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Actualités - Chronologie

Piasenta : l'entraînement à l'ancienne, ça marche encore

Cinq séances de trois heures d’entraînement par semaine, c’est la méthode d’entraînement que Jacques Piasenta recommande car «ça marche encore». Celui qui a porté Marie-José Pérec et Christine Arron aux sommets de l’athlétisme mondial, a affirmé samedi, à Villeneuve d’Ascq, qu’il restait fidèle à cette démarche qu’il tient de ses maîtres. Le préparateur des sprinteurs français, qui conseille encore, entre autres, des talents comme Stéphane Cali ou Frédérique Bangué, intervenait lors d’une conférence-débat organisée par la Caisse régionale d’assurance maladie du Nord en marge de la réunion internationale d’athlétisme des Géants du Nord, qui se déroulera dimanche à Villeneuve-d’Ascq. «J’entraîne exactement pareil que celui qui m’a tout appris», a indiqué «Pia». «Et ça marche encore. J’ai la conviction qu’il est ainsi possible de réaliser de grandes performances», a précisé cet homme enflammé, tout entier guidé par l’esprit de sa profession, — professeur d’éducation physique —, qu’il inculque aux athlètes dont il a la charge et notamment aux relayeuses nationales du 4x100 m, dont il a la responsabilité. Il se défend pourtant de toute naïveté. «J’ai vu aux États-Unis des sprinteurs de 20 ans. Leur musculature était déjà plus impressionnante que celle de Ben Johnson. C’est ma suspicion». Et d’en conclure : «c’est dur pour “les miens”. Je dois leur dire ne déc... pas. Il ne faut pas en prendre». Il se déclare, globalement «très fier de ce que fait la France aujourd’hui» en matière de lutte antidopage. «Ce serait inquiétant si un de nos athlètes dérapait», avoue-t-il. Maurice Fournier, ancien recordman de France de saut en hauteur, qui avait participé aux Jeux olympiques de Melbourne, et qui pratiquait son art «pour s’amuser», s’est demandé si «la somme d’entraînement pour parvenir au haut niveau peut amener à tricher, pour devenir celui qu’on n’est pas, celui qu’on ne peut pas être». Le perchiste Jean Galfione lui a répondu que «tout alors, serait prétexte à dopage. Le champion ne veut pas descendre, l’autre veut l’égaler». «On a tous envie de progresser quelque part. À l’entraînement, je ne suis pas le meilleur dans chaque exercice, mais il y a une émulation entre nous. Nous nous retrouvons dans la même motivation, non pas pour imiter, mais précisément pour garder notre propre personnalité, parce qu’on vivrait mal de vouloir être un autre», selon Galfione. Son mentor, Maurice Houvion, a ajouté que l’entraînement en groupe avait d’autres vertus. «Je souhaite avant tout qu’ils gardent de cette période de leur vie un grand souvenir, même s’ils n’ont pas été champions». Le président de la Fédération française d’athlétisme, Philippe Lamblin, se sent quant à lui responsable des «milliers d’enfants que (me) confient leur famille». Il ignore si les Français rapporteront des médailles des Jeux de Sydney mais il désire «tout faire pour qu’ils soient en condition de réussir». Sur le dopage, il lance, en forme de conclusion : «Mettez cent millions de francs sur la table, pour que les pouvoirs publics aillent plus vite que les vendeurs de mort».
Cinq séances de trois heures d’entraînement par semaine, c’est la méthode d’entraînement que Jacques Piasenta recommande car «ça marche encore». Celui qui a porté Marie-José Pérec et Christine Arron aux sommets de l’athlétisme mondial, a affirmé samedi, à Villeneuve d’Ascq, qu’il restait fidèle à cette démarche qu’il tient de ses maîtres. Le préparateur des sprinteurs français, qui conseille encore, entre autres, des talents comme Stéphane Cali ou Frédérique Bangué, intervenait lors d’une conférence-débat organisée par la Caisse régionale d’assurance maladie du Nord en marge de la réunion internationale d’athlétisme des Géants du Nord, qui se déroulera dimanche à Villeneuve-d’Ascq. «J’entraîne exactement pareil que celui qui m’a tout appris», a indiqué «Pia». «Et ça marche...