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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : dollar toujours offert

L’offre du dollar s’est développée encore hier pour dépasser le potentiel de la demande sur le marché des changes de Beyrouth. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente entre 1 502,00 et 1 514,00 LL que le billet vert a finalement achevé la journée au même taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Mais il n’en demeure pas moins que les établissements de crédit ont continué de le négocier pratiquement tout près du bas de la fourchette d’intervention de la BDL et en dehors d’elle, entre 1 502,50 et 1 503,50 LL, ont indiqué les cambistes. Pour ce qui est du volume d’affaires, il n’aurait pas dépassé quelque dix millions de dollars entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Accès de faiblesse de l’euro À l’étranger, l’euro a de nouveau cédé du terrain hier face au billet vert sur les marchés des changes internationaux, fléchissant pour la première fois depuis son lancement sous la barre de 1,05 dollar, sous le coup de mauvaises nouvelles économiques et financières en Italie et alors que Wall Street commençait à se ressaisir. La rechute de l’euro a suivi des déclarations faites par le ministre italien du Trésor, Giuliano Amato, indiquant que l’Italie ne pourra sans doute pas atteindre l’objectif de 2 % de déficit budgétaire par rapport au produit intérieur brut (PIB) en 1999, fixé par les ministres européens des Finances. Ce phénomène a été observé aussi par le président de la Banque centrale européenne (BCE), Wim Duisenberg, qui a montré du doigt les pays dont il juge les déficits budgétaires trop élevés, comme bien sûr l’Italie, mais également la France et l’Allemagne, a-t-il dit. Pourtant le problème des déficits budgétaires n’a été qu’un signal pour vendre l’euro, indique-t-on dans les milieux cambistes. Certes, le moral de l’euro n’a cessé de se détériorer au cours de ces derniers jours après une série de données décevantes sur l’économie allemande, particulièrement en ce qui concerne le climat des affaires et l’évolution des prix. D’autres déclarations du président de la BCE n’ont pas aidé la monnaie unique. «L’euro est déjà une monnaie crédible. Bien sûr, la confiance dans l’euro peut encore être améliorée. Mais c’est un processus sur le long terme, qui prendra des mois et des années», faisait-il savoir hier. De son côté, le commissaire européen pour les Affaires monétaires, Yves-Thibault de Silguy, a estimé que cette faiblesse de l’euro est simplement le reflet de la bonne santé de l’économie américaine et des incertitudes provoquées par la guerre du Kosovo en Europe. Enfin, les faibles chiffres de l’inflation dans la zone euro, publiés hier, ont aussi relancé les spéculations sur une possible réduction des taux d’intérêt de la BCE, la semaine prochaine. Et à l’opposé, sur l’autre rive de l’Atlantique, l’économie américaine continue de surprendre par sa vigueur et, malgré les récentes turbulences de Wall Street, personne n’a de raison de vendre le dollar, particulièrement au moment où le différentiel de taux est de plus en plus à l’avantage du billet vert, fait-on remarquer dans les milieux cambistes. La devise américaine a ainsi progressé face aux autres principales devises, à l’exception du yen qui profitait de son côté de rumeurs sur une possible réduction de la taxe à la consommation, imposée au Japon en avril 1997 par le Premier ministre à l’époque Ryutaro Hashimoto et qui est tenue pour le facteur déterminant de la rechute de l’économie nippone dans la récession. Cela étant, le dollar s’est sensiblement apprécié hier face aux monnaies européennes, se négociant à New York comme suit : – 1,0470 pour un euro contre 1,0601, la veille – 1,5960 pour un sterling contre 1,6030 – 1,8680 DM contre 1,8450 – 6,2650 FF contre 6,1880 – 1,5220 FS contre 1,5040 – 1 849,35 lires contre 1 828,10 – 122,00 yens contre 122,70. Bourse de Beyrouth : quasiment stable Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est très légèrement reprise sous l’impulsion de la petite hausse des actions au porteur des Ciments Blancs, alors que sur le restant de la cote les valeurs bancaires et de Solidere des deux catégories prolongeaient leur statu quo du début de la semaine. