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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché réconforté

Le marché libanais des changes a accueilli avec soulagement la reconduction du mandat du gouverneur de la Banque du Liban (BDL), M. Riad Salamé, pour un nouveau sexennat. Cette décision, qui constitue une poursuite de la politique de stabilité monétaire et de lutte contre l’inflation menée avec succès par le gouvernorat de la BDL depuis 1994, est venue donc renforcer la demande de la livre libanaise. Celle-ci ne s’est guère ressentie ainsi d’une opération d’achats de dollars relativement importante effectuée dans la matinée d’hier par une banque de la place entre 1 502,50 et 1 503,00 LL. Elle est, au contraire, restée relativement recherchée par la suite au bas de la fourchette d’intervention de la BDL maintenue en l’état entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, dans un marché autrement indifférent des querelles politiques intérieures. En effet, le billet vert, qui a dû clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis six mois déjà, continuait à être pratiquement négocié sur le marché interbancaire entre 1 502,00 et 1 502,25 LL et rarement en dehors de la BDL en fin de journée, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires aurait dépassé hier 15 millions de dollars, en partie achetés par la BDL à 1 502,00 LL en l’absence d’autres contreparties à la demande. Dollar soutenu à l’étranger À l’étranger, l’euro est resté généralement vulnérable sur les marchés des changes internationaux, les opérateurs se montrant de plus en plus nerveux à la veille de la publication de données américaines qui pourraient relancer les spéculations sur une hausse des taux d’intérêt aux États-Unis. Certes, les données américaines sur l’inflation aujourd’hui ainsi que le discours demain du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, devant des membres du Congrès, pourraient donner des indications plus précises sur l’évolution du loyer de l’argent. Du côté de la zone euro, les investisseurs attendent par ailleurs de voir si le baromètre IFO sur le climat des affaires en Allemagne confirme demain les lueurs de reprise signalées la semaine dernière par les statistiques sur la croissance économique au 1er trimestre et l’emploi le mois dernier. Le scepticisme des opérateurs vis-à-vis de l’économie de la zone euro reste toutefois de mise surtout après la publication hier des chiffres sur la production industrielle italienne qui a baissé de 2,2 % en avril dernier par rapport à la période correspondante de 1998. Le yen a été quant à lui stable face au dollar conformément au désir des autorités japonaises qui s’étaient prononcées clairement à la fin de la semaine dernière contre une appréciation trop nette de leur devise qualifiée de compromettante pour les exportations nippones. De ce fait, les opérateurs ont évité de prendre position sur la parité dollar/yen par crainte d’un nouveau geste de la Banque du Japon. Celle-ci était intervenue la veille sur le marché repoussant en quelques heures la devise japonaise de près de 117,00 yens pour un dollar à plus de 120 yens. Pour ce qui est du sterling, il s’est replié face aux autres principales devises après la publication hier des données sur l’inflation britannique qui pourraient justifier un nouvel assouplissement monétaire par la Banque d’Angleterre. Cela étant, le dollar a continué de présenter de meilleures dispositions, se négociant à New York sur un ton ferme comme suit : – 1,0415 pour un euro contre 1,0425, la veille – 1,5925 pour un sterling contre 1,6070 – 1,8790 DM contre 1,8755 – 6,3020 FF contre 6,2895 – 1,5325 FS contre 1,5305 – 1859,75 lires contre 1855,30 – 120,65 yens contre 120,60. Bourse de Beyrouth : tendance mitigée Sur les places boursières, la tendance a été mitigée hier à la Bourse de Beyrouth où on a relevé d’un côté la hausse des actions B de Solidere et C de la Bank of Beirut, et de l’autre la baisse des actions A de Solidere et celles au porteur des Ciments blancs, dans un marché étriqué et stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est très légèrement apprécié de 0,04 % à 77,64 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a progressé de 0,11 % à 179,23 points. Ce développement s’est produit encore hier dans des volumes d’affaires très minces ne dépassant pas au total 30 671 actions d’une valeur globale de 120 892 