Des success story, il y en a de nombreuses chez les Libanais, dans les domaines économiques, industriels, commerciaux et financiers, mais il y en a aussi chez les Libanais exerçant leur activité dans le domaine technologique et scientifique à l’étranger. Et si elles font toutes rêver, certaines ouvrent en plus de nouvelles perspectives pour le Liban (et au Liban) pour des milliers de jeunes en mal d’avenir. Or, c’est bien aux jeunes générations et à l’avenir du Liban que pense Salim Michel Eddé en cherchant depuis plus de trois ans à intégrer notre pays dans le circuit mondial de la production des logiciels et de la création informatique. Dans ce domaine, Salim Eddé s’est imposé sur les grandes places financières mondiales par l’intermédiaire de sa société Murex, grâce à son dynamisme, son esprit d’entreprise et son acharnement au travail. Au départ, rien ne le destinait à faire carrière et à réussir aussi brillamment dans le domaine de l’informatique, puisqu’il est diplômé de l’École polytechnique (France), qu’il est diplômé en génie chimique de MIT (États-Unis) et qu’il a travaillé pendant deux ans dans une raffinerie de pétrole d’ELF en France. Mais, comme il le dit lui-même, ce n’est que sur les conseils de son père et de son frère Jean-Gabriel qu’il a décidé d’arrêter momentanément son travail pour retourner aux études, intégrant l’Université de Chicago où il obtient un MBA. C’est là qu’il découvre le monde de la finance et que sa passion des mathématiques lui permet de se recycler très rapidement dans le domaine de la conception et de l’édition des logiciels (Software), presque à la même époque où les géants de l’informatique mondiale entrent dans un cycle de croissance vertigineuse qui a, en fait, bouleversé les règles de l’économie et de la finance dans le monde. C’est ainsi qu’en 1986, il décide de créer à Paris, avec un camarade polytechnicien français, Laurent Néel, sa propre société, Murex (du nom du mollusque dont les Phéniciens tiraient la pourpre), spécialisée dans la conception et l’édition de logiciels destinés aux grandes banques et aux autres institutions financières internationales. Cette société ayant connu un succès immédiat, il encourage son dernier frère, Élias, qui commençait ses études à l’École centrale de Paris, à coopérer avec lui, avant même l’obtention de son diplôme. Puis Salim Eddé est rejoint successivement par son deuxième frère Jean-Gabriel, diplômé d’HEC (Paris), par son beau-frère Philippe Pierre Hélou, ingénieur diplômé de l’Université de Berkeley (USA) et détenteur d’un MBA de ladite université, puis enfin par son troisième frère Maroun, polytechnicien comme lui et détenteur d’un MBA de la Wharton University (USA). Les quatre frères Eddé, leur beau-frère Philippe Hélou et Laurent Néel gèrent collectivement aujourd’hui cette société. Au fil des années et grâce au travail acharné de tous et aux innovations techniques constantes de son équipe de concepteurs, Murex s’est agrandie. Elle regroupe actuellement près de 140 ingénieurs de très haut niveau, dont 30% de Libanais diplômés pour la plupart de l’Esib (École supérieure d’ingénieurs de Beyrouth) et recrutés sur place chaque année avant même la fin de l’année universitaire terminale. En fait, le groupe englobe à l’heure actuelle des sociétés-sœurs mais ayant des gestions indépendantes : Murex proprement dite à Paris, Murex North America à New York, Murex Asia à Tokyo et Murex Systems à Beyrouth. Le chiffre d’affaires de l’ensemble des sociétés du groupe est en constante et forte augmentation annuelle. Murex Systems a été créée à Beyrouth en 1996 dans le but non pas de commercialiser les logiciels développés par Murex France au Moyen-Orient dont le marché pour ce genre de programmes reste infime, mais bien pour y développer de nouveaux logiciels destinés aux marchés internationaux. Or, Murex Systems emploie une équipe d’ingénieurs qui assure une partie de la maintenance des programmes vendus par Murex France en Europe ainsi que le contrôle de qualité de ceux-ci, mais Murex Systems