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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : calme et stabilité

Un calme plat a régné hier sur le marché des changes de Beyrouth dont l’orientation du dollar est restée déterminée par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, est parvenue ainsi à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Toutefois en raison de la prépondérance de l’offre, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le billet vert au point inférieur d’intervention de la BDL entre 1 501,75 et 1 502,25 LL avec un point d’ancrage à 1 502,00 LL, en l’absence d’intérêts particuliers à l’achat en dehors d’elle. Quant au volume d’affaires de la journée d’hier, il s’est davantage contracté pour ne pas dépasser quelque sept millions de dollars presqu’entièrement placés à l’achat par la BDL à 1 502,00 LL, indique-t-on dans les milieux cambistes. Dollar en repli face aux principales devises À l’étranger, le dollar s’est replié, hier, sur les marchés des changes internationaux dans le sillage de la Banque Wall Street, alors que l’euro était soutenu par des rumeurs d’intervention de centrale européenne (BCE) et que le yen bénéficiait de spéculations sur une possible suspension de la taxe à la consommation au Japon. Le billet vert qui avait entamé la journée d’hier sur un ton relativement stable face aux principales devises, a ensuite graduellement perdu du terrain face à l’euro et au yen dès l’ouverture de Wall Street dont l’indice Dow Jones chutait dans les premiers échanges. Les nouvelles turbulences à Wall Street après la publication de statistiques américaines laissant craindre un prochain resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) se sont négativement répercutées sur le dollar, et ont permis à l’euro de se ressaisir après avoir battu vendredi à New York un nouveau record de faiblesse historique à 1,0395 dollar. La devise européenne a également été aidée par une série de déclarations encourageantes de responsables européens ainsi que par des rumeurs d’intervention de la BCE en sa faveur. Elle a notamment profité des propos tenus à Cologne par le chef économiste de la BCE, Otmar Issing, rappelant que la BCE n’avait pas d’objectifs de taux de change et n’en aurait pas mais que le taux de change de l’euro ne lui était pas indifférent. Quant au yen, il a bénéficié de spéculations sur une éventuelle suspension de la taxe à la consommation au Japon. Ces bruits ont permis à la devise nippone de s’apprécier face au dollar malgré la publication d’un taux de chômage record dans l’archipel de 4,8 % de la population active en avril. Le sterling s’est apprécié de son côté face au dollar et à l’euro grâce notamment à la nouvelle progression au mois de mai, pour le septième mois consécutif, de l’indice des directeurs d’achats de l’industrie manufacturière britannique. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est négocié hier, à New York, sur un ton faible, comme suit : – 1,0445 pour un euro contre 1,0435 la veille, à Paris. – 1,6120 pour un sterling contre 1,6030. – 1,8725 DM contre 1,8745. – 6,2800 FF contre 6,2850. – 1,5245 FS contre 1,5255. – 1 853,75 lires contre 1 854,75. – 120,50 yens contre 121,75. Bourse de Beyrouth : en baisse Sur les places boursières, la Bourse de Beyrouth s’est ressentie hier de la baisse des actions «C» de la Banque Byblos de 2 1/2 à 2 3/8 dollars et de celles des Ciments Blancs (au porteur) de 1 7/8 à 1 3/4 dollar, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a diminué de 0,21 % à 77,48 points, de même que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a abandonné 0,23 % à 178,22 points. Cette évolution de la cote s’est effectuée hier dans un volume d’affaires plus étoffé que la veille avec 101 857 actions négociées d’une valeur globale de 813 359 dollars. Wall Street : ralentissement de la baisse Wall Street, qui était fermée la veille pour le Memorial Day, a repris ses activités hier dans un marché déprimé par les craintes de hausse des taux d’intérêt par la Fed avant de réduire ses pertes en clôture. À cet égard, les opérateurs ont réagi hier à la nouvelle progression de l’indice composite d’activité établi par le groupement des directeurs d’achat des principaux groupes manufacturiers aux États-Unis (NAPM) qui, en remontant de 52,8 points en avril à 55,2 points en mai, a confirmé l’expansion continue de l’activité économique et accentué les spéculations sur une hausse des taux d’intérêt américains. La prochaine réunion de la