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Actualités - Chronologie

Un train qui s'emballe à chaque étape

À chaque étape décisive, le processus en destitution du président Bill Clinton dans l’affaire Lewinsky a contredit les oracles prédisant une fin imminente, exaspérant l’opinion publique qui souhaite en finir et prenant l’allure d’un train qui s’emballe. Dernier développement en date: le vote mercredi par le Sénat en faveur de la convocation de témoins, dont Monica Lewinsky, alors qu’il y a à peine une semaine nombreux étaient ceux à estimer ceci impossible, au risque sinon de rendre le procès de M. Clinton incontrôlable. La semaine dernière encore, les titres indiquaient qu’un vote définitif allait intervenir rapidement étant donné l’absence des voix nécessaires pour reconnaître M. Clinton coupable de parjure et entrave à la justice. Mais là encore, experts et commentateurs devaient se raviser comme ils n’ont cessé de le faire depuis le début de l’enquête du procureur indépendant Kenneth Starr en janvier dernier. «Depuis le premier jour, c’est un train qui s’emballe. Il n’y a personne aux commandes et le processus de destitution se déroule avec sa logique propre», estime un professeur de droit de l’université de Georgetown à Washington, Susan Block. «Il est très difficile d’en prévoir l’issue», ajoute-t-elle. «Cela prendra des semaines, voire des mois», a estimé le sénateur démocrate Byron Dorgan, notant que la Maison-Blanche pourrait insister à consulter des milliers de pages de documents afin de préparer l’audition des témoins et peut-être faire appel à ses propres témoins. Le porte-parole de la Maison-Blanche, Joe Lockhart, a reconnu mercredi que le procès suivait son cours logique.
À chaque étape décisive, le processus en destitution du président Bill Clinton dans l’affaire Lewinsky a contredit les oracles prédisant une fin imminente, exaspérant l’opinion publique qui souhaite en finir et prenant l’allure d’un train qui s’emballe. Dernier développement en date: le vote mercredi par le Sénat en faveur de la convocation de témoins, dont Monica Lewinsky, alors qu’il y a à peine une semaine nombreux étaient ceux à estimer ceci impossible, au risque sinon de rendre le procès de M. Clinton incontrôlable. La semaine dernière encore, les titres indiquaient qu’un vote définitif allait intervenir rapidement étant donné l’absence des voix nécessaires pour reconnaître M. Clinton coupable de parjure et entrave à la justice. Mais là encore, experts et commentateurs devaient se raviser comme...