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Actualités - Chronologie

Auto - 24 heures du Mans Brundle : l'année Toyota

Pilote vedette de l’écurie Toyota, le Britannique Martin Brundle est catégorique, «c’est l’année Toyota», a-t-il dit, lors des vérifications techniques, mardi, des 24 heures automobile du Mans. «S’il y a un grand soleil, ce sera parfait. Notre voiture est très bonne et je crois très sincèrement que cette année, c’est notre meilleure chance», a précisé celui qui a déjà gagné les 24 heures, en 1990, au volant d’une Jaguar de Tom Walkinshaw. Toyota est passée bien près de la victoire l’an passé. Le point faible de la voiture avait été la boîte de vitesse. Une faiblesse si flagrante que Toyota et son ingénieur en chef, le Français André de Cortanze, avaient contourné le problème en ayant mis au point un système d’attache de la boîte de vitesse, par cliquets, qui permettait de changer l’ensemble en huit minutes, là où les équipes les plus rapides confrontées à la méthode classique des boulons mettaient 45 minutes. C’est ainsi que sur la Toyota, première lors de son abandon de la 23e heure l’an passé, la boîte fut changée à quatre reprises. Brundle en leader Dès l’arrivée, les ordinateurs du Toyota Team Europe d’Ove Anderson, la structure européenne chargée de faire courir ausi bien en rallye qu’en endurance, également en charge du projet Formule 1, avaient été «gavés» de données sur les voitures japonaises. Leur verdict a donné la cuvée 99. Officiellement, elle n’est guère différente, la boîte a été fiabilisée et il y aura un peu plus d’appui à l’arrière, ce qui signifie une vitesse de pointe élevée, et pratiquement la position de pointe. Dans une course d’endurance partir en pole position ne donne pas une assurance sur la victoire finale mais cela assure des minutes de retransmission télévisée, valant toutes les publicités. Trois voitures, ont été préparées. La N° 1 sera conduite par Brundle, le Français Emmanuel Collard et l’Italien Vincenzo Sospiri, la N° 2 par le Belge Thierry Boutsen, l’Allemand Ralf Kelleners et l’Écossais Allan McNish, un des vainqueurs de l’an passé. La N° 3 a été confiée à un équipage intégralement japonais, Ukyo Katayama, Keiichi Tsuchiya et Toshio Suzuki. C’est bien évidemment la voiture de Brundle qui sera la voiture de pointe, même si les pilotes indiquent qu’il n’y a pas de stratégie préétablie en la matière, mais la fiabilité de l’Anglais le désigne tout naturellement comme le leader. Échos «Rendez-vous Toyota» à Paris : pour les amoureux de la course automobile, qui ne peuvent se rendre aux 24 heures du Mans, Toyota a créé un point «rendez-vous» sur les Champs-Élysées, au N° 79, où ils pourront suivre la course gratuitement. Deux Toyota GT One, répliques de celles qui courent au Mans, y seront exposées. Un cyber café et des tartines aux rillettes seront également à la disposition du public. Erik Comas outsider «japonais» : le Drômois Erik Comas, pilote Nissan usine aux 24 heures du Mans, s’est mis au japonais. Depuis qu’il a rejoint l’écurie japonaise, faute de volant en Formule 1, il a appris la langue. «C’est plus facile que l’anglais, dit-il, mais je ne le lis pas et je ne l’écris pas». En ce qui concerne la course, il affirme être au Mans «en outsider». «Nous n’avons pas fait beaucoup d’essais. En revanche, le programe Indy avance bien. Nous avons procédé aux premiers essais avec Eddie Cheever et si tout se passe bien, nous devrions faire une ou deux courses en fin de saison. Travailler avec les Japonais c’est formidable, ils demandent beaucoup mais ils donnent beaucoup». Une seule Ferrari : l’écurie JB (Jabouille-Bouresche) avait réussi à qualifier ses deux voitures, mais elle n’en mettra qu’une en piste pour les 24 heures du Mans. En tête du championnat ISRS, Jean-Pierre Jabouille, qui n’a pas réussi à constituer un deuxième équipage compétitif et qui doit participer à une course importante à Enna (Sicile), deux semaines après les 24 heures du Mans, a choisi de préserver une voiture. Il limitera ainsi l’entretien entre les deux épreuves. Les Italiens Mauro Baldi (vainqueur des 24 heures en 1994) et Christian Pescatori, ainsi que le Français Jérôme Policand, seront les pilotes de l’écurie JB. Pneumatiques : les 24 heures du Mans sont une des épreuves phares pour les manufacturiers de pneumatiques. Bridgestone, Yokohama, Pirelli, Goodyear, Dunlop et Michelin sont présents dans la Sarthe. Les grosses écuries ont choisi des alliances différentes : Toyota, Audi et Panoz sont avec Michelin, Mercedes et Nissan avec Bridgestone, BMW avec Yokohama ou Michelin, selon les voitures, Ferrari avec Pirelli. Freins : Carbone industrie, qui fait partie de la galaxie Messier-Bugatti, équipe en freins à carbone les principales voitures des 24 heures du Mans : Toyota, Audi, Nissan, Panoz, Chrysler-Viper, Courage et Ferrari.
Pilote vedette de l’écurie Toyota, le Britannique Martin Brundle est catégorique, «c’est l’année Toyota», a-t-il dit, lors des vérifications techniques, mardi, des 24 heures automobile du Mans. «S’il y a un grand soleil, ce sera parfait. Notre voiture est très bonne et je crois très sincèrement que cette année, c’est notre meilleure chance», a précisé celui qui a déjà gagné les 24 heures, en 1990, au volant d’une Jaguar de Tom Walkinshaw. Toyota est passée bien près de la victoire l’an passé. Le point faible de la voiture avait été la boîte de vitesse. Une faiblesse si flagrante que Toyota et son ingénieur en chef, le Français André de Cortanze, avaient contourné le problème en ayant mis au point un système d’attache de la boîte de vitesse, par cliquets, qui permettait de changer l’ensemble...