Le titre mondial remporté mardi par la Suède consacre le fonctionnement particulier d’une exceptionnelle génération de joueurs. Tomas Svensson, Magnus Wislander, Ola Lindgren, Pierre Thorsson, Staffan Olsson et Magnus Andersson illustrent la méthode suédoise. Ils étaient déjà là en 1990, année du précédent titre mondial. Certains ont même participé aux JO de Séoul en 1988. Aujourd’hui, tous ont allègrement dépassé la trentaine et rêvent d’achever leur carrière internationale sur un titre olympique à Sydney, le seul qui manque à leur palmarès, voire un troisième sacre mondial – le cinquième de la Suède – début 2001 en France. Depuis neuf ans, les Scandinaves sont montés sur tous les podiums internationaux (Mondiaux, Jeux olympiques et Championnats d’Europe) à l’exception de l’Euro-96, où ils finirent... quatrième. Leur secret ? Entre eux, pas de fusions particulières. Simplement un profond respect et un soutien toujours ostensible pendant les matches. «Ce qui est important, c’est ce que les joueurs ont dans la tête, analyse l’entraîneur Bengt Johansson. La motivation les fait avancer. En plus, il faut penser en permanence aux autres. Au collectif». Pour forger son collectif, Bengt Johansson insiste sur le côté ludique de la pratique sportive. Certes, les joueurs passent de longues heures à répéter leurs enchaînements et les placements, mais oublient parfois le handball au profit du tennis ou du football. «Il est important que les joueurs prennent du bon temps ensemble, souligne Johansson. Alors, on ne se retrouve pas que pour jouer au handball. On va aussi à la pêche, à l’opéra, ou voir des ballets. On essaye de prendre du plaisir ensemble». Côté sportif, Johansson évite de bouleverser son groupe en permanence. Lorsqu’un élément intègre le collectif, il le fait progressivement. Ainsi, l’arrière Ljubomir Vranjes (26 ans, 1,66 m), réserviste lors du Mondial-97, a pris une place de choix dans l’équipe, comme les ailiers Martin Frandesjoe (28 ans) ou Johan Pettersson (26 ans). Quand la longévité de certains trentenaires freine l’ascension des espoirs, les résultats volent au secours du système. Wislander et Olsson, 35 ans chacun, s’en iront après les JO 2000 et le prochain Mondial, début 2001 ? Qu’importe ! Bengt Johansson profitera de l’Euro-2000, en début d’année en Croatie, pour tester 10 à 12 nouveaux, car la Suède, déjà qualifiée pour Sydney, n’a rien à espérer de cette compétition. «Nous avons de très bons jeunes en Suède. J’attends avec intérêt de les voir au prochain Championnat du monde espoirs au Qatar. Il y a vingt-cinq joueurs susceptibles d’intégrer l’équipe nationale», avance l’entraîneur. Autant d’éléments prêts à perpétuer la méthode gagnante... Enfin l’équipe de Suède, qui a remporté mardi soir le titre mondial de handball masculin au Caire, a fait la une des quatre quotidiens de Stockholm mercredi.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le titre mondial remporté mardi par la Suède consacre le fonctionnement particulier d’une exceptionnelle génération de joueurs. Tomas Svensson, Magnus Wislander, Ola Lindgren, Pierre Thorsson, Staffan Olsson et Magnus Andersson illustrent la méthode suédoise. Ils étaient déjà là en 1990, année du précédent titre mondial. Certains ont même participé aux JO de Séoul en 1988. Aujourd’hui, tous ont allègrement dépassé la trentaine et rêvent d’achever leur carrière internationale sur un titre olympique à Sydney, le seul qui manque à leur palmarès, voire un troisième sacre mondial – le cinquième de la Suède – début 2001 en France. Depuis neuf ans, les Scandinaves sont montés sur tous les podiums internationaux (Mondiaux, Jeux olympiques et Championnats d’Europe) à l’exception de l’Euro-96, où...