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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : retour au calme

Le calme est revenu sur le marché des changes de Beyrouth en ce début de semaine, les opérateurs semblant rassurés quant à l’impact des événements de jeudi dernier sur la stabilité monétaire. C’est ainsi que l’offre du dollar, de réticente qu’elle était à la veille du week-end, a été hier plus disposée à se placer en l’absence toujours d’une demande en cette monnaie supérieure aux besoins commerciaux courants du pays. Le maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du billet vert, entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, a donc contribué à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Mais, c’est grâce à l’apparition d’une certaine offre du dollar sur le marché en l’absence d’une contrepartie correspondante à l’achat que la devise américaine devait se négocier finalement tout près du bas de cette fourchette d’intervention de la BDL entre 1 502,00 et 1 503,00 LL, après un départ entre 1 509,00 et 1 511,00 LL, puis entre 1 507,00 et 1 509,00 LL. Cette évolution ne s’est pourtant guère accompagnée d’un regain d’activité, fait-on remarquer dans les milieux cambistes de la place, où l’on estime le volume d’affaires de la journée d’hier à quelque six millions de dollars, entièrement échangés par les établissements de crédit, sans aucune intervention de la BDL. Le dollar en reprise avec Wall Street À l’étranger, le dollar était en reprise hier, sur les marchés des changes internationaux, profitant de la hausse de Wall Street à la veille de la réunion sur deux jours dès aujourd’hui du comité de l’open market de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui devrait déboucher sur un resserrement des rênes du crédit aux États-Unis. Le billet vert profitait également d’une révision en hausse à 99 milliards de dollars de l’excédent budgétaire américain en 1998/99 par la Maison Blanche, contre un surplus de 79 milliards avancé en janvier. Dans ce contexte, le président Bill Clinton a affirmé hier que la dette nationale américaine pourra être entièrement épongée d’ici l’an 2015 grâce aux surplus budgétaires sur les prochaines années. Pour sa part, l’euro restait sous pression après la publication de statistiques décevantes en Italie, où les ventes au détail ont connu une hausse anémique de 1,5 % en avril par rapport à la période correspondante en 1998, soit la plus faible hausse depuis septembre dernier. En outre, la dette accumulée par le Trésor italien a continué de se creuser cette année pour atteindre 1 258 milliards d’euros à la fin mars. Quoi qu’il en soit, l’attention du marché est restée focalisée sur la réunion de la Fed, aujourd’hui et demain. Les opérateurs ont déjà anticipé un relèvement d’un quart de point en pourcentage à 5 % du taux interbancaire au jour le jour, mais restent vigilants dans la crainte d’une hausse d’un demi-point. La décision de la Banque centrale colombienne d’élargir la marge de fluctuation du peso face au dollar, dévaluation de facto de 9 %, a été interprétée par certains comme pouvant dissuader la Fed de relever les taux américains d’un demi-point en pourcentage par crainte de nouvelles turbulences monétaires en Amérique latine. Dans ces conditions, le dollar s’est montré plus enclin à la hausse face aux monnaies européennes que vis-à-vis du yen dont la force semble expliquer l’hésitation du dollar à se reprendre face à cette devise. Il s’est négocié ainsi à New York comme suit : – 1,0347 pour un euro contre 1,0430, vendredi dernier – 1,5820 pour un sterling contre 1,5875 – 1,8900 DM contre 1,8755 – 6,3386 FF contre 6,2905 – 1,5452 FS contre 1,5325 – 1 871,10 lires contre 1 856,80 – 121,23 yens contre 121,45. Bourse de Beyrouth : poursuite de la dépression Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth est restée déprimée en ce début de semaine, comme en témoigne le peu d’intérêt manifesté par les opérateurs pour les placements en valeurs libanaises cotées. Ainsi, malgré la hausse des actions de Solidere A et des Ciments libanais, le restant de la cote continuait à être déserté, notamment dans le secteur bancaire. