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Actualités - Chronologie

Vingt-trois ans de résistance

L’ancienne colonie portugaise du Timor oriental est déchirée par la guerre depuis son annexion par l’Indonésie en 1976. Situé à plus de 2 500 kilomètres à l’est de Djakarta, ce territoire de moins d’un million d’habitants, de 14 615 kilomètres carrés, sous domination portugaise pendant quatre siècles, est devenu il y a près de 23 ans la 27e province de la République indonésienne. La partie occidentale, ancienne colonie néerlandaise et non portugaise, fait partie de l’Indonésie, indépendante de la férule batave, depuis 1945. Dix jours après la proclamation d’une République démocratique du Timor oriental par le Front révolutionnaire pour l’indépendance du Timor oriental (FRETILIN), l’armée indonésienne envahit le territoire, le 7 décembre 1975. Son annexion l’année suivante par Djakarta n’a jamais été reconnue par l’Onu, qui considère le Portugal comme la puissance administrative. En plus de 20 ans, la répression de l’insurrection armée et les famines consécutives aux regroupements forcés de population ont fait quelque 200 000 morts, selon les estimations de sources humanitaires et religieuses que Djakarta récuse. Le chef de la guérilla, le «commandant Xanana» (Jose Xanana Gusmao), arrêté en novembre 1992, purge actuellement une peine de 20 ans dans une prison de la capitale indonésienne où il reçoit la visite de diplomates et d’émissaires venus du monde entier. En octobre 1996, l’attribution du prix Nobel de la Paix à l’évêque de Dili, Mgr Carlos Felipe Ximenes Belo, et au représentant de la résistance timoraise en exil, Jose Ramos Horta, a sorti le Timor oriental de l’oubli. Depuis la chute du président Suharto, le 21 mai dernier, les manifestations en faveur d’un référendum sur l’autodétermination de cette province se sont multipliées à Dili et Djakarta. Le 11 juillet 1998, le nouveau président Jusuf Habibie a proposé un statut d’autonomie pour le territoire et la libération de Xanana Gusmao, qui fait de plus en plus figure de «Nelson Mandela» timorais, à condition que la communauté internationale reconnaisse le Timor oriental comme une «partie intégrante» du territoire indonésien. L’armée indonésienne a d’autre part accéléré au cours des derniers mois l’armement de milices timoraises favorables à l’intégration indonésienne qu’elle entraîne, finance et arme et qui terrorisent les campagnes et déplacent les populations qui cherchent refuge dans les centres urbains.
L’ancienne colonie portugaise du Timor oriental est déchirée par la guerre depuis son annexion par l’Indonésie en 1976. Situé à plus de 2 500 kilomètres à l’est de Djakarta, ce territoire de moins d’un million d’habitants, de 14 615 kilomètres carrés, sous domination portugaise pendant quatre siècles, est devenu il y a près de 23 ans la 27e province de la République indonésienne. La partie occidentale, ancienne colonie néerlandaise et non portugaise, fait partie de l’Indonésie, indépendante de la férule batave, depuis 1945. Dix jours après la proclamation d’une République démocratique du Timor oriental par le Front révolutionnaire pour l’indépendance du Timor oriental (FRETILIN), l’armée indonésienne envahit le territoire, le 7 décembre 1975. Son annexion l’année suivante par Djakarta n’a...