Fed est prévue les 29 et 30 juin mais la banque centrale américaine a le droit d’agir sur les taux à tout moment si elle le juge opportun. De ce fait, les opérateurs devraient faire preuve de prudence et ils seront particulièrement attentifs aujourd’hui à un discours du président de la Fed, Alan Greenspan, sur le commerce international à Boston et surveilleront de près les chiffres américains sur l’emploi en mai devant paraître après demain. Mais le fait que le NAPM lui-même n’a pas décelé, malgré la force de l’économie américaine, de signes tangibles de hausse des prix, a rassuré les marchés ainsi que la baisse de 2,4 % en avril des dépenses de construction et de 0,1 % de l’indice composite des principaux indicateurs (Leading Indicators) pendant la même période. En effet, des achats à bon compte et des rachats de découverts ont permis à l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles de réduire ses dégâts. C’est ainsi qu’après avoir fléchi d’un plus haut à 10 563,22 points à un plus bas à 10 409,14 points, il est parvenu à s’inscrire en préclôture 10 547,48 points, en baisse de 12,26 points seulement sur vendredi dernier. Recul des Bourses européennes dans la foulée de Wall Street Les places européennes ont suivi Wall Street qui a mal réagi à l’annonce d’un indice d’activité manufacturière aux États-Unis plus fort que prévu en mai. L’indice de l’association nationale des directeurs d’achats (NAPM) est ressorti à 55,2 après 52,8 en avril et contre 53,4 attendu par le marché. Dans les minutes qui ont suivi, Wall Street a perdu plus de cent points. À 15h48 GMT, le Dow Jones des industrielles perdait 1,10 % à 10 443,65. «Il est de plus en plus vraisemblable que les pressions inflationnistes s’intensifient. L’éventualité que la Fed agisse sur les taux s’accroît. Si les chiffres de l’emploi donnent vendredi un autre signal fort, la Fed réagira problement», a commenté Barry Hyman (Ehrenkrantz, King & Nussbaum). L’indice Eurostoxx-50 a fini sur un petit gain de 0,04 % à 3 609,23. À la publication de l’indice, il avait perdu jusqu’à 0,45 % dans les minutes qui ont suivi. À Paris, l’indice CAC-40 a perdu 0,86 % à 4 313,69 et à Francfort, le Xetra Dax a cédé 1,14 % à 5 010,71. Amsterdam a perdu 0,16 %, Zurich 0,49 %, Milan 0,37 % et Madrid 0,15 %. Bruxelles a monté de 0,19 %. Un responsable de Deutsche Börse AG a annoncé que les huit Bourses prêtes à former une alliance pan-européenne devraient avoir défini leur plate-forme commune de transactions d’ici la fin du mois. Sectoriellement, les banques, certaines cycliques, les télécoms et les médias ont affiché de légers gains, tandis que les industries de base, l’automobile, la distribution et la chimie ont accusé les pertes les plus élevées. À Paris, forte activité autour de la Société Générale qui a gagné 3,07 % à 181,20 euros après l’audience de la Cour d’appel de Paris qui a annoncé qu’elle rendrait son jugement le 17 juin prochain sur la double OPE de la BNP sur la Socgen et sur Paribas. Tokyo : poursuite de la hausse La Bourse de Tokyo a terminé mardi en hausse de 1,8 %, après une multiplication de déclarations ministérielles laissant espérer de nouvelles mesures pour lutter contre la montée du chômage. L’indice Nikkei a gagné 296,85 points, terminant à 16 408,50 points, tandis que l’indice élargi Topix progressait de 20,29 points, à 1 317,48. Les échanges ont porté sur 433 millions de titres, contre 375,5 millions lundi. Les investisseurs institutionnels ont beaucoup acheté dans l’après-midi, suivi par la plupart des opérateurs, suite à des déclarations ministérielles laissant espérer la mise en œuvre d’un programme de stimulation de l’économie, selon les intervenants. Le nombre des demandeurs d’emploi au Japon en avril a atteint un plus haut de 3,42 millions, alors que le taux de chômage est de 4,8 % pour le deuxième mois consécutif.
Un calme plat a régné hier sur le marché des changes de Beyrouth dont l’orientation du dollar est restée déterminée par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, est parvenue ainsi à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Toutefois en raison de la prépondérance de l’offre, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le billet vert au point inférieur d’intervention de la BDL entre 1 501,75 et 1 502,25 LL avec un point d’ancrage à 1 502,00 LL, en l’absence d’intérêts particuliers à l’achat en dehors d’elle. Quant au volume d’affaires de la journée d’hier, il s’est davantage contracté pour ne pas dépasser quelque sept...