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Actualités - Chronologie

Dans le monde Un train plein pour Chéreau(photos)

Incompris ou envié? Personne en France ne semble estimer Patrice Chéreau à sa juste valeur. Il a plusieurs fois mérité le César du meilleur film, mais la récompense lui est toujours passée sous le nez. Cette année, impossible de contourner l’extraordinaire talent du metteur en scène dans «Ceux qui m’aiment prendront le train» ; le César de la réalisation était inévitable. Chéreau est touché de cette reconnaissance. Mais est-ce suffisant? Portrait de celui qu’on peut considérer, sans hésiter, comme l’un des meilleurs réalisateurs français. Né le 2 novembre 1944 à Lezigne, en France, Chéreau ne réalise son premier film qu’en 1974 : La Chair de l’orchidée. Après Judith Therpauve, en 1978, c’est avec L’Homme blessé qu’il connaît son premier grand succès et reçoit le César du meilleur scénario original. Depuis, Chéreau a fait cinq films, en moyenne un tous les quatre ans. La Reine Margot, en 1994, est présenté en grande pompe au Festival de Cannes. Ni le réalisateur, ni sa vedette Isabelle Adjani n’en sortent satisfaits. Le film est quand même récompensé du Prix du jury et Virna Lisi est votée meilleure actrice. Aux Césars, malgré ses douze nominations, le film n’obtient rien. C’est à se demander si l’Académie a un quelconque grief contre le cinéaste. La Reine Margot, une des superproductions les mieux réussies du cinéma français, dont la réalisation était plus qu’intéressante et les prestations fantastiques (Adjani, Lisi mais aussi Vincent Perez que l’on retrouve dans Ceux qui m’aiment prendront le train), méritait une meilleure reconnaissance. Résultat, Chéreau reste peu sûr de lui-même ; on l’appelle d’ailleurs souvent «l’homme stressé». «À Cannes l’an dernier, la critique s’est enthousiasmée pour Ceux qui m’aiment prendront le train, puis il fut oublié, comme par enchantement», se désole-t-il lors d’un entretien avec Raya Abi-Rached, quelques jours avant les Césars 99. Le public ne l’a pas apprécié... À la question de savoir s’il se considérait comme un des chefs de file du cinéma français, il répond, humblement : «Je ne sais pas, mais j’espère que les spectateurs penseront cela un jour!». Une carrière éclectique S’il a écrit la majorité des scénarios de ses films (sauf Le temps et la chambre et Contre l’oubli), Patrice Chéreau est reconnu aussi comme un grand metteur en scène de théâtre. Entre La Reine Margot et Ceux qui m’aiment prendront le train, il a remonté une pièce de théâtre Dans la solitude des champs avec son partenaire de longue date Pascal Gregorry (personnage principal dans Le Train). Il a également joué dans une longue série de films notamment Lucie Aubrac, The Last of the Mohicans de Michael Mann, Adieu Bonaparte de Youssef Chahine et Danton de Andrzej Wajda. Un créateur à suivre.
Incompris ou envié? Personne en France ne semble estimer Patrice Chéreau à sa juste valeur. Il a plusieurs fois mérité le César du meilleur film, mais la récompense lui est toujours passée sous le nez. Cette année, impossible de contourner l’extraordinaire talent du metteur en scène dans «Ceux qui m’aiment prendront le train» ; le César de la réalisation était inévitable. Chéreau est touché de cette reconnaissance. Mais est-ce suffisant? Portrait de celui qu’on peut considérer, sans hésiter, comme l’un des meilleurs réalisateurs français. Né le 2 novembre 1944 à Lezigne, en France, Chéreau ne réalise son premier film qu’en 1974 : La Chair de l’orchidée. Après Judith Therpauve, en 1978, c’est avec L’Homme blessé qu’il connaît son premier grand succès et reçoit le César du meilleur...