Des chercheurs américains sont parvenus à fabriquer, à partir de cellules de porc, de véritables artères qui, une fois réimplantées sur un animal, ont fonctionné aussi bien que des vaisseaux sanguins «naturels», rapporte la revue «Science». Si de nombreux obstacles restent encore à franchir avant de pouvoir l’utiliser sur des humains, notamment pour traiter certaines maladies cardio-vasculaires, cette nouvelle technique constitue un progrès significatif. Pour fabriquer ces artères, le Dr Laura Niklason, de l’université Duke de Durham (Caroline du Nord), et son équipe ont façonné un tube avec une fine feuille d’une substance biodégradable composée, comme les éponges, à 97% d’air. Ils ont ensuite imprégné ce tube de cellules musculaires collectées sur les artères d’un animal. Le tube a ensuite été placé dans un bioréacteur, qui a injecté à l’intérieur une solution nutritive de la même manière que le cœur fait circuler le sang dans des artères normales. Après dix semaines de ce régime, l’intérieur de l’artère a été tapissé de cellules sanguines puis réimplanté sur le porc «donneur». Selon les chercheurs, ces artères fabriquées in vitro ont donné entière satisfaction. «Nous sommes très contents d’avoir réussi après tant d’années à produire un tissu manipulé qui semble fonctionner chez les animaux», a indiqué le Dr Niklason. Très souvent utilisé chez les victimes de maladies cardio-vasculaires, le pontage coronarien consiste à prélever sur le patient une veine et la greffer de telle façon qu’elle contourne la partie bouchée de l’artère et ainsi rétablir une circulation sanguine normale. Mais cette technique ne donne pas toujours entière satisfaction car les malades manquent souvent de veines saines utilisables comme greffes et ces vaisseaux fragiles résistent parfois mal à la pression sanguine qu’impose le cœur dans les artères.
Des chercheurs américains sont parvenus à fabriquer, à partir de cellules de porc, de véritables artères qui, une fois réimplantées sur un animal, ont fonctionné aussi bien que des vaisseaux sanguins «naturels», rapporte la revue «Science». Si de nombreux obstacles restent encore à franchir avant de pouvoir l’utiliser sur des humains, notamment pour traiter certaines maladies cardio-vasculaires, cette nouvelle technique constitue un progrès significatif. Pour fabriquer ces artères, le Dr Laura Niklason, de l’université Duke de Durham (Caroline du Nord), et son équipe ont façonné un tube avec une fine feuille d’une substance biodégradable composée, comme les éponges, à 97% d’air. Ils ont ensuite imprégné ce tube de cellules musculaires collectées sur les artères d’un animal. Le tube a ensuite été...
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