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Actualités - Chronologie

La Chine incontournable dans le règlement de la crise(photo)

Un mois après le bombardement de son ambassade à Belgrade par l’Otan, la Chine a réussi le tour de force de devenir un acteur incontournable dans tout règlement politique de la crise du Kosovo, estiment les experts occidentaux. Au lendemain de la visite d’un envoyé spécial allemand, l’émissaire occidental pour le Kosovo, le président finlandais Martti Ahtisaari, est arrivé à son tour hier à Pékin pour tenter de convaincre les dirigeants chinois de ne pas bloquer les efforts faits par le G8 en vue d’obtenir un règlement politique de la crise du Kosovo. Alors qu’elle s’était, dès le mois de mars, opposée aux frappes de l’Otan au nom du respect de la souveraineté de la Yougoslavie, la Chine a brutalement haussé le ton après le bombardement de son ambassade à Belgrade par l’Otan le 7 mai, menaçant désormais de bloquer toute discussion sur le Kosovo à l’Onu tant que se poursuivraient les frappes de l’Alliance. «Le bombardement de son ambassade a donné à la Chine le droit de jouer un rôle dans un règlement de la crise du Kosovo, malgré son éloignement et son manque d’intérêt immédiat pour cette région», note un diplomate occidental à Pékin. Profitant de l’énorme indignation suscitée par ce bombardement, ponctuée par des manifestations monstres antiaméricaines à travers le pays, «la Chine, qui se plaignait d’être systématiquement tenue à l’écart, a regagné du terrain sur l’échiquier diplomatique», ajoute-t-il. La Chine qui n’a cessé de militer pour une implication accrue de l’Onu dans le règlement du conflit du Kosovo, dispose, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, d’un droit de veto qui lui donne les moyens de s’opposer à tout projet de résolution. Mais aucun expert diplomatique interrogé à Pékin ne s’attendait mardi à ce que la Chine prenne le risque de faire échouer un projet de résolution approuvée par la Russie, dont les positions, notamment sur l’arrêt préalable des frappes de l’Otan, sont très largement similaires aux siennes. «Au pire, elle pourrait s’abstenir», a noté un expert asiatique. Avant son départ lundi soir d’Helsinki, le président finlandais s’était montré plutôt optimiste sur les chances de succès de sa mission tout en avertissant qu’il serait «irresponsable» que l’un ou l’autre des membres permanents du Conseil de sécurité fasse échouer le plan de paix. Lundi, à l’issue d’une visite d’une journée à Pékin, Günter Pleuger, l’envoyé spécial du chancelier allemand Gerhard Schröder, s’était pour sa part contenté de qualifier ses entretiens «d’amicaux et constructifs», sans fournir d’autre précision sur le contenu de ceux-ci.
Un mois après le bombardement de son ambassade à Belgrade par l’Otan, la Chine a réussi le tour de force de devenir un acteur incontournable dans tout règlement politique de la crise du Kosovo, estiment les experts occidentaux. Au lendemain de la visite d’un envoyé spécial allemand, l’émissaire occidental pour le Kosovo, le président finlandais Martti Ahtisaari, est arrivé à son tour hier à Pékin pour tenter de convaincre les dirigeants chinois de ne pas bloquer les efforts faits par le G8 en vue d’obtenir un règlement politique de la crise du Kosovo. Alors qu’elle s’était, dès le mois de mars, opposée aux frappes de l’Otan au nom du respect de la souveraineté de la Yougoslavie, la Chine a brutalement haussé le ton après le bombardement de son ambassade à Belgrade par l’Otan le 7 mai, menaçant...