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Actualités - Chronologie

Jamais sans sa poupée

La poupée est bien plus qu’un objet de distraction pour l’enfant. Il s’agit d’un jouet privilégié qui participe à son évolution et l’aide à prendre confiance en lui. C’est peu avant de terminer sa première année, vers 7-8 mois, que le nourrisson va traverser «la phase d’angoisse de séparation». Subitement, il commencera à avoir mal à rester seul dans une pièce, à réagir quand il change de cadre ou bien s’il est séparé de son milieu habituel ou des personnes qui s’occupent habituellement de lui. C’est alors qu’il adopte, pour se consoler, un objet fétiche, qui peut être aussi un bout de tissu, une peluche ou autre petit jouet, qui le consolera de tout désagrément et le protégera de ce qui le dépasse. Le lien affectif avec ce «doudou» est fort et le préparera à l’affection qu’il éprouvera, en évoluant, pour les proches qui l’entourent. Sans avoir toutefois de relation avec l’attachement et le lien avec la première poupée. Les jeux d’imitation Le besoin de la poupée se fait sentir entre 18 mois et deux ans, quand commencent les jeux de «faire comme». Et pour faire comme maman ou papa, la petite sœur ou l’oncle préféré, il faut avoir un visage, des mains, une bouche, des yeux, des pieds. C’est alors la période des jeux d’imitation. La poupée possède tout ça et l’enfant est heureux de le découvrir. Un peu plus tard, il va s’en occuper comme s’il s’agissait d’un vrai bébé. Il s’occupera d’elle comme d’un enfant qu’il faut éduquer : la poupée sera, à tour de rôle, câlinée, grondée, baignée, nourrie et surtout dorlotée. À trois ans, elle ne le quittera plus. Grâce à elle il fera son initiation dans le monde des adultes. Élément d’équilibre La poupée sera en effet le témoin du développement de l’enfant et un important élément d’équilibre affectif. L’enfant va reproduire avec elle les événements et les gestes de son quotidien mais aussi ceux observés autour de lui. C’est ainsi que graduellement il comprendra puis maîtrisera le mode de vivre de son entourage. La poupée jouera le rôle d’exutoire aussi : elle lui permettra d’extérioriser, de façon détournée, les sentiments qui l’habitent : jalousie, colère, tendresse, joie. Ce qui l’aide à prendre confiance en lui et à grandir. Faut-il que la poupée ressemble à un bébé ou qu’elle soit plus proche de la poupée classique, pourvue de sa garde-robe et de ses accessoires? Tout dépend du goût de l’enfant. Il n’y a aucune règle dans le choix tant que la poupée joue son rôle en incitant l’attachement chez son petit propriétaire. Quelle attitude adopter face à un garçon qui réclame une poupée? La lui donner sans hésiter. Ses raisons peuvent être multiples : avoir un compagnon ou imiter papa et maman à l’arrivée d’un nouveau bébé. Ce qui compte, c’est qu’il se sente bien en tant que garçon. Les hommes, d’ailleurs, participent de plus en plus activement dans les soins des bébés comme à l’attente et la naissance de leurs enfants. Il n’y a donc aucune raison pour que l’apprentissage à ce nouveau rôle de père ne commence assez tôt... Il serait très bête de penser que jouer à la poupée pourrait avoir une influence quelconque sur la «masculinité» du petit amateur...
La poupée est bien plus qu’un objet de distraction pour l’enfant. Il s’agit d’un jouet privilégié qui participe à son évolution et l’aide à prendre confiance en lui. C’est peu avant de terminer sa première année, vers 7-8 mois, que le nourrisson va traverser «la phase d’angoisse de séparation». Subitement, il commencera à avoir mal à rester seul dans une pièce, à réagir quand il change de cadre ou bien s’il est séparé de son milieu habituel ou des personnes qui s’occupent habituellement de lui. C’est alors qu’il adopte, pour se consoler, un objet fétiche, qui peut être aussi un bout de tissu, une peluche ou autre petit jouet, qui le consolera de tout désagrément et le protégera de ce qui le dépasse. Le lien affectif avec ce «doudou» est fort et le préparera à l’affection qu’il...