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Actualités - Chronologie

Du jazz au surréalisme

Amis durant plus de trente ans grâce à leur passion pour le jazz et le surréalisme, le Français Daniel Filipacchi et le Turc Nesuhi Ertegun, mort en 1989, ont constitué d’impressionnantes collections, dont plus de 700 pièces sont présentées par le musée Guggenheim de New York. Réunissant les classiques, René Magritte, Giorgio de Chirico, Hans Bellmer ou Man Ray, mais aussi des artistes moins connus aux États-Unis comme les Tchèques Toyen ou Jindrich Styrsky, cette exposition offre un aperçu rare du goût de deux importants collectionneurs, avec leurs préférences et leurs omissions. On peut ainsi y voir des Picasso, mais aucun de la période surréaliste du maître catalan. «C’est seulement le goût de deux personnes privées, deux individus, il peut être bon ou mauvais», a commenté Daniel Filipacchi, PDG du groupe de presse magazine qui porte son nom. «Ce qui m’importe, c’est de voir toutes ces œuvres réunies pour la première fois sous un toit, et quel toit!», s’est-il exclamé, en référence au bâtiment en spirale de Frank Lloyd Wright. «Je suis assez content», a-t-il précisé. «Le résultat n’est jamais exactement ce que l’on avait rêvé», a-t-il ajouté, se félicitant néanmoins vivement du catalogue en deux volumes qui accompagne l’exposition. Nombre de ces œuvres n’ont jamais été vues par le grand public, y compris en France où organiser une telle exposition serait, selon M. Filipacchi «trop compliqué, trop bureaucratique». L’éditeur, qui est membre du conseil d’administration du Guggenheim, a précisé avoir travaillé plus de quatre mois avec le décorateur de théâtre Richard Peduzzi, qui a mis en scène les œuvres. «Je n’avais pas envie de faire appel à un professionnel de la chose, quelqu’un qui fait des expositions en série», a-t-il expliqué. L’exposition est divisée en plusieurs sections : peintures, objets, dessins, collages, photos. Deux d’entre elles sont particulièrement remarquables : une série de livres et de reliures, appropriée pour un mouvement né dans la foulée des écrits d’André Breton, et une section consacrée aux «Cadavres exquis», le jeu cher aux surréalistes. L’exposition Surréalisme : Deux regards privés- Les collections Daniel Filipacchi et Nesuhi Ertegun, est présentée jusqu’au 12 septembre au musée Guggenheim.
Amis durant plus de trente ans grâce à leur passion pour le jazz et le surréalisme, le Français Daniel Filipacchi et le Turc Nesuhi Ertegun, mort en 1989, ont constitué d’impressionnantes collections, dont plus de 700 pièces sont présentées par le musée Guggenheim de New York. Réunissant les classiques, René Magritte, Giorgio de Chirico, Hans Bellmer ou Man Ray, mais aussi des artistes moins connus aux États-Unis comme les Tchèques Toyen ou Jindrich Styrsky, cette exposition offre un aperçu rare du goût de deux importants collectionneurs, avec leurs préférences et leurs omissions. On peut ainsi y voir des Picasso, mais aucun de la période surréaliste du maître catalan. «C’est seulement le goût de deux personnes privées, deux individus, il peut être bon ou mauvais», a commenté Daniel Filipacchi, PDG du groupe...