n’est toujours pas «passée à la vitesse supérieure» qui consisterait à créer et à commercialiser ses propres logiciels, alors que c’est cette activité de création qui est la plus forte source de croissance dans l’industrie informatique. Pourquoi ceci n’a-t-il pas été possible jusqu’à présent au Liban pour Murex et aussi pour de très nombreuses autres sociétés qui créent des logiciels et les éditent à travers le monde ? Deux handicaps… Salim Eddé est, ici, ferme et explicite. Jusqu’à présent, dit-il, deux obstacles majeurs avaient empêché le pays de décoller dans le domaine de la production informatique et de la création et de l’édition de logiciels. – D’abord l’absence d’une loi protégeant au Liban la propriété intellectuele et scientifique. – Ensuite l’absence de conventions fiscales entre le Liban d’une part et des pays tels que les États-Unis et l’Union européenne (notamment la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne) d’autre part. Il est clair que l’absence d’une loi protégeant la propriété intellectuelle et scientifique a constitué, jusqu’à ce jour, un handicap très lourd pour notre pays, car le refus d’adopter une telle loi était perçu, en fait, par la communauté internationale comme une approbation tacite par le Liban de la piraterie et de la spoliation des droits des inventeurs, des créateurs et des propriétaires des logiciels et autres produits informatiques, intellectuels ou scientifiques. Ce handicap est heureusement levé, maintenant, après le vote mouvementé par le Parlement de la loi instituant enfin la protection de la propriété intellectuelle et scientifique, ce qui a évité que le Liban ne soit sur la liste noire des pays pratiquant ou protégeant la piraterie. Quant au deuxième handicap, qu’il est absolument vital de surmonter, il consiste dans le fait que la plupart des pays industriels imposent une taxe à l’importation sur les redevances payées au moment de l’entrée sur le territoire de toute production intellectuelle ou scientifique, c’est-à-dire dans notre cas particulier sur les logiciels qui seraient créés et exportés par des sociétés installées au Liban. C’est ce qu’on appelle en anglais une Withholding Tax on Royalties. Elle est perçue par la douane du pays importateur sur le prix brut du produit importé. La Withholding Tax on Royalties s’élève à : 30 % – aux USA 30 % – en Australie 33,33 % – en France 25 % – en Grande-Bretagne 25 % – en Allemagne 25 % – au Canada 20 % – au Japon etc. Ainsi, même si le taux de l’impôt sur le revenu ne s’élève qu’à 10 % sur les bénéfices réalisés au Liban (il sera porté bientôt à 15 %), l’existence de cette taxe est une charge insupportable pour un éventuel investisseur qui renoncerait alors à s’installer dans notre pays : son prix de vente serait obéré d’une taxe supplémentaire s’élevant à 30 ou 33 % sur ses redevances et le rendrait ainsi incapable de concurrencer la production d’autres pays exonérés de cette taxe, comme les pays faisant partie de l’Union européenne et les États-Unis ou d’autres comme l’Irlande et Israël qui bénéficient d’accords fiscaux spéciaux les dispensant totalement ou partiellement de cette taxe. Pour l’Irlande, par exemple, les taux suivants sont actuellement appliqués : 0 % aux USA, en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne et en Italie, 10 % au Japon et en Australie et 15 % au Canada etc. Ce traitement préférentiel a été, en fait, l’un des facteurs principaux du boom économique que connaît l’Irlande , qui produit 40 % des logiciels commercialisés en Europe ; et qui, avec 3 millions d’habitants seulement, est le second éditeur mondial de logiciels après les États-Unis ! En ce qui concerne le Liban, tout le monde sait qu’aucune aide financière à la mesure des pertes immenses subies par le pays durant la guerre ne lui a été jusqu’ici accordée; cette absence d’aide est d’ailleurs une des principales causes de l’endettement et de la crise économique dont souffre le pays. Si les pays amis tels que les États-Unis et les pays de l’Union européenne (notamment