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Actualités - Chronologie

Première confrontation entre Dumas et Deviers-Joncour

Roland Dumas a été confronté mercredi pour la première fois à son ancienne maîtresse Christine Deviers-Joncour, qui l’accuse depuis plusieurs mois d’avoir bénéficié d’avantages payés par la société Elf. Cette confrontation, organisée dans le bureau des juges Eva Joly et Laurence Vichnievsky dans le pôle financier du tribunal de Paris, dans le IIe arrondissement, a duré plus de six heures. Elle a débuté en milieu d’après-midi et s’est achevée dans la nuit. Selon l’un des avocats de Roland Dumas, Me Jean-René Farthouat, les deux personnes ont campé sur leurs positions, Christine Deviers-Joncour maintenant ses accusations sans apporter d’éléments nouveaux et Roland Dumas répétant ses dénégations. «Le président Dumas a répondu, je crois de manière très convaincante, à l’ensemble des griefs qui lui étaient faits. On était sur des problèmes de repas, de chaussures et d’autres choses, des détails qui ne paraissent pas avoir beaucoup d’intérêts», a dit à la presse Me Farthouat. Roland Dumas est entré et sorti par une porte dérobée du bâtiment. Christine Deviers-Joncour, accompagnée de deux gardes du corps et de ses deux avocats, Me Philippe Barillon et Gilbert Collard, a fait une entrée et une sortie plus remarquées, se voilant la face sous les flashes des photographes. Les questions des juges portaient uniquement sur le dossier principal où Christine Deviers-Joncour est poursuivie depuis 1997 pour «recel d’abus de biens sociaux» et Roland Dumas depuis avril 1998 pour «complicité et recel d’abus de biens sociaux». Chaussures de luxe Ce dossier concerne l’embauche de complaisance de Christine Deviers-Joncour à Elf, que Roland Dumas est soupçonné d’avoir favorisé alors qu’il était ministre des Affaires étrangères en 1989-1993. Il lui est aussi reproché dans ce dossier d’avoir bénéficié sous diverses formes des sommes versées par Elf à sa maîtresse : usage d’une carte de crédit qui aurait financé des repas, des cadeaux et des chaussures de luxe, achat d’un appartement luxueux à Paris et plusieurs dizaines de millions de francs sur des comptes suisses. Roland Dumas s’est mis le 23 mars «en congé» de la présidence du Conseil constitutionnel – dont il n’a cependant pas formellement démissionné – en raison du revirement de Christine Deviers-Joncour, qui avait alors brusquement abandonné devant les juges les déclarations favorables du début de l’affaire. Christine Deviers-Joncour affirme maintenant que Roland Dumas était à l’origine de son embauche à Elf et qu’il avait bénéficié des cadeaux de la société pétrolière. Elle avait notamment mentionné en mars treize statuettes grecques offertes à son amant en 1990 après avoir été achetées 300 000 francs avec de l’argent apporté par Elf. Le président «en congé» du Conseil constitutionnel a dit n’avoir reçu que cinq statuettes, dont trois auraient été cassées, et affirme qu’il ignorait la provenance de l’argent. Cette affaire n’a pas été évoquée lors de la confrontation de mercredi, puisqu’elle fait l’objet depuis le début du mois de mai d’une procédure distincte où Christine Deviers-Joncour et Roland Dumas ont été de nouveau mis en examen pour, respectivement, «abus de biens sociaux» et «recel d’abus de biens sociaux». Cette affaire fera probablement l’objet d’une autre confrontation.
Roland Dumas a été confronté mercredi pour la première fois à son ancienne maîtresse Christine Deviers-Joncour, qui l’accuse depuis plusieurs mois d’avoir bénéficié d’avantages payés par la société Elf. Cette confrontation, organisée dans le bureau des juges Eva Joly et Laurence Vichnievsky dans le pôle financier du tribunal de Paris, dans le IIe arrondissement, a duré plus de six heures. Elle a débuté en milieu d’après-midi et s’est achevée dans la nuit. Selon l’un des avocats de Roland Dumas, Me Jean-René Farthouat, les deux personnes ont campé sur leurs positions, Christine Deviers-Joncour maintenant ses accusations sans apporter d’éléments nouveaux et Roland Dumas répétant ses dénégations. «Le président Dumas a répondu, je crois de manière très convaincante, à l’ensemble des griefs qui...