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Actualités - Chronologie

Festival - L'émotion directe en exposition Photographes de sang chaud

Madrid redevient, du 16 juin au 18 juillet, la capitale internationale de la photographie, avec sa deuxième édition de PHotoEspana qui, cette année, s’est choisi pour thème: ‘‘Sang chaud’’ (Sangre Caliente). Place à l’émotion directe, ont en effet décidé les organisateurs de la manifestation, et foin d’une photographie trop intellectuelle, à la «glose si souvent obscurcie» qu’elle éloigne les visiteurs des expositions. Or, les visiteurs promettent d’être nombreux, si l’on en juge le bilan de la première édition de 1998, où plus d’un demi-million de personnes avaient envahi musées, institutions ou galeries ponctuant le célèbre axe de la Castellana. D’autant qu’Alberto Anaut, fondateur de PHotoEspana, et son directeur artistique Alejandro Castellote, ont presque doublé la mise pour 1999. On pourra y voir plus de 5 000 photographies, fruit du travail de 230 photographes internationaux, réparties dans 91 lieux d’exposition (contre une cinquantaine l’an dernier). Soit 31 musées, centres culturels, fondations et institutions pour la section officielle et 60 galeries d’art et autres espaces pour le «festival off». C’est tout au long du paseo de la Castellana que se développent donc les expositions officielles à «Sang chaud», appel à la passion en photographie, à commencer par le Museo Nacional Centro de Arte Moderno Reina Sofia. Éloge de la passion L’exposition Photographie publique 1919-1939 y montre, sous les signatures de Berenice Abbot, Manuel Alvarez Bravo, Hans Bellmer ou Robert Capa, comment les photographes se sont intéressés à de nouveaux thèmes et de nouvelles techniques pendant l’entre-deux-guerres. De la ville à l’abstraction, en passant par le corps humain. Du photogramme à la typophotographie en passant par le photomontage. Sans parler des nouveaux médias : affiche, photo-livre, publicité, magazine illustré. Le centre Reina Sofia présente également les œuvres de José Ortiz Echaguë, un des représentants du pictorialisme espagnol, où des moines à la manière de Zurbaran s’intercalent entre paysages et châteaux saisis dans des ciels tourmentés. Le Museo Nacional de Antropologia témoigne de l’«Expédition du Pacifique» (1862-1865) de Rafael Castro Ordonez, à travers l’Argentine, le Chili, le Pérou et l’Equateur, et le Real Jadin Botanico abrite une rétrospective consacrée aux photographes africains Seydou Keïta et Malick Sidibé. Ma France, vue par André Kertész de 1925 à 1936 et de 1948 à 1984, décline au Museo Colecciones ICO le travail d’une des photographes les plus remarquables du siècle, à travers 185 images - dont les Distorsions. Le Circulo de Bellas Artes fait l’«Éloge de la passion» avec l’exposition collective de six auteurs – dont le très primé Michael Ackerman – qui «explorent les limites de l’individu, l’identité, les lieux communs iconographies, les frontières de l’exotique, les abîmes environnants», selon les organisateurs. Parmi les expositions les plus attendues, celles du Centro Cultural de la Villa, Le monde de Weegee. Vie, mort et drame humain, le travail sur la culture indigène du Guatémaltèque Luis Gonzalez Palma et celui de Matias Costa, considéré comme la «révélation photographique» de cette fin de siècle. Par ailleurs, PHotoEspana organise cinq ateliers, deux séminaires sur la photographie, des projections et la remise de six grands prix. Un «marathon photographique» sera organisé le 27 juin, permettant à des milliers de personnes d’exposer leurs photos le long des grilles du Retiro. Le site Internet du festival (www.photoes.com) livre d’ores et déjà toutes les informations sur PHotoEspana.
Madrid redevient, du 16 juin au 18 juillet, la capitale internationale de la photographie, avec sa deuxième édition de PHotoEspana qui, cette année, s’est choisi pour thème: ‘‘Sang chaud’’ (Sangre Caliente). Place à l’émotion directe, ont en effet décidé les organisateurs de la manifestation, et foin d’une photographie trop intellectuelle, à la «glose si souvent obscurcie» qu’elle éloigne les visiteurs des expositions. Or, les visiteurs promettent d’être nombreux, si l’on en juge le bilan de la première édition de 1998, où plus d’un demi-million de personnes avaient envahi musées, institutions ou galeries ponctuant le célèbre axe de la Castellana. D’autant qu’Alberto Anaut, fondateur de PHotoEspana, et son directeur artistique Alejandro Castellote, ont presque doublé la mise pour 1999. On...