Les Serbes jubilaient après l’entrée au Kosovo d’un premier contingent de soldats russes, qui a pris de vitesse les éléments britanniques et français de la force de paix Kfor. «Ce coup des Russes entrera dans la légende», se félicitait Zoran Markovic, un Serbe de Kosovo Polje, faubourg serbe de Pristina (chef-lieu de la province), où les parachutistes russes s’étaient regroupés dans la nuit avant de gagner l’aérodrome voisin de Slatina. «Si les Russes n’étaient pas venus, il ne resterait plus un seul Serbe à Kosovo Polje d’ici demain», estimait-il. «J’ai étudié le russe à l’école en me demandant à quoi cela me servirait. Je vois que ce n’était pas inutile», confiait avec le sourire une jeune Serbe, Milena Pajic. Alors qu’ils traversaient en convoi Pristina, les militaires russes étaient ovationnés par des milliers de Serbes qui leur jetaient des fleurs, tandis que des tirs d’armes légères retentissaient dans la ville. Des gens brandissaient des drapeaux yougoslaves et scandaient «Serbie-Russie», certains jeunes grimpant sur les véhicules pour serrer la main des soldats. «Je me sens ici comme chez moi», a déclaré un soldat russe. Selon l’agence officielle yougoslave Tanjug, l’arrivée de soldats russes a été accueillie avec «soulagement» par les Serbes et a fait baisser la tension créée par le retrait en cours de l’armée yougoslave et de la police serbe du Kosovo. Elle a introduit au Kosovo un «facteur de stabilité», a commenté l’agence. Les autorités de Belgrade s’emploient à limiter l’exode des Serbes du Kosovo, mais plusieurs milliers d’entre eux ont déjà quitté la province au cours des deux derniers jours, selon les médias serbes. Vendredi, quelque 2 000 Serbes fuyant la région de Suva Reka (sud du Kosovo) sont arrivés à bord d’une centaine de tracteurs à Pristina, où ils ont été hébergés dans un centre sportif. Tous veulent aller en Serbie, affirmant craindre pour leur sécurité. Le chef du gouvernement provisoire serbe du Kosovo, Zoran Andjelkovic, est venu les rassurer en leur expliquant qu’«il y aura au Kosovo cinq fois plus de soldats qu’il n’y avait de policiers» serbes dans la province, a rapporté l’agence Beta. Tout au long du week-end, des témoins ont rapporté avoir vu cependant des colonnes de voitures quitter la province par Merdare, à la frontière administrative du Kosovo, la plupart suivant des convois de l’armée yougoslave qui se retiraient de la province.
Les Serbes jubilaient après l’entrée au Kosovo d’un premier contingent de soldats russes, qui a pris de vitesse les éléments britanniques et français de la force de paix Kfor. «Ce coup des Russes entrera dans la légende», se félicitait Zoran Markovic, un Serbe de Kosovo Polje, faubourg serbe de Pristina (chef-lieu de la province), où les parachutistes russes s’étaient regroupés dans la nuit avant de gagner l’aérodrome voisin de Slatina. «Si les Russes n’étaient pas venus, il ne resterait plus un seul Serbe à Kosovo Polje d’ici demain», estimait-il. «J’ai étudié le russe à l’école en me demandant à quoi cela me servirait. Je vois que ce n’était pas inutile», confiait avec le sourire une jeune Serbe, Milena Pajic. Alors qu’ils traversaient en convoi Pristina, les militaires russes étaient...
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