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Actualités - Chronologie

Dans le sillage du Kon Tiki

Le radeau Mata Rangi II, après quatre-vingt-sept jours de navigation à la voile depuis la côte nord du Chili, a touché terre sur l’île de Nuku Hiva dans l’archipel des Marquises, a annoncé son capitaine, l’Espagnol Kitin Munoz. Ce voyage de Mata Rangi II, un radeau-pirogue construit avec des joncs par les Indiens du lac Titicaca, a pour but de prouver que les civilisations pré-européennes en Amérique latine ont pu effectuer, à leur époque, de longs voyages sur les océans. La traversée de Mata Rangi II s’est effectuée sans problème pour son équipage international, si ce n’est, à dix jours de l’archipel des Marquises, la rupture de plusieurs cordes d’attache rongées par des mollusques, les tarets. «Il a fallu alors, raconte Teiki Pambrun, le Polynésien chargé de la navigation, pratiquement reconstruire un nouveau radeau avec les cordes et les joncs restant». Le navigateur précise d’autre part que le but du voyage était, en fait, de traverser tout le Pacifique du sud au nord. Mais, ajoute-t-il, le Pot-au-Noir et ses calmes plats se sont révélés «un obstacle infranchissable pour le radeau très lourd et dont la vitesse maximum était de 3 nœuds». Pour Kitin Munoz qui se qualifie de «Nicolas Hulot espagnol», ce voyage est le troisième à travers le Pacifique sur ce type de radeau. En 1988, il avait réussi la même traversée à bord d’un radeau plus petit et avait échoué en 1997 dans sa tentative de rejoindre Tahiti depuis l’île de Pâques, avec le premier Mata Rangi. Ce voyage était alors parrainé par la famille royale espagnole, l’Unesco et la firme suisse Breitling.
Le radeau Mata Rangi II, après quatre-vingt-sept jours de navigation à la voile depuis la côte nord du Chili, a touché terre sur l’île de Nuku Hiva dans l’archipel des Marquises, a annoncé son capitaine, l’Espagnol Kitin Munoz. Ce voyage de Mata Rangi II, un radeau-pirogue construit avec des joncs par les Indiens du lac Titicaca, a pour but de prouver que les civilisations pré-européennes en Amérique latine ont pu effectuer, à leur époque, de longs voyages sur les océans. La traversée de Mata Rangi II s’est effectuée sans problème pour son équipage international, si ce n’est, à dix jours de l’archipel des Marquises, la rupture de plusieurs cordes d’attache rongées par des mollusques, les tarets. «Il a fallu alors, raconte Teiki Pambrun, le Polynésien chargé de la navigation, pratiquement reconstruire un...