dollars. Wall Street : poursuite de la hausse À Wall Street, les principales valeurs industrielles et celles de la haute technologie ont continué de concentrer sur elles l’attention des opérateurs, ce qui a soutenu largement la tendance à un moment où les nouvelles de fusions et d’acquisitions animaient l’ensemble de la cote. Mais il n’en demeure pas qu’il y a eu hier des spéculations sur les valeurs de croissance à forte capitalisation dont on pouvait dire qu’elles sont devenues surévaluées. Il en est de même des cycliques qui ont opéré quelques bonds après avoir reculé pendant plus ou moins trois semaines. Cela étant, le marché, qui semble avoir pris en compte un resserrement de la politique monétaire de la Fed à n’importe quel moment, continuait à avoir un intérêt acheteur à quelques jours de la liquidation mensuelle, trimestrielle et semestrielle des contrats et options après-demain (la journée des trois sorcières). Ce phénomène s’est encore traduit hier par un rebond de l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles d’un plus bas à 10 562,06 points à un plus haut à 10 682,06 points, avant d’afficher en préclôture 10 620,00 points, en nouvelle hausse de 56,67 points sur la veille. Les Bourses européennes dans le sillage de Wall Street La fermeté de Wall Street en début de séance a permis aux valeurs européennes de terminer mardi en légère hausse, mais les investisseurs restent prudents avant la publication des chiffres de l’inflation américaine et les déclarations du président de la Fed, mercredi. «À mon avis, le marché a déjà pris en compte de mauvaises nouvelles en terme de relèvement des taux, et il est pour l’instant un peu plus calme», a déclaré Jeff Currington, directeur pour l’Europe de Norwich Union Investment Management. Le FTSE 100 de Londres a progressé de 0,33 %, le Xetra Dax des transactions électroniques à Francfort de 1,01 % et le CAC 40 à Paris 45,79 points, soit 1,05 %, à 4 418,18, tout près d’un plus haut du jour de 4 419,68. Le volume sur le marché français a totalisé 2,3 milliards d’euros, dont 1,8 milliard sur le CAC 40. Tokyo : en reprise La Bourse de Tokyo a terminé mardi en hausse de 0,5 %, encouragée par la volonté de la Banque du Japon (BoJ) de ne pas favoriser la hausse du yen. L’indice Nikkei 225 a gagné 93,18 points pour terminer à 17 282,00. L’indice élargi Topix a fini en hausse de 3,80 points à 1 385,07 points. 584 millions de titres ont été échangés contre 623 millions lundi. Les investisseurs ont continué à rechercher les titres des entreprises exportatrices alors que l’intervention de la BoJ permettait au yen de rester dans la zone des 120 pour un dollar. Le ministre japonais des Finances Kiichi Miyazawa s’est déclaré favorable à des «mesures déterminées» sur les marchés des changes, afin de soutenir l’économie et les affaires. «Le marché apprécie l’intervention de la Banque du Japon, car un yen plus fort gêne les performances des entreprises et provoque la déflation», a affirmé Kazunori Jinnai, de Daiwa Securities. «Il est très vraisemblable que la BoJ interviendra encore si le yen revient dans la zone des 117 yens pour un dollar», a ajouté M. Jinnai. Quelques investisseurs institutionnels, qui ont une grande influence sur le marché, estiment qu’un yen faible seul ne suffira pas à relancer l’économie japonaise en récession et à faire remonter la Bourse. «Comme le montrent les derniers mouvements, les prises de bénéfices et les décroisements de participations s’accélèrent dès que le Nikkei approche du seuil des 17 300 points», a affirmé un stratégiste de Daito Securities, Motoyoshi Uchida.
Le marché libanais des changes a accueilli avec soulagement la reconduction du mandat du gouverneur de la Banque du Liban (BDL), M. Riad Salamé, pour un nouveau sexennat. Cette décision, qui constitue une poursuite de la politique de stabilité monétaire et de lutte contre l’inflation menée avec succès par le gouvernorat de la BDL depuis 1994, est venue donc renforcer la demande de la livre libanaise. Celle-ci ne s’est guère ressentie ainsi d’une opération d’achats de dollars relativement importante effectuée dans la matinée d’hier par une banque de la place entre 1 502,50 et 1 503,00 LL. Elle est, au contraire, restée relativement recherchée par la suite au bas de la fourchette d’intervention de la BDL maintenue en l’état entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, dans un marché autrement...