la France) veulent vraiment aider le Liban, sans avoir à supporter la charge d’une contribution financière directe, souvent difficile à faire approuver par leurs organes exécutifs ou législatifs, ils ont la possibilité d’aboutir au même résultat et d’aider le Liban en concluant avec lui des accords d’exonération de la taxe sur les redevances (Withholding Tax on Royalties) qui favoriseraient l’installation au Liban de nombreuses sociétés internationales, ce qui aurait un impact extrêmement positif au niveau tant des investissements, que de l’emploi, de l’immobilier et des recettes du Trésor. Sur base d’une note explicative établie il y a trois ans par Jean-Gabriel Eddé, le ministère libanais des Finances avait adressé le 15 septembre 1998 une demande au ministère français des Finances en vue de négocier la suppression de cette taxe, mais les démarches avaient été stoppées en raison du changement de gouvernement. Cette négociation devrait être reprise au plus tôt, d’autant que l’actuel ministre ds Finances mesure l’importance capitale d’une telle convention fiscale. C’est là le grand projet de Salim Eddé sur lequel il est intarissable qu’il souhaite réaliser et qu’il estime vital pour l’avenir du Liban. Il considère que la conception, la production et l’édition de logiciels (Software), qui est désormais en quelque sorte une des principales «industries de pointe» dans le monde, sont à la portée du Liban qui possède les mêmes avantages et bénéficie du même capital de sympathie que l’Irlande et qui peut, en quelques années, occuper une place de premier plan dans le peloton de tête des pays spécialisés dans cette haute technologie. En effet, la création et l’édition de logiciels n’a besoin ni de matières premières, ni de gros capitaux, ni de marché intérieur important, ni, non plus, de main-d’œuvre nombreuse et à bon marché, qui sont des conditions indispensables dans le domaine industriel traditionnel, mais qui font défaut au Liban. …et des atouts Par contre, poursuit Salim Eddé, le Liban possède des atouts importants, qui sont déterminants, dans le domaine de l’informatique et des logiciels, qu’il résume comme suit : - Le premier atout est l’existence d’un système scolaire et universitaire séculaire et réputé, qui permet à un grand nombre de diplômés libanais de haut niveau de constituer le vivier où les grandes sociétés qui voudraient s’installer au Liban trouveraient sur place le personnel qualifié dont elles ont besoin. Des dizaines de milliers de diplômés libanais de haut niveau ont été contraints depuis le début de la guerre, et même bien avant cette date, de s’expatrier parce qu’ils ne trouvaient pas dans le pays des emplois compatibles avec leurs compétences et leurs qualifications. De nos jours, de très nombreux jeunes Libanais continuent chaque année à suivre le chemin de l’exil involontaire pour les mêmes motifs et cette hémorragie permanente constitue aux yeux de Salim Eddé le danger le plus grave pour l’avenir du pays qui perd ainsi ses forces vives et s’appauvrit sans arrêt. Par contre, si la tendance est inversée et si les conditions sont réunies pour la création au Liban d’emplois hautement qualifiés, il pense que non seulement les nouveaux diplômés resteront et travailleront sur place, mais que des milliers et des milliers de Libanais expatriés seront ravis de pouvoir revenir et d’inciter les sociétés internationales avec lesquelles ils travaillent à s’installer dans notre pays et à y transférer aussi une partie de leur personnel non libanais, pour le plus grand bénéfice de notre économie. Mais, ici, Salim Eddé tire la sonnette d’alarme. Il a constaté en effet une certaine baisse de niveau dans les écoles et les universités qui, si l’on n’y prend garde, constitue un danger pour l’avenir du pays et risque de lui faire perdre un de ses atouts. Dans le monde actuel, la compétition est désormais mondiale et les frontières sont pratiquement tombées. On risque donc de voir non seulement nos jeunes réduits au chômage, mais aussi notre pays envahi par des étrangers