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a très légèrement augmenté hier de 0,03 point à 77,56 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 179,43 points. Ce mouvement s’est produit encore hier dans un volume d’affaires assez mince de quelque 101 636 actions négociées d’une valeur globale de 534 505 dollars. Wall Street : marché ferme mais irrégulier Quant à Wall Street, qui s’inquiète depuis le début de la semaine des menaces de hausse des taux d’intérêt aux États-Unis pour empêcher une reprise de l’inflation, elle est parvenue à afficher hier une hausse après quatre séances consécutives de baisse. Ce phénomène, qui s’explique par des facteurs techniques, a été attribué aussi à l’annonce hier d’une baisse de 2,3 % des commandes de biens durables aux États-Unis le mois dernier contre une hausse de 2,7 % en mars, excluant toute surchauffe de l’économie américaine qui pourrait justifier un éventuel durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale. En effet, le marché boursier, qui évolue généralement à l’inverse de l’orientation des taux d’intérêt, s’est repris sans pour autant opérer un changement de tendance. De fait, toutes les valeurs, notamment dans le secteur technologique et l’Internet ainsi que les titres des banques, se sont montrées irrégulières, les opérateurs hésitant à prendre de nouvelles initiatives à l’approche du week-end de Memorial Day. Les Bourses européennes terminent mitigées Les Bourses européennes sont apparues mercredi sans orientation, perturbées par les craintes d’une poursuite de la correction à Wall Street. «On dirait que c’est la drôle de guerre», commentait le responsable des ventes d’actions d’une importante banque d’affaires. «J’ai l’impression que les gens attendent de voir ce qui va se passer sur les taux d’intérêt américains, mais il se pourrait que la Fed ne bouge pas tout de suite». Après avoir ouvert en hausse sur l’espoir d’un rebond du Dow Jones après deux séances de lourdes pertes, les marchés européens sont repartis à la baisse en début d’après-midi, après que Wall Street eut montré quelques signes de faiblesse. Et puis de nouveau, en clôture, certains titres s’affichaient en hausse, alors que le Dow Jones repassait en territoire positif. «Nous sommes actuellement ballotés par le marché américain et on a l’impression que nous sommes sans initiative, commentait un courtier d’une banque d’affaires européenne à Londres. Il règne simplement une grande confusion par rapport à ce qui va se passer aux États-Unis». Rebond de France Télécom L’indice Eurostoxx 50 a terminé en légère hausse de 15,9 points ou 0,4 % à 3 615,65. À eux trois, les poids lourds France Télécom, Telecom Italia et BP Amoco ont apporté 11 points à l’indice. Les valeurs de télécommunications ont continué à être le point de mire des marchés. France Télécom a rebondi de près de 3 % après trois séances de baisse. Telecom Italia, qui continuait à être recherchée malgré la fin de l’OPA d’Olivetti, a terminé en hausse de 4,2 %. En revanche, Olivetti (-6 %) accuse un des plus forts replis de la journée. L’opérateur allemand Mannesmann abandonnait 2,3 %. Les investisseurs ont pris leurs bénéfices sur un titre qui avait bien monté ces derniers temps après la conclusion d’un accord entre Mannesmann et Olivetti permettant au second de racheter au premier ses participations majoritaires dans Omnitel et Infostrada. L’indice Eurotop 300 a quant à lui terminé en légère hausse de 0,26 %, à 1 279,51 points. L’éditeur VNU, avec un gain de 5,4 %, figurait parmi les principaux gagnants de l’indice après son accord conclu mardi avec America Online (AOL) au sujet d’un portail Internet néerlandais. En revanche, Cable & Wireless Communications a perdu 4,4 % quand on eut appris que Microsoft n’était pas intéressé à son rachat ni à celui des trois autres principaux câblo-opérateurs britanniques. Tokyo : en hausse La Bourse de Tokyo a terminé mercredi en progression de 0,1 %, en dépit d’un manque d’allant manifeste à la suite du net recul de Wall Street intervenu pendant la nuit, selon des sources de marché. L’indice Nikkei 225, après des incursions «dans le rouge», a fini sur un gain de 16,29 points, à 16 230,52 pts.
L’offre du dollar s’est développée encore hier pour dépasser le potentiel de la demande sur le marché des changes de Beyrouth. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente entre 1 502,00 et 1 514,00 LL que le billet vert a finalement achevé la journée au même taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Mais il n’en demeure pas moins que les établissements de crédit ont continué de le négocier pratiquement tout près du bas de la fourchette d’intervention de la BDL et en dehors d’elle, entre 1 502,50 et 1 503,50 LL, ont indiqué les cambistes. Pour ce qui est du volume d’affaires, il n’aurait pas dépassé quelque dix millions de dollars entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place,...