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Actualités - Chronologie

FMI Camdessus plaide pour une réforme de l'institution

Michel Camdessus, directeur général du FMI, a de nouveau plaidé pour une transformation des institutions à la tête du Fonds monétaire international et pour l’établissement d’un conseil, lors d’une intervention devant la 5e conférence de Montréal sur la mondialisation. Selon M. Camdessus, il faut corriger «une anomalie institutionnelle» par laquelle les ministres représentés au Comité intérimaire — l’actuelle instance politique du FMI qui se réunit deux fois par an —, «donne des conseils aux administrateurs qu’ils nomment et ceux-ci prennent les décisions». M. Camdessus prône l’établissement d’un Conseil, constitué de ministres représentant les États membres du FMI et doté d’un pouvoir de décision. Cette réforme serait «essentiellement symbolique mais démontrerait (...) que les gouvernements prennent l’entière responsabilité de leurs stratégies», affirme le patron du FMI. «Les citoyens du monde pourraient ainsi mieux comprendre comment le FMI fonctionne et être assurés qu’ils sont représentés politiquement de façon efficace», a-t-il poursuivi. Mais M. Camdessus a noté que pour l’instant on était loin d’un consensus sur le sujet et que cette évolution de l’instance au sommet du FMI devait demeurer à l’agenda des prochains mois. Dans un discours axé sur les perspectives économiques mondiales, M. Camdessus a par ailleurs invité les participants à de grandes conférences internationales à «cesser de faire des promesses pour l’avenir et à tenir celles qui sont déjà faites», comme de consacrer davantage d’argent à l’aide publique au développement. La paix dans le monde demeure l’un des meilleurs facteurs de développement des pays les plus pauvres, comme ceux d’Afrique, a estimé le chef du FMI en rappelant que les engagements passés d’une réduction des achats d’armes et d’une croissance zéro des dépenses militaires n’ont pas non plus été tenus. «Réallouer cet argent au développement» contribuerait largement selon lui à la préservation de la paix et au développement. Interrogé sur la situation économique au Brésil, M. Camdessus a estimé qu’il n’avait «pas de préoccupation particulière», ajoutant toutefois que «le plus grand risque encouru par les Brésiliens serait de (lever le pied) prématurément et d’être victime du syndrome du succès». Le directeur général du FMI, qui avait rencontré le Premier ministre canadien Jean Chrétien et le ministre des Finances Paul Martin, a indiqué qu’il les avait félicités pour les «résultats remarquables de l’économie canadienne» au plan de la «réduction de l’inflation, de l’élimination du déficit et de l’atténuation de l’endettement».
Michel Camdessus, directeur général du FMI, a de nouveau plaidé pour une transformation des institutions à la tête du Fonds monétaire international et pour l’établissement d’un conseil, lors d’une intervention devant la 5e conférence de Montréal sur la mondialisation. Selon M. Camdessus, il faut corriger «une anomalie institutionnelle» par laquelle les ministres représentés au Comité intérimaire — l’actuelle instance politique du FMI qui se réunit deux fois par an —, «donne des conseils aux administrateurs qu’ils nomment et ceux-ci prennent les décisions». M. Camdessus prône l’établissement d’un Conseil, constitué de ministres représentant les États membres du FMI et doté d’un pouvoir de décision. Cette réforme serait «essentiellement symbolique mais démontrerait (...) que les...