Déjà réputé pour ses perles noires et son coprah (amande de noix de coco), l’archipel des Tuamotu, en Polynésie française, le sera peut-être aussi bientôt pour son «vin de corail». C’est en tout cas l’ambition de la société Ampélidacées, qui gère aujourd’hui trois hectares de vignes sur l’atoll de Rangiroa et vient d’annoncer à la presse locale ses premières vendanges pour la fin de l’année. Elle espère commercialiser en 2002 ses premières bouteilles. «Je pense que ce sera un vin fruité, plein d’arôme», croit pouvoir annoncer le PDG de la société, Dominique Auroy, qui a eu l’idée de ce projet en 1992 et y a déjà injecté 6,6 millions de francs. Son «vignoble» est un quadrilatère de 400 mètres sur 80 mètres, sur un îlot désert de la barrière de corail qui entoure le lagon de Rangiroa. Cinq mille ceps de 33 cépages différents taillés en pergola y poussent grâce à un arrosage au goutte-à-goutte. Dominique Auroy est parti du constat que la Polynésie française importe 400 tonnes de raisin de table et 3,5 millions de litres de vin par an, principalement de France, du Chili, de Nouvelle-Zélande et des États-Unis. Des cultures-tests ont été effectuées pendant plusieurs années dans différentes îles de Polynésie française et ont montré que, sur les îles hautes, la croissance des vignes était ralentie par des maladies liées à une trop forte humidité. Ce n’est pas le cas aux Tuamotu, où les 5 000 ceps de la plantation de Rangiroa absorbent chaque jour 12 m3 d’eau prélevés dans la nappe saumâtre qui gît sous les atolls. Les pieds reçoivent également un apport acide et ferrique. La société Ampélidacées affirme maîtriser le cycle de la vigne, qui ne connaîtra pas d’hiver sous ce climat tropical, et ses prévisions de récoltes ont de quoi surprendre. Selon elle, chaque cep devrait donner en moyenne 2,3 récoltes par an. La société affirme également qu’elle pourra effectuer une récolte de raisin de table par mois dans un futur proche. Elle espère s’étendre, d’ici trois ou quatre ans, sur une centaine d’hectares et produire un vin de «renommée internationale». Vin de corail ou Château Rangiroa, il reste à lui trouver un nom...
Déjà réputé pour ses perles noires et son coprah (amande de noix de coco), l’archipel des Tuamotu, en Polynésie française, le sera peut-être aussi bientôt pour son «vin de corail». C’est en tout cas l’ambition de la société Ampélidacées, qui gère aujourd’hui trois hectares de vignes sur l’atoll de Rangiroa et vient d’annoncer à la presse locale ses premières vendanges pour la fin de l’année. Elle espère commercialiser en 2002 ses premières bouteilles. «Je pense que ce sera un vin fruité, plein d’arôme», croit pouvoir annoncer le PDG de la société, Dominique Auroy, qui a eu l’idée de ce projet en 1992 et y a déjà injecté 6,6 millions de francs. Son «vignoble» est un quadrilatère de 400 mètres sur 80 mètres, sur un îlot désert de la barrière de corail qui entoure le lagon de Rangiroa....
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