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Actualités - Chronologie

C'est au peuple yougoslave de décider, rétorque Tchernomyrdine

L’émissaire russe pour la Yougoslavie Viktor Tchernomyrdine estime que c’est au peuple yougoslave de décider du destin du président Slobodan Milosevic, dans un entretien publié hier par le quotidien romain La Repubblica. «Je pense que la décision sur le destin de Milosevic doit revenir au peuple yougoslave», affirme M. Tchernomyrdine, en se déclarant «fier du travail accompli» et du «prestige accru pour la Russie» qui en résulte. L’émissaire russe se déclare également convaincu que «dans le futur, il n’admettra plus qu’une crise régionale soit résolue avec des méthodes policières». «Nous avons redonné force aux Nations unies», souligne-t-il. «Cela n’a pas été facile de convaincre Milosevic. Au début de nos entretiens, il espérait encore que l’opinion publique internationale se rebellerait contre l’agression. Il n’était pas prêt à reconnaître une responsabilité dans l’échec des négociations de Rambouillet», raconte l’émissaire russe. M. Tchernomyrdine souligne que la décision du Tribunal pénal international de La Haye d’inculper le président yougoslave ne lui avait pas facilité la tâche au moment «où les négociations étaient sur le point de se concrétiser». «C’était une décision complètement erronée (...) qui avait l’air d’une décision politique», affirme-t-il. Aujourd’hui, M. Tchernomyrdine a la «conviction profonde» que le contingent russe doit participer à la Force de paix au Kosovo avec son «commandement propre (...) et une responsabilité claire». «La Russie est prête à faire face à ses engagements en dépit des conditions de son économie», ajoute-t-il. «Ce qui est certain, c’est qu’il y aura beaucoup de travail à faire pour reconstruire l’économie de la Yougoslavie et instituer une autonomie substantielle pour le Kosovo», conclut M. Tchernomyrdine.
L’émissaire russe pour la Yougoslavie Viktor Tchernomyrdine estime que c’est au peuple yougoslave de décider du destin du président Slobodan Milosevic, dans un entretien publié hier par le quotidien romain La Repubblica. «Je pense que la décision sur le destin de Milosevic doit revenir au peuple yougoslave», affirme M. Tchernomyrdine, en se déclarant «fier du travail accompli» et du «prestige accru pour la Russie» qui en résulte. L’émissaire russe se déclare également convaincu que «dans le futur, il n’admettra plus qu’une crise régionale soit résolue avec des méthodes policières». «Nous avons redonné force aux Nations unies», souligne-t-il. «Cela n’a pas été facile de convaincre Milosevic. Au début de nos entretiens, il espérait encore que l’opinion publique internationale se rebellerait...