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a très légèrement augmenté de 0,04 % à 77,51 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 178,62 points. Quant à l’activité du marché, elle s’est davantage contractée pour ne pas dépasser quelque 75 927 actions d’une valeur globale de 75 300 dollars. Wall Street : marché bien orienté Sur les autres grandes places, Wall Street a entamé la semaine du bon pied après avoir perdu 2,8 % la semaine précédente, dans un marché qui attend avec une certaine perplexité la décision de la Fed sur un éventuel relèvement des taux d’intérêt américains demain. Les statistiques publiées hier ont montré une progression de 0,6 % des dépenses de consommation des ménages aux États-Unis le mois dernier, soit dans une proportion plus grande que la hausse de 0,4 % des revenus personnels des Américain, alors que le taux d’épargne est resté négatif de 1,2 % pendant la même période. Cela étant, la plupart des observateurs ont estimé hier que la Fed ne devrait relever son taux interbancaire au jour le jour que d’un quart de point en pourcentage à 5 %, ce qui a déjà été très largement anticipé la semaine dernière, appelant même à une correction des excès commis à la baisse de plusieurs grandes valeurs. Ainsi, malgré l’incertitude qui demeure sur ce que la Fed fera lors de ses deux réunions d’août et d’octobre, si les statistiques d’ici là ne sont pas bonnes, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a opéré hier un bond spectaculaire d’un plus bas à 10 555,88 points à un plus haut à 10 691,56 points, avant d’afficher en préclôture 10 679,52 points, en hausse de 126,96 points sur vendredi dernier. Les Bourses européennes diversement orientées Excepté Paris, Francfort et Milan, les Bourses européennes ont reculé dans des volumes limités hier, plombées par l’anxiété des investisseurs avant la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (FOMC) mardi et mercredi. Certains opérateurs estiment que la hausse de 25 points de base du taux de Fed funds est un scénario trop optimiste et ils craignent une hausse plus importante ou un mouvement qui soit le prélude à d’autres relèvements. «Les marchés européens ont perdu leur dynamique, a expliqué un opérateur allemand. La réunion de la Fed fait peser une épée de Damoclès sur la tête des marchés. Personne ne veut prendre de décisions avant cela et même après, parce qu’il est peu probable qu’il y ait un signe certain». Finalement, Paris a gagné 1,09 %, Francfort 1,05 % et Milan 0,20 %, mais Londres a perdu 0,46 %, les valeurs suisses 0,26 %, Amsterdam 0,25 %, Madrid 0,50 % et Bruxelles 0,14 %. L’indice DJ Euro Stoxx 50 a pris 0,43 % tandis que l’Eurotop 100 a cédé 0,07 %. Bond de Deutsche Telekom Aux télécommunications, Deutsche Telekom a bondi de 1,27 % à 40 euros pour sa première séance après la mise sur le marché de nouveaux titres. Mais, selon des opérateurs, le titre devrait rencontrer une forte résistance à 45 euros, qui était le haut de la fourchette du prix fixé pour l’introduction de ses nouvelles actions. «À 45, il y a sans aucun doute un plafond pour le titre», dit un opérateur. Tokyo : en hausse La Bourse de Tokyo a terminé lundi en hausse de 1 %, avec un marché entièrement focalisé sur la prochaine réunion de la Réserve fédérale américaine, a-t-on appris de source de marché. L’indice Nikkei 225 a gagné 174,06 points pour finir à 17 610,58 points. L’indice élargi Topix a progressé de 8,05 points à 1 417,46. Les échanges ont atteint 336,84 millions de titres, contre 468,44 millions vendredi.
Le calme est revenu sur le marché des changes de Beyrouth en ce début de semaine, les opérateurs semblant rassurés quant à l’impact des événements de jeudi dernier sur la stabilité monétaire. C’est ainsi que l’offre du dollar, de réticente qu’elle était à la veille du week-end, a été hier plus disposée à se placer en l’absence toujours d’une demande en cette monnaie supérieure aux besoins commerciaux courants du pays. Le maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du billet vert, entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, a donc contribué à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Mais, c’est grâce à l’apparition d’une certaine offre du dollar sur le marché en l’absence d’une contrepartie...