M. Élie Yachou’i estime que si le gouvernement ne modifie pas les grandes lignes de sa politique financière, les privatisations ne permettront pas d’amortir le gros de la dette publique. «Les recettes attendues provenant des privatisations, dont on ignore jusqu’à présent le montant (...), ne seraient-elles pas englouties par le service de la dette publique qui dévore la moitié des dépenses et qui découle d’une politique de fixité du taux de change, provoquant une appréciation monétaire virtuelle et une dépréciation monétaire réelle ?, se demonde M. Yachou’i. Durant la période 93-98, le taux d’appréciation de la livre fut de 17 % et le taux d’inflation cumulée de 50 %. Si les taux d’intérêt sur la livre restent élevés; si l’endettement public continue d’excéder les besoins; si les interventions de la Banque centrale sur le marché des changes demeurent systématiques et régulières, indépendamment des données économiques; si on continue d’employer les dettes extérieures pour réduire les déficits publics et alimenter les avoirs extérieurs de la Banque centrale, les revenus des privatisations n’auront alors, dans la pratique, aucune chance d’amortir le principal de notre dette publique», affirme-t-il.
M. Élie Yachou’i estime que si le gouvernement ne modifie pas les grandes lignes de sa politique financière, les privatisations ne permettront pas d’amortir le gros de la dette publique. «Les recettes attendues provenant des privatisations, dont on ignore jusqu’à présent le montant (...), ne seraient-elles pas englouties par le service de la dette publique qui dévore la moitié des dépenses et qui découle d’une politique de fixité du taux de change, provoquant une appréciation monétaire virtuelle et une dépréciation monétaire réelle ?, se demonde M. Yachou’i. Durant la période 93-98, le taux d’appréciation de la livre fut de 17 % et le taux d’inflation cumulée de 50 %. Si les taux d’intérêt sur la livre restent élevés; si l’endettement public continue d’excéder les besoins; si les interventions...
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