ajoute aux éliminations du Suédois Thomas Enqvist (N°16) et de l’Australien Mark Philipoussis (N°10), le bas du tableau ressemble de plus en plus à un cimetière pour têtes de série qui pourrait faire les beaux jours de Gustavo Kuerten. Couronné à la Porte d’Auteuil en 1997 avant d’être détrôné au second tour l’année suivante, le Brésilien, tête de série numéro huit, a disposé jeudi de l’Argentin Guillermo Canas, 83e mondial, en quatre manches 6-2, 6-3, 3-6, 6-2. Vainqueur cette saison à Monte-Carlo et Rome, «Guga» fait figure de grand favori de la Quinzaine. Et il pourrait retrouver en quart l’espoir français Arnaud Di Pasquale. Classé 61e à l’ATP, le champion du monde junior 1997 a remonté un handicap de deux sets pour s’imposer au Biélorusse Max Mirnyi, issu des qualifications, sur le score de 4-6, 6-7, 7-5, 6-3, 6-3 en trois heures et demie de jeu. Sa qualification samedi pour les quarts de finale face au Norvégien Christian Ruud est envisageable. Autre espoir tricolore, le Marseillais Sébastien Grosjean, 34e, a lui aussi franchi le cap du deuxième tour en disposant de Magnus Larsson 6-4, 2-6, 7-6, 6-2. Le finaliste surprise du tournoi de Key Biscayne, en mars dernier, sera opposé à l’Autrichien Stefan Koubek, 65e mondial, pour une place en huitième de finale. Les deux hommes se sont déjà rencontrés en finale à Atlanta le 2 mai et l’Autrichien s’était imposé 6-1, 6-2. Le troisième Français engagé ce jeudi, Nicolas Escudé, avait le redoutable privilège d’affronter l’Australien Pat Rafter, troisième mondial. La nuit a interrompu la partie. Rafter mène 7-5, 6-0. Autre match reporté à vendredi en raison de l’obscurité, le choc hispano-espagnol entre Alex Corretja, tête de série numéro six, et Fernando Vicente, 62e à l’ATP Tour, a tenu ses promesses. Les deux joueurs, «crocodiles», spécialistes de la terre battue, étaient à égalité 6-3, 6-4, 3-6, 6-7 (4-7). Pierce, Tauziat chutent Dans le tableau féminin, les (mauvaises) surprises sont venues des Françaises. Elles étaient quatre classées têtes de série. Au terme du deuxième tour, seule reste en lice Julie Halard, victorieuse jeudi, qu’accompagne Nathalie Dechy, 29e, qui affronte vendredi l’Autrichienne Barbara Schwartz (125e). Mary Pierce, tête de série numéro huit, et Nathalie Tauziat (numéro neuf) ont rejoint en revanche Sandrine Testud au nombre des têtes de série éliminées prématurément du tournoi. Inconstante, fébrile, Pierce s’est inclinée face à l’Espagnole Conchita Martinez 4-6, 6-3, 6-3 au terme de deux heures et 41 minutes d’un match tendu marqué par les avertissements infligés aux deux joueuses pour dépassement de temps. Tauziat, qui n’a jamais vraiment brillé sur la terre battue parisienne hormis une place de quart de finaliste en 1991, a été sortie par l’Espagnole Gala Leon-Garcia, 42e joueuse mondiale, en deux sets secs 6-2, 6-4. Et la journée s’est achevée sur une autre note négative pour les Françaises, Amélie Mauresmo se foulant la cheville droite lors de son match de double avec Halard face à Jana Novotna et Natacha Zvereva. Davenport de justesse face à l’espoir du tennis belge L’Américaine Lindsay Davenport, tête de série numéro 2, a dû batailler ferme jeudi pour venir à bout de la résistance de l’espoir du tennis belge, Justine Hénin, classée 121e au classement WTA. Au terme d’une heure et 45 minutes d’un match terriblement indécis, l’Américaine se qualifie pour le troisième tour sur le score de 6-3, 2-6, 7-5. Mais la jeune Belge, âgée de seize ans, est passée bien près de l’exploit, servant pour le match à 5-4 dans l’ultime manche. «C’était vraiment un combat pour moi aujourd’hui», déclare Davenport dans ses propos d’après-match. «Cette fille est très bonne, je ne savais pas grand-chose d’elle et lorsque vous rencontrez quelqu’un que vous n’avez jamais vu jouer, vous ne savez jamais à quoi vous attendre». «Le point positif, poursuit la Californienne peu satisfaite de sa propre performance, c’est que je savais qu’elle était jeune et qu’elle n’avait probablement jamais joué un match comme celui- là». «La différence, c’est qu’elle était numéro deux mondiale et moi 121e», reconnaît Justine Hénin, qui regrette aussi d’avoir manqué «un peu de condition physique sur la fin». «Je suis déçue et très heureuse à la fois. Déçue parce que je n’étais qu’à un jeu de la victoire et qu’on n’aime jamais perdre, heureuse parce que je sais que je peux accrocher des joueuses comme ça». Dans un central inondé