qui, eux, auront les qualifications qui manqueraient à nos jeunes et qui occuperaient les places qui leur reviennent. - Le deuxième atout traditionnel du Liban aux yeux de tout investisseur local ou étranger, est le système libéral qui a été maintenu et préservé en dépit de toutes les guerres, de toutes les invasions et de toutes les vicissitudes politiques et économiques. Les libertés politiques, économiques, culturelles et religieuses, la liberté de transfert des personnes et des capitaux, un système bancaire développé et performant non seulement au Liban mais aussi à l’étranger grâce aux ramifications des banques libanaises ; tout ceci, conjugué avec la loi sur le secret bancaire qui a toujours été strictement appliquée, représente un attrait incontestable pour tout investisseur et constitue véritablement l’apanage du Liban non seulement au niveau régional mais aussi mondial. - Le troisième atout, poursuit Salim Eddé, est la fiscalité qui, depuis 1993, est devenue attrayante pour tout investisseur et en particulier pour les sociétés internationales. Et c’est au moment où le pays devrait commencer à tirer les bénéfices de l’effort consenti pour la reconstruction et la modernisation de l’infrastructure, en espérant attirer en particulier les investissements nécessaires à son développement, qu’une décision est prise d’augmenter la fiscalité de 50 % environ par rapport aux barèmes de 1993, c’est-à-dire portant le taux de l’impôt sur les sociétés de 10 à 15 %. Le but recherché est évidemment d’augmenter les recettes de l’État grâce à une augmentation de l’impôt sur le revenu. Or, les recettes de cet impôt en 1998 et après une augmentation constante depuis 1994 n’ont atteint, grâce en partie à l’incitation provoquée par la baisse de la fiscalité, que 400 milliards de livres, soit 250 millions de dollars. Une augmentation de 50 % de l’impôt pourrait à la rigueur se traduire par une augmentation équivalente de 50 % des recettes, soit 200 milliards de livres ou 400 millions de dollars, ce qui est vraiment négligeable comparé à l’enveloppe du budget qui avoisine 900 milliards de livres ou 6 milliards de dollars. Il est vrai qu’en chiffres absolus, le nouveau taux n’est pas exorbitant, mais une telle modification, si elle devait être approuvée par la Chambre des députés, aurait un impact négatif au niveau de l’investissement tant local que régional ou international, car elle serait perçue comme le prélude à d’autres modifications ultérieures provoquant ainsi l’incertitude et l’inquiétude de tout investisseur. Il faut bien comprendre qu’une fiscalité en «accordéon», quels que soient les motifs invoqués, fussent-ils les plus louables, n’a jamais eu partout dans le monde et n’aura jamais qu’un impact négatif pour l’économie et le développement d’un pays et du Liban en particulier dans le contexte actuel. Bien au contraire, c’est la lutte contre le chômage et pour la création d’emplois qui doit être le but à atteindre et constituer la base de la véritable politique sociale du gouvernement. Or, les incitations («incentives») sont, dans ce domaine, indispensables. Et quelle meilleure incitation pourrait offrir le Liban autre que le maintien de la fiscalité à un niveau attrayant ? Car les mesures que d’autres pays comme le Japon, les USA et les pays de la zone euro ont adoptées pour relancer l’économie, et en particulier une baisse drastique des taux d’intérêt, ne peuvent en aucun cas être adoptées au Liban où une telle baisse aurait un effet négatif sur le taux de change de la livre et affecterait gravement les petits épargnants et la classe moyenne en général. Il serait malvenu de prétendre qu’un niveau aussi réduit de l’impôt ne serait pas acceptable par le fisc américain, par exemple, et qu’il ouvrirait la voie à un redressement fiscal frappant les sociétés américaines qui s’installeraient au Liban, puisque ces mêmes sociétés se sont installées en Irlande où le taux de 10 % est appliqué, et y prospèrent sans que ce même fisc américain y trouve à redire. Notre pays, poursuit Salim Eddé, est comparable à l’Irlande qui, grâce aux exonérations déjà évoquées, aux avantages spéciaux (impôt sur le revenu fixé à 10 % jusqu’à 2010) qu’elle a accordés aux investisseurs et à d’autres atouts comparables à ceux du Liban, a connu depuis plus de dix ans et connaît encore un boom économique sans précédent, avec un PIB (GDP) en augmentation constante allant parfois jusqu’à plus de 10 % annuellement. De pays pauvre en voie de développement, ayant subi par le passé des guerres, des rébellions, des destructions, la famine et l’exode d’une grande partie de ses fils, l’Irlande est maintenant redevenue un pays prospère, où le chômage est négligeable, et occupe une place notable dans l’économie mondiale en dépit de sa superficie réduite et de la faible importance de sa population. Ainsi, seule la croissance de l’économie, provoquée par un retour massif des investisseurs séduits par les atouts et les avantages offerts par le Liban, peut provoquer une création importante de nouveaux emplois et peut avoir pour effet une augmentation notable du produit de l’impôt et des recettes du Trésor en général. L’exemple de la Grande-Bretagne en Europe et surtout des États-Unis, qui ont pratiqué une politique d’allègements fiscaux et monétaires et qui enregistrent maintenant des excédents budgétaires impressionnants après des déficits souvent astronomiques, sont particulièrement patents et se passent de commentaires. - Le quatrième atout du Liban réside dans le bilinguisme sinon le trilinguisme (arabe, français, anglais) de plus en plus généralisé, sans compter que de nombreux jeunes sont attirés par le plurilinguisme, avec la pratique d’autres langues répandues, telles que l’espagnol, l’italien, l’allemand et le portugais. Cette aptitude à assimiler facilement toutes les langues, qui a permis aux Libanais de réussir à l’étranger, est un facteur d’encouragement particulier pour les sociétés étrangères qui désirent s’installer dans notre pays où elles sont sûres de trouver un personnel hautement qualifié pour assumer également des responsabilités administratives et comptables nécessaires à leur bon fonctionnement. - Un cinquième atout qu’il ne faut pas minimiser est la qualité de la vie au Liban, le climat, l’hospitalité et la remarquable faculté d’adaptation des Libanais. Ces éléments sont particulièrement déterminants aux yeux du personnel étranger des sociétés qui désirent s’installer dans le pays, d’autant plus que les employés de ces sociétés bénéficient également d’une fiscalité personnelle relativement réduite, comparée à celle pratiquée dans leur pays d’origine. C’est pour cela qu’une augmentation importante de cette fiscalité personnelle risquerait de priver le Liban d’un de ses atouts. Les perspectives d’avenir Le Liban produit déjà la plus grande partie de l’édition sur papier dans le monde arabe. Pourquoi ne serait-il pas aussi le premier producteur de logiciels dans cette région, ainsi que l’un des principaux dans le monde, puisque c’est aussi de l’édition, mais informatique, cette fois ? L’édition de logiciels, c’est donc l’avenir. Salim Eddé en est convaincu parce qu’il en fait l’expérience. S’éloignant de son domaine (les logiciels pour la haute finance), il rêve déjà des possibilités dans le domaine des bio-technologies, qui nécessitent peu de capitaux, mais beaucoup d’imagination créatrice et de connaissances scientifiques et permettent de contribuer à l’amélioration des espèces animales et végétales, sans aller jusqu’à la manipulation génétique outrancière. En écoutant parler cet homme plein d’enthousiasme, on oublie le marasme environnant. Soudain, l’avenir n’est plus si sombre et le Liban, ce pays qui se débat dans une grave crise économique, sans posséder d’importantes ressources naturelles, peut redevenir le principal producteur d’idées et donc d’espoir de la région. Mais, pour cela, la foi de quelques individus ne suffit pas. Il faut aussi la conviction et le soutien de responsables visionnaires.
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