Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Algérie Chevènement renoue un dialogue serein entre Paris et Alger

Le ministre français de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, a relancé les relations franco-algériennes lors de sa visite officielle en Algérie, en nouant un dialogue serein basé sur le respect mutuel. M. Chevènement, arrivé samedi à Alger pour participer lundi et mardi à la conférence des ministres de l’Intérieur de la Méditerranée occidentale, a été reçu dimanche par le président Abdelaziz Bouteflika. Premier membre du gouvernement français à se rendre à Alger depuis les élections du 15 avril dernier dans ce pays, M. Chevènement a remis au président algérien un message verbal du président Jacques Chirac dont la teneur n’a pas été révélée. À l’issue de la rencontre, le ministre français a souligné que ses entretiens avec M. Bouteflika avaient été «approfondis, sincères, venant du fond du cœur, avec le désir de bien comprendre le passé pour nous tourner vers l’avenir et essayer de résoudre les problèmes qui existent». «Avec la bonne volonté, je crois qu’on peut arriver à surmonter toutes les difficultés qui se présentent et qu’on ne doit pas grossir démesurément», avait-il ajouté. Aucune déclaration de dirigeant algérien n’a été enregistrée sur ce séjour. L’agence de presse officielle APS a cependant estimé que la visite était «significative de cette volonté d’apurer les contentieux et les malentendus pour inaugurer une nouvelle étape dans les relations bilatérales». La presse algérienne estimait quant à elle qu’elle marquait «la reprise du dialogue» entre Alger et Paris. Les relations tumultueuses de l’Algérie avec la France, ancienne puissance coloniale, s’étaient à nouveau tendues le jour de l’annonce de l’élection du nouveau président Abdelaziz Bouteflika, le 16 avril. La France s’était déclarée «préoccupée» par les circonstances de cette élection, mais continuait «d’espérer que les aspirations à la démocratie du peuple algérien puissent s’exprimer dans un cadre pluraliste». M. Bouteflika, vainqueur avec près de 74 % des suffrages, s’était retrouvé seul en lice après le retrait de ses six adversaires, la veille de l’élection, pour soupçon de fraude. Le nouveau président, «profondément choqué» par la réaction française, avait affirmé qu’il n’accepterait pas de «tutelle» étrangère. Fin avril, le président français Jacques Chirac avait toutefois envoyé un message à M. Bouteflika, dont la teneur n’avait pas été révélée. En réponse, M. Bouteflika s’était déclaré pour le «développement d’une relation étroite faite de respect mutuel, d’amitié et de coopération». Dès son arrivée à Alger, M. Chevènement, apprécié dans de nombreux milieux algériens, avait affirmé que les relations des deux pays étaient «sans pareil» et exprimé la volonté française de reprendre un dialogue plus serein. Ces relations sont «irremplaçables pour la France comme pour l’Algérie» et les responsables français et algériens «se doivent de veiller précieusement, dans un esprit de responsabilité, à ce qu’elles soient développées», avait ajouté M. Chevènement. Pour montrer cette volonté de normalisation, M. Chevènement a annoncé que la France allait «améliorer» la délivrance des visas pour les Algériens désirant se rendre en France. Cette mesure était réclamée par les autorités algériennes et en particulier par le président Bouteflika qui en avait fait l’un des thèmes de sa campagne électorale.
Le ministre français de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, a relancé les relations franco-algériennes lors de sa visite officielle en Algérie, en nouant un dialogue serein basé sur le respect mutuel. M. Chevènement, arrivé samedi à Alger pour participer lundi et mardi à la conférence des ministres de l’Intérieur de la Méditerranée occidentale, a été reçu dimanche par le président Abdelaziz Bouteflika. Premier membre du gouvernement français à se rendre à Alger depuis les élections du 15 avril dernier dans ce pays, M. Chevènement a remis au président algérien un message verbal du président Jacques Chirac dont la teneur n’a pas été révélée. À l’issue de la rencontre, le ministre français a souligné que ses entretiens avec M. Bouteflika avaient été «approfondis, sincères, venant du fond du...