de soleil, Justine Hénin est la première à se mettre en évidence en prenant le service de son adversaire. Encouragée par la bruyante colonie belge qui a pris place dans les gradins, elle met Davenport en difficulté par la force de ses coups délivrés du fond du court. La Californienne parvient pourtant à effacer son retard et s’impose dans la première manche en 25 minutes. Pour Hénin, c’est sans doute là que s’est joué le match. Pourtant, ce revers n’affecte pas la jeune Belge, dotée d’une confiance à toute épreuve. Quasiment inconnue sur le circuit féminin au début du mois, Justine Hénin a éclaté au grand jour il y a deux semaines en s’imposant à Anvers, son premier tournoi WTA disputée à la faveur d’une invitation. Entrée dans le tableau final des Internationaux de France par la petite porte des qualifications, elle livre un match plein dans la deuxième puis dans la troisième manche, frappant depuis le fond du court des revers d’une rare violence dans le tennis féminin. Elle boucle la deuxième manche en 32 minutes et poursuit sur le même rythme dans le dernier set, prenant aussitôt le service de Davenport, qui s’accroche pour rester dans la partie et parvient à annuler l’avantage. « Elle a un grand avenir » À 4-4, Hénin s’empare une nouvelle fois du service de Davenport et sert pour le match. Mais, trahie par son service et son manque d’expérience, elle cède son engagement sur un jeu blanc, par une double faute. Sa chance est passée. Davenport passe devant pour la première fois de la dernière manche et, à 6-5, se procure trois balles de match. Les deux premières sont sauvées par Hénin. Sur la troisième, elle dévisse son revers et s’incline face à l’ancienne numéro un mondiale. Au prochain tour, Davenport, guère à son aise sur la terre battue d’Auteuil où elle n’a jamais fait mieux qu’une place de demi-finaliste, affrontera la Colombienne Fabiola Zuluaga pour une place en huitième de finale. Quant à Hénin, championne junior ici-même en 1997, elle s’affirme malgré la défaite comme un des grands espoirs du tennis féminin. «Elle est jeune, elle est très talentueuse», dit d’elle Davenport, qui prédit à son adversaire du jour un «grand avenir». «Il faut la voir jouer sur d’autres surfaces, mais je pense qu’elle peut entrer dans le Top 20 l’année prochaine». Autres qualifiées de la matinée dans le tableau féminin, l’Allemande Steffi Graf, l’Américaine Monica Seles, tête de série numéro 3, et la Russe Anna Kournikova, 18e mondiale. Graf, quintuple vainqueur de Roland-Garros, s’est débarrassée de l’Argentine Ines Gorrochategui en deux manches 6-2, 6-4. Seles et Kournikova ont livré à distance des parties au profil similaire. Breakées rapidement dans la première manche, elles ont su revenir pour s’imposer au final sans grandes difficultés. Finaliste l’an passé, Seles a disposé de la Bulgare Lubomira Bacheva 6-3, 6-4 en 1h18 de jeu, pendant que Kournikova se débarrassait sur le court N°1 de l’Américaine Amy Frazier 6-4, 6-1 en une heure de jeu. Déclaration Justine Hénin (battue par Lindsay Davenport 6-3, 2-6, 7-5): «J’ai joué de nombreux matches récemment et j’étais un peu fatiguée. Surtout, c’était mon premier grand match à ce niveau. Je n’ai pas l’expérience de telles rencontres. Au début, je n’étais pas trop nerveuse. J’ai même mené 3-1 dans le premier set. Puis, je me suis mise à penser que j’étais en train de faire quelque chose de bien et c’est sans doute là que j’ai perdu le match. Par contre, à 5-4 dans le troisième set, je n’étais pas trop nerveuse. Je suis très déçue et très satisfaite en même temps. Le niveau de mon jeu a été bon, mais personne n’aime perdre».
Pete Sampras a sombré au deuxième tour des Internationaux de France de tennis au terme d’une journée également marquée par les contre-performances des joueuses françaises. Sampras, qui avait dû batailler plus de quatre heures pour franchir le premier tour face au Costaricain Juan Antonio Marin, s’est incliné en quatre manches 7-5, 1-6, 6-4, 6-3 face à l’Ukrainien Andreï Medvedev. Longtemps parmi les meilleurs spécialistes de la surface – il avait atteint les demi-finales en 1993 –, Medvedev a plongé à la 100e place mondiale. Mais face à un Sampras repris par ses démons, il a retrouvé par moments le tennis qui en avait fait le 4e joueur mondial en 1994. Sa victoire le ramène dans la lumière et renvoie l’Américain à ses doutes. Avec la sortie prématurée de Sampras, qui s’ajoute